logo Elle

À Lourdes, cette décision symbolique concernant les oeuvres d’un prêtre accusé d’agressions sexuelles

À Lourdes, cette décision symbolique concernant les oeuvres d’un prêtre accusé d’agressions sexuelles
Publié le , mis à jour le

La façade de la grande basilique de Lourdes, haut lieu de pèlerinage catholique, a été en partie cachée ce lundi 31 mars. La raison : des mosaïques réalisées par un prêtre accusé d'agressions sexuelles.

C’est une décision symbolique mais elle montre la prise de conscience - trop progressive - de l’Église catholique face au phénomène des violences sexuelles et sexistes. Ce lundi 31 mars, une partie des mosaïques du prêtre slovène Marko Rupnik, accusé d’agressions sexuelles, a été recouverte sur la façade de la basilique du Rosaire à Lourdes, alors que les évêques s’y réunissent pour un colloque sur les violences sexuelles dans l’Église.

Cette décision est d’autant plus symbolique que le sanctuaire de Lourdes, l’un des lieux de culte arborant des œuvres du père Rupnik avec le Vatican ou Fatima, autre grand lieu de pèlerinage au Portugal, a encore accueilli 3,2 millions de visiteurs l’an dernier.

Bientôt une procédure pénale

Marko Rupnik, 70 ans, théologien et mosaïste de renommée mondiale, est accusé d’avoir exercé des violences psychologiques et sexuelles sur au moins une vingtaine de femmes pendant près de trente ans, notamment au sein de la communauté qu’il dirigeait à Ljubljana, aujourd’hui dissoute.

Lire aussi >  Place des femmes dans l’Église catholique : « Il y a un apartheid de genre »

L’ordre des Jésuites, dont est aussi issu le pape François, a exclu Marko Rupnik en juin 2023, et un tribunal...

Publicité

À lire aussi sur Elle:

Accessibilité : partiellement conforme