Le don pour les langues étrangères est un mythe

Le capital socioculturel des élèves contribue largement aux compétences en langues.
Parmi les idées reçues sur les langues, que certains chercheurs comme les Linguistes atterrées tentent de déconstruire en rappelant que «le français va très bien», on retrouve régulièrement l’idée selon laquelle les Français seraient mauvais en langues étrangères. La contrepartie de cette idée reçue –partiellement appuyée à grands coups d’études internationales (PISA, par exemple) dont la valeur relative est régulièrement mise en cause pour la maîtrise en langues– est qu’il y aurait des individus (voire des nations) bénéficiant d’un don en langues étrangères (et d’autres non).
Or, si certains semblent se prévaloir de ce don à l’origine presque biblique, qu’en est-il réellement? Pourquoi l’idéologie du don des langues étrangères est-elle plus néfaste que bénéfique quand il s’agit de penser le rôle de l’école?
Abonnez-vous gratuitement à la newsletter quotidienne de Slate.fr et ne ratez plus aucun article!
Je m’abonne
Le don des langues ou le mythe de l’effort invisible
Réfléchir à l’apprentissage des langues sous le prisme de l’idéologie du don revient à poser la question du «talent», et donc de l’effort perçu comme nécessaire pour atteindre …