Syndrôme du bébé secoué : Axel, 7 ans, « vit avec 20 % de son cerveau initial »

Ce samedi 5 avril, c'est la journée nationale du syndrome du bébé secoué. Revoyez le témoignage des parents d’Axel, secoué par sa nounou à quelques mois.
« Là, c’est quelques mois avant d’être secoué. Il était très vif, en interaction avec moi. Après ça, c’était fini. » Sophie est la maman d’Axel, un petit garçon de 7 ans, atteint du syndrôme du bébé secoué. Elle a témoigné auprès de nos partenaires de Brut. pour sensibiliser sur les conséquences d'un tel acte.
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« Le 7 octobre 2015, Axel avait 4 mois et demi. Sa nourrice, chez qui il était en garde depuis quelques semaines, m'a appelée pour me dire qu’il ne se réveillait pas. Je lui ai demandé d’appeler les secours, chose qu’elle n’avait pas encore faite. »
Cinq ans de prison, dont trois fermes
À l’arrivée des secours, le petit garçon est hypotonique. Plus de regards, plus d’échanges, plus de sourires. « L’ assistante maternelle a été condamnée en mai 2019 à 5 ans de prison dont deux années de sursis », rapporte Sophie.
Plusieurs années après les faits, les conséquences se font toujours sentir. « Je ne peux pas m’éloigner, parce qu’il pourrait chuter à n’importe quel moment », déplore la maman d’Axel, alors qu’il s’accroche à sa jambe. Les séquelles du bébé secoué sont multiples, touchent le fonctionnement moteur et le développement mental des enfants : spasmes musculaires,...
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