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Arbitrage: La nouvelle erreur dénoncée par Matthieu Lartot

Arbitrage: La nouvelle erreur dénoncée par Matthieu Lartot
Publié le , mis à jour le

Après France-Afrique du Sud, Matthieu Lartot avait cité Lucien Mias, qui disait : « L’arbitre c’est comme le vent et la pluie, il fait partie du jeu. » Le commentateur vedette de France 2 avait ajouté que, en ce moment, le XV de France n’était pas gâté par la météo, ce qui permettait à tout le monde de comprendre où il voulait en venir.

Mais Matthieu Lartot souhaite mettre en lumière un autre problème, qui va au-delà des décisions du controversé Ben O’Keeffe. « Pour dépasser le débat ‘c’est la faute de l’arbitre’, il faut en poser un autre. Plus important ! Depuis le début de la Coupe du monde, il y a un vrai problème de réalisation. Pas ou peu de ralentis concernant des subtilités liées aux règles complexes de ce jeu. C’est une grave erreur », estime le journaliste.

Lartot : « Un problème de fond »

Le faible nombre de ralentis proposés par la réalisation internationale lors de cette Coupe du monde est critiqué depuis plusieurs semaines par des téléspectateurs français. Revoir certaines phases de jeu est nécessaire pour la compréhension du jeu, et Matthieu Lartot souligne également un deuxième problème. « Ne pas montrer les choses, au-delà de priver le grand public d’explications, c’est donner le sentiment qu’il y a des choses à cacher. En ce sens, l’idée du bunker ne me plaît pas non plus depuis le début. Cela déresponsabilise l’arbitre de champ qui est le ‘maître’ du jeu. »

Globalement, il est tout de même regrettable de voir aussi peu d’actions au ralenti, alors que le rugby comporte de nombreuses phases de jeu méritant des explications, notamment en ce qui concerne la subtilité du règlement. « Il est indispensable de ‘donner à comprendre’ en direct, explique encore Lartot. De nombreux commentateurs et observateurs de cette Coupe du monde ont ressenti ce manque. Les téléspectateurs aussi. Ça soulève un problème de fond. Et l’arbitre se retrouve seul, mal aidé par des outils pourtant très nombreux. »

A chaud, Fabien Galthié avait ainsi refusé d’incriminer M. O’Keeffe, en jugeant que le TMO (l’arbitrage vidéo) aurait pu mieux l’assister pendant la rencontre. Le TMO n’est pas intervenu sur le coup de pied contré de Kolbe sur Ramos, mais il avait en revanche signalé ce possible en-avant volontaire d’Etzebeth (qui aurait pu donner un essai de pénalité et un score de 14-0 pour les Bleus). L’arbitre néo-zélandais avait jugé que le Sud-Africain avait fait l’effort de renvoyer le ballon vers l’arrière.

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