Enseignants: « autour de 200 postes » non pourvus dans le second degré, selon Attal

Tremblay-les-Villages (France) (AFP) – Le ministre de l’Education Gabriel Attal a affirmé vendredi qu’il restait « autour de 200 postes » d’enseignants à pourvoir dans les collèges et lycées, alors que les syndicats rapportent une situation plus préoccupante, avec des absences dans presque la moitié des établissements.
« A l’heure à laquelle je vous parle, c’est autour de 200 postes qu’il reste à pourvoir dans le second degré », un chiffre « à rapporter aux 500.000 enseignants du second degré, donc on voit que c’est moins de 0,1% des postes qu’il reste à pourvoir », a déclaré M. Attal, lors d’un déplacement dans un collège et une école primaire d’Eure-et-Loir.
« Le sujet qui a été mis en avant par les organisations syndicales, ce sont des professeurs qui ont été affectés sur un poste -qui est donc pourvu- mais qui sont absents au moment de la rentrée, soit sur une longue durée, soit sur une courte durée », a estimé M. Attal.
« Ça évidemment c’est un objectif majeur: réduire les absences au maximum, notamment celles qui sont dues à l’organisation administrative, et pourvoir en remplacement des absences qui ne peuvent pas être évitées », a-t-il ajouté.
Dans les écoles primaires, ce sont « 155 postes vacants » qui restent à pourvoir, a-t-on précisé dans l’entourage de Gabriel Attal.
Selon un sondage publié lundi par le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, mené dans 508 établissements, il manque en moyenne « au moins un enseignant dans 48% des collèges et des lycées ». Pour le ministère, cependant, cette étude « ne distingue pas les vacances qui sont liées à des postes non-pourvus de celles liées à une absence ponctuelle d’enseignants », lesquelles ont vocation à être « résorbées ou remplacées rapidement ».
Dans une autre enquête publiée mercredi, le SNPDEN-Unsa, premier syndicat des chefs d’établissements, relève qu’il manque plus d’un enseignant dans 58% des collèges et lycées après le 1er septembre.
Emmanuel Macron avait assuré quelques jours avant la rentrée que la promesse d' »un professeur devant chaque classe » à la rentrée serait « tenue ». Le soir de la rentrée, Gabriel Attal s’était montré plus nuancé, concédant qu' »on pouvait avoir des difficultés ici ou là », notamment au collège et au lycée.
« Ce qui est certain, c’est que c’est un phénomène qui existe, et les familles le disent d’ailleurs » qu’il « il y a beaucoup d’absences qui ne sont pas remplacées », a reconnu M. Attal. »C’est un sujet sur lequel je suis résolu à avancer ».