Dopage: Les terribles confessions d’un ancien dopé

Jan Ullrich a longtemps refusé d’évoquer le sujet et de reconnaître ses fautes. Il s’en est récemment expliqué dans la presse allemande alors que sortait ce mardi sur Amazon un documentaire consacré à sa carrière et sa descente aux enfers. «J’ai tellement aimé le cyclisme que je ne voulais en aucun cas passer pour un traître en faisant des aveux. Qui aurais-je aidé ? Est-ce que j’aurais pu renverser ce système ? », a-t-il ainsi confié à la télévision allemande.
Celui qui est entré dans les annales en Allemagne comme le premier coureur allemand à remporter le Tour de France – il est pour l’heure toujours le seul -, s’est livré dans ce documentaire sur sa découverte du dopage à son arrivée dans la formation Deutsche Telekom en 1995. Le natif de Rostock a ainsi expliqué avoir été étonné à son arrivée au sein de sa nouvelle équipe de voir ses nouveaux coéquipiers si forts. « J’ai d’abord pensé que je devais m’entraîner encore plus dur. Je pensais que c’était de ma faute », a-t-il ainsi soufflé, ajoutant: « Je suis entré dans le système. Ma carrière aurait été terminée si je ne l’avais pas fait. »
Ses premières prises d’EPO interviennent en 1996, un an seulement avant sa victoire sur le Tour de France. Le coureur allemand met le pied dans un engrenage qui causera sa perte en 2006 lorsque son nom apparaît parmi les 200 patients du docteur Fuentes, au cœur de l’affaire Puerto. Exclu du Tour de France et licencié par son équipe, devenue T-Mobile, il commence sa descente aux enfers, entre dépression, alcool et cocaïne. « La prochain étape aurait été la mort », a-t-il affirmé, reconnaissant envers son plus grand rival, Lance Armstrong, qui lui a tendu la main lorsqu’il était au plus mal.