logo 24matins

Décès suspects à l’hôpital de Remiremont : la direction reconnait un “échec”

Décès suspects à l’hôpital de Remiremont : la direction reconnait un “échec”
Publié le , mis à jour le

Une douzaine de plaintes ont été déposées, et le service de chirurgie orthopédique et traumatique est ciblé en particulier.

Mercredi, la direction du centre hospitalier de Remiremont (Vosges) a reconnu un “échec” alors qu’il est visé par plusieurs plaintes en raisons de décès suspects.

Et c’est le service de chirurgie orthopédique et traumatique qui est particulièrement visé, et dans lequel six décès sont survenus.

Une “situation totalement inédite”

Le service en question a ses soins encore suspendus pour au moins huit jours. À l’occasion d’une conférence de presse, le directeur général de l’établissement, Dominique Cheveau a déploré “une situation totalement inédite (…) On peut considérer que nous n’avons pas accompli notre devoir”.

C’est au mois de janvier dernier qu’une enquête médico-administrative de l’ARS Grand-Est a été ouverte après plusieurs dépôts de plaintes de familles de patients.

“Un événement indésirable grave”

Le 3 octobre dernier, une patiente est décédée après un “événement indésirable grave” dans ce service. Et cela avait donné lieu à l’ouverture d’une seconde enquête, laquelle a “confirmé les difficultés déjà identifiées dans les premiers rapports”.

L’ARS Grand Est, présente lors de la conférence de presse, rapporte une “tenue médiocre des dossiers médicaux”, l’absence de visite des patients dans de bonnes conditions par le chirurgien après opération, mais aussi des problèmes de “staff” médical ou encore un manque de tutorat des internes.

L’hôpital a fourni “un gros travail”

L’ARS ajoute que le centre hospitalier a fourni “un gros travail” pour remédier à la situation,  et lui laisse un délai de huit jours afin de réunir les conditions d’un retour à une bonne prise en charge des patients.

Reste à la direction de l’hôpital de décider si les autres services de chirurgie peuvent être réouverts à la programmation de soins. Le décès suspect de début octobre a contraint Dominique Cheveau à “tout mettre à plat” pour assurer la sécurité des patients, estime le Dr Stéphanie Chevalier qui préside la commission médicale d’établissement.

Publicité

À lire aussi sur 24matins:

Accessibilité : partiellement conforme