France 3 et France Bleu bientôt ensemble sous la marque “Ici”

L’union entre France 3 et les radios locales du réseau France Bleu se poursuit pour aboutir à terme à « une marque unique ».
Mercredi 11 octobre, la présidente de Radio France se trouvait devant la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Avec le but de parvenir à terme à “une marque unique” d’audiovisuel local.
Sibyle Veil, comme l’a rapporté alors l’AFP, en expliquait la raison :
Ce que nous voulons avec ma consœur Delphine Ernotte de France Télévisions […], c’est créer le média de service public de la vie locale.
“Ici” existe déjà
Dans un entretien croisé à Ouest-France publié mardi, la présidente de Radio France et Delphine Ernotte Cunci, son homologue à France Télévisions, ont officialisé l’union de leur réseau respectif, “au service d’une offre éditoriale encore plus proche des auditeurs, des téléspectateurs et des internautes”.
Petit à petit, “nos marques s’effaceront derrière une marque unique”, a ajouté Mme Veil à l’occasion d’une visite des futurs locaux communs à Rennes. Cette marque, c’est Ici et elle représente déjà les journaux régionaux de France 3. Exit les journaux nationaux 12/13 et 19/20 qui se sont vus remplacés à la rentrée par 24 éditions régionales.
Bâtir une “ligne éditoriale commune”
Delphine Ernotte Cunci insiste : “Notre future marque (…) doit devenir l’étendard de l’offre de proximité du service public”. Elle ajoute que les équipes doivent “réfléchir à une ligne éditoriale commune” aboutissant à la définition d’un “plan stratégique en lien avec la trajectoire financière donnée par le gouvernement”.
Une “feuille de route commune” doit être établie au début de l’année 2024 : “On veut aller plus loin dans les prochaines années, en poussant cette alliance éditoriale sur le modèle de ce que nous avons fait avec franceinfo, à savoir une marque unique et moderne sur trois vecteurs, télé, radio et numérique”.
Des craintes chez les syndicats
Mais du côté des syndicats, ce rapprochement ressemble à s’y méprendre à une fusion, à plus ou moins long terme. Ainsi Serge Cimino, délégué syndical SNJ à France Télévisions, a expliqué à Puremédias :
Ce n’est pas nouveau. Cela confirme juste que nous n’avons pas fini de subir les obsessions des deux présidentes encouragées par la tutelle.
Mais pour Sibyle Veil, “On ne touche pas au statut juridique de nos salariés ou de nos entreprises. Ce n’est pas une fusion”. Même son de cloche chez la patronne de France Télévisions : “On veut augmenter notre présence sur les territoires en se redéployant. On ne cherche pas la réduction, on cherche l’addition”.