Livret défense : ces 3 projets restés lettre morte

Soutenir le financement de l'industrie de la défense ? Ce ne sera donc ni en fléchant une partie de l'épargne du Livret A, ni en créant un livret dédié, mais en lançant un fonds d'investissement accessible via votre compte-titres ou contrat d'assurance vie. Retour sur trois projets de « livret défense » vite enterrés.
1 - Plan d'épargne défense avenir (PEDA), discret projet du « socle défense » en 2017
En 2017, deux anciens chefs d'état-major, le général Jean-Claude Paloméros et l'amiral Pierre-François Forrissier, se mobilisent au soutien de la proposition de Fabrice Wolf, un ancien pilote de l'aéronavale devenu consultant. Son idée ? Un vaste projet baptisé « socle défense » dont l'objectif est de collecter de l'épargne pour aider au financement de l'entretien des équipements de défense, en priorité.
Comment ? En créant un « plan d'épargne défense avenir », avec « un rendement et une fiscalité attractifs », pour reprendre les mots de Fabrice Wolf en 2017 dans La Tribune. Cette solution convainc notamment la députée LREM (devenu Renaissance) Frédérique Lardet, qui s'en fait l'écho dans une question écrite au ministère des Armées. Réponse gouvernementale : « Une innovation aussi profonde nécessiterait une évaluation fine de sa pertinence et de son applicabilité (...) Ce concept doit donc être encore consolidé et détaillé par ses promoteurs. » Le projet de « PEDA » n'a jamais refait surface.