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Banque : ces milliards d'euros qui dorment sur des comptes bancaires oubliés

Banque : ces milliards d'euros qui dorment sur des comptes bancaires oubliés
Publié le , mis à jour le

Près de 5 milliards d'euros dormiraient aujourd'hui sur des comptes bancaires inactifs. Un manque à gagner pour les titulaires, mais une manne financière pour les établissements bancaires.

L'essentiel

  • Les comptes bancaires inactifs et oubliés permettent aux banques de prélever des frais d'inactivité et de conserver des milliards d'euros non réclamés.
  • Malgré la législation visant à lutter contre cela, environ 90 établissements bancaires détiennent encore plus de 5 milliards d'euros dans plus de 6,3 millions de comptes oubliés.
  • Après dix ans d'inactivité, les banques doivent transférer les fonds à la Caisse des Dépôts et Consignations ; en 2023, ces transferts représentaient 334 millions d'euros.

Avez-vous déjà entendu parlé des comptes inactifs ? Cette terminologie s'applique aux comptes courants qui n'enregistrent aucun mouvement depuis au moins un an, mais aussi aux produits d'épargne comme le Livret A après cinq ans d'inactivité. Ces situations surviennent souvent lorsque les titulaires oublient leurs comptes ou, dans le cadre de successions, lorsque les héritiers ignorent leur existence.

Ce phénomène, bien connu, profite largement aux banques. En effet, celles-ci appliquent des frais d'inactivité aux comptes courants, atteignant souvent le plafond légal de 30 euros par an, alors même que ces comptes ne nécessitent aucune gestion spécifique, comme le relève Capital. Pour remédier à cette problématique et aider les Français à récupérer leurs fonds, le législateur a instauré une série de mesures. Ainsi, depuis l'entrée en vigueur de la loi Eckert en 2016, les banques doivent confronter chaque année leurs fichiers clients avec le registre des décès et informer les détenteurs des conséquences d'une inactivité prolongée. De plus, elles sont tenues de publier le nombre de comptes inactifs ainsi que les montants qui y sont conservés.

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