« Partir, c’est s’en laver les mains » : ces proches d’agresseurs qui font le choix de les soutenir

À l’ère post-MeToo, des anonymes accusés de violences sexistes et sexuelles peuvent être soutenus par leur entourage. Ces proches, bien que conscients de la gravité des accusations, décident d’accompagner les auteurs dans leur prise de conscience, plutôt que de couper les ponts.
Boycotter la sortie d’un film réalisé par un cinéaste condamné, sortir de sa playlist les morceaux d’un agresseur présumé… Depuis le début du mouvement Metoo, lorsqu’un artiste est accusé de violences sexistes et sexuelles, une partie de l’opinion, faute de réponse judiciaire satisfaisante, appelle à le « canceler ». Mais comment réagir lorsque l’auteur de ces violences est un proche, un membre de son entourage ?
Pour certains, la solution est évidente : couper les ponts. D’autres décident de rester aux côtés de l’agresseur présumé, à l’image de certaines compagnes d’accusés du procès des viols de Mazan qui témoignent ce jeudi 3 avril d ans un documentaire. Sans jamais cautionner, ces personnes font le choix de croire en la rédemption de l’agresseur.
Rester pour « s’assurer qu’il ne recommence plus »
C’est le pari qu’a fait Valentin*. Il y a quatre ans, Gabriel*, son ami depuis le lycée, se dit troublé après avoir passé la nuit avec une femme. « Il m’a dit qu’une fille était venue dormir chez lui, qu’elle n’avait pas envie de coucher avec lui, qu’il avait mis ses mains là où il ne fallait pas, raconte-t-il. Il avait...