Lou Jeanmonnot, la grosse inquiétude

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En lice pour décrocher le gros globe du classement général de la Coupe du monde, Lou Jeanmonnot doit se battre avec ses démons.
C’est le grand jour pour Lou Jeanmonnot. La biathlète tricolore va tenter à partir de ce vendredi de devenir la cinquième biathlète française à décrocher le gros globe du classement général de la Coupe du monde et ainsi succéder à Anne Briand (1995), Emmanuelle Claret (1996), Sandrine Bailly (2005) et Julia Simon (2023). Depuis son arrivée à Oslo, théâtre de la dernière étape de la Coupe du monde, la Franc-Comtoise diffuse un visage souriant sur les réseaux sociaux.
Pour autant, il ne fait guère de doutes que Lou Jeanmonnot, revenue à vingt longueurs de sa rivale Franziska Preuss à la faveur de son succès sur la mass-start de Pokljuka le week-end dernier, doit composer avec un stress immense. A même de la faire déjouer ? C’est la plus grande crainte de la Tricolore.
« Je me bats contre moi-même. Ce n’est pas une simple course de biathlon, mais de la psychologie. Ça dépasse tout ce que j’ai pu vivre avant. Ce n’est pas palpable. Je suis terrifiée à l’idée d’arrivée sur le pas de tir, de foirer tout ce que j’ai fait depuis le début de la saison. Mon pire ennemi, c’est moi », avait-elle ainsi expliqué après être totalement passée au travers sur l’étape du Grand-Bornand.
Très attendue après un début d’hiver convaincant, elle avait enchaîné les désillusions avec une 35e place sur le sprint, une 18e sur la poursuite et une 14e sur la mass-start. Et ces difficultés à composer avec la pression se sont également fait sentir lors des championnats du monde, où elle a dû se contenter d’une médaille de bronze lors des courses individuelles lorsque ses compères Julia Simon et Justine Braisaz-Bouchet brillaient d’or.
Lou Jeanmonnot avait évoqué ces problèmes mentaux en début de saison. « Émotionnellement, tout est extrêmement fort. J’ai envie de pleurer en permanence, pour dire à quel point c’est difficile. C’est une autre échelle du biathlon. Je sais faire le biathlon traditionnel, celui qui demande juste de skier vite et de tirer bien, et j’apprends celui qui demande à se battre contre soi-même, à occulter les pensées négatives, le stress et la pression », avait-elle expliqué.
Le staff tricolore espère que son succès à Pokljuka, après près de deux mois de disette, servira de déclic. « Depuis Lenzerheide, je lui répète qu’elle doit oser, sans tomber dans la prise de risques. Elle ne pas se laisser polluer par ses pensées parasites, mais être actrice », a expliqué Jean-Paul Giachino, l’entraîneur de tir des Bleues, à Ouest France.
Sandrine Bailly, qui a connu pareille situation à deux reprises, se veut optimiste. « Elle a compris qu’il n’y avait pas qu’une seule clé, qu’il allait falloir s’adapter, que ça allait être dur sur chaque course, à chaque neige, à chaque tir… Elle sait tout, elle le fait déjà bien mieux que je le faisais moi et elle va aller jusqu’au bout », a-t-elle confié auprès du Dauphiné.
C’est le grand jour pour Lou Jeanmonnot. La biathlète tricolore va tenter à partir de ce vendredi de devenir la cinquième biathlète française à décrocher le gros globe du classement général de la Coupe du monde et ainsi succéder à Anne Briand (1995), Emmanuelle Claret (1996), Sandrine Bailly (2005) et Julia Simon (2023). Depuis son arrivée à Oslo, théâtre de la dernière étape de la Coupe du monde, la Franc-Comtoise diffuse un visage souriant sur les réseaux sociaux.
Pour autant, il ne fait guère de doutes que Lou Jeanmonnot, revenue à vingt longueurs de sa rivale Franziska Preuss à la faveur de son succès sur la mass-start de Pokljuka le week-end dernier, doit composer avec un stress immense. A même de la faire déjouer ? C’est la plus grande crainte de la Tricolore.
Le pire ennemi de Lou Jeanmonnot, c'est elle-même
« Je me bats contre moi-même. Ce n’est pas une simple course de biathlon, mais de la psychologie. Ça dépasse tout ce que j’ai pu vivre avant. Ce n’est pas palpable. Je suis terrifiée à l’idée d’arrivée sur le pas de tir, de foirer tout ce que j’ai fait depuis le début de la saison. Mon pire ennemi, c’est moi », avait-elle ainsi expliqué après être totalement passée au travers sur l’étape du Grand-Bornand.
Très attendue après un début d’hiver convaincant, elle avait enchaîné les désillusions avec une 35e place sur le sprint, une 18e sur la poursuite et une 14e sur la mass-start. Et ces difficultés à composer avec la pression se sont également fait sentir lors des championnats du monde, où elle a dû se contenter d’une médaille de bronze lors des courses individuelles lorsque ses compères Julia Simon et Justine Braisaz-Bouchet brillaient d’or.
Un déclic pour Lou Jeanmonnot ?
Lou Jeanmonnot avait évoqué ces problèmes mentaux en début de saison. « Émotionnellement, tout est extrêmement fort. J’ai envie de pleurer en permanence, pour dire à quel point c’est difficile. C’est une autre échelle du biathlon. Je sais faire le biathlon traditionnel, celui qui demande juste de skier vite et de tirer bien, et j’apprends celui qui demande à se battre contre soi-même, à occulter les pensées négatives, le stress et la pression », avait-elle expliqué.
Le staff tricolore espère que son succès à Pokljuka, après près de deux mois de disette, servira de déclic. « Depuis Lenzerheide, je lui répète qu’elle doit oser, sans tomber dans la prise de risques. Elle ne pas se laisser polluer par ses pensées parasites, mais être actrice », a expliqué Jean-Paul Giachino, l’entraîneur de tir des Bleues, à Ouest France.
Sandrine Bailly, qui a connu pareille situation à deux reprises, se veut optimiste. « Elle a compris qu’il n’y avait pas qu’une seule clé, qu’il allait falloir s’adapter, que ça allait être dur sur chaque course, à chaque neige, à chaque tir… Elle sait tout, elle le fait déjà bien mieux que je le faisais moi et elle va aller jusqu’au bout », a-t-elle confié auprès du Dauphiné.
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