Immobilier : quand effectuer des travaux se transforme en cauchemar à cause d'un monument classé

Obtenir l'aval des Architectes des Bâtiments de France (ABF) peut s'avérer un calvaire pour les propriétaires souhaitant effectuer des travaux. Une proposition de loi, qui sera votée le mercredi 19 mars, vise à faciliter les procédures.
Les Architectes des Bâtiments de France (ABF), un ennemi commun pour les maires de tous bords ? Ces 189 experts, répartis dans chaque département, suscitent régulièrement des réactions contrastées et parfois agacées. Leur rôle consiste à superviser les projets de construction et de rénovation des façades – incluant portes, fenêtres et toitures – des habitations situées dans un rayon de 500 mètres autour d'un monument classé ou inscrit au patrimoine.
Les propriétaires souhaitant faire des travaux sur leur bien à proximité d'un tel monument sont également légion. À Paris, par exemple, 95% du territoire est concerné. À l'échelle nationale, 20 000 communes comptent un édifice patrimonial, qu'il s'agisse d'une église, d'une tour remarquable ou d'un ouvrage architectural particulier. Résultat : 32% de la population doivent se conformer à une procédure administrative complexe pour obtenir l'aval des ABF. Pourtant, ces experts du patrimoine, qui s'expriment principalement par courrier, ne font pas toujours consensus.
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