« Je lui ai dit d’aller se pendre » : un homme condamné à 6 ans et six mois de prison pour le suicide forcé de son ex-femme

Il lui avait envoyé plus de 12 000 messages en un an. La cour d’appel de Besançon a condamné jeudi un homme de 43 ans à six ans et demi de prison pour avoir harcelé son ex-compagne jusqu’à la pousser au suicide. Une décision rendue au titre du « suicide forcé », inscrit dans le Code pénal depuis 2020.
Maux de tête, messages incessants, sentiment de traque… Pour Agnès Gauer, la pression était constante. En juillet 2024, à 57 ans, elle a mis fin à ses jours à Beaucourt (Territoire de Belfort). Dans les trois jours qui ont précédé son geste, son ex-compagnon David Grandclaude lui avait envoyé plus de 1 000 messages. En tout, 12 000 communications en un an.
« C’est une personne dangereuse, une personnalité psychopathe qui s’en prend à des personnalités fragiles », a déclaré l’avocat général Emmanuel Vion. Il a ajouté que « son harcèlement constant a conduit au suicide » d’Agnès. Le ministère public a requis six ans de prison, évoquant un homme « qui frise la maladie mentale ».
« Et bien, vous l’avez dit, elle l’a fait »
Le prévenu, rencontré par la victime dans une clinique psychiatrique, avait déjà été condamné pour des faits similaires. En 2022, il avait ignoré une interdiction de contact. Lors de son procès, il a rejeté toute responsabilité, affirmant : « J’étais bienveillant et aux petits soins avec elle, je l’aimais ». Mais il a aussi lâché : « Je lui ai dit d’aller se pendre, mais en 2022,...