Un oiseau mi-mâle mi-femelle découvert en Pennsylvanie

Le musée d’histoire naturelle de Canergie, en Pennsylvanie, a annoncé le baguage d’un oiseau rarissime : un cardinal à poitrine rose, atteint de gynandromorphisme bilatéral. Les individus gynandromorphes présentent des caractéristiques mâles sur certaines parties de leur corps, et des caractéristiques femelles sur d’autres parties. Lorsque ce gynandromorphisme est bilatéral, l’animal ou l’insecte concerné arbore un côté mâle et un côté femelle. C’est le cas de cet oiseau.

Chez Pheucticus ludovicianus, chaque sexe a une couleur de plumage différente. Les « fosses d’ailes » sont rouge-rose et les plumes noires pour les mâles, tandis que les fosses d’ailes sont jaunes et les ailes plus brunes pour les femelles. Les individus masculins présentent aussi des taches rouge-rose sur leur torse. 

Le gynandromorphisme, très atypique, n’est pas accompagné d’une pathologie bien que les scientifiques ignorent les conséquences sur la reproduction. Généralement, chez les oiseaux femelles, seul l’ovaire gauche est fonctionnel. Puisque le côté gauche de cet oiseau est aussi le côté femelle, il est possible qu’il puisse se reproduire avec un mâle. À moins que la partie masculine de son plumage ne déclenche une réponse territoriale chez les autres mâles, qui le penseraient en train de courtiser…

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Par Éléonore Solé, Rédactrice scientifique

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Les plus belles et incroyables photos météo de l’année

Blizzard sur New York, lac gelé en Sibérie, montagnes embrumées du Vietnam ou encore un étonnant « nuage monstre » au-dessus de la mer en Croatie : ce sont quelques-unes des photos spectaculaires du concours 2020 de photos météo la Royal Meteorological Society. Voici les plus beaux clichés avec l’explication du phénomène météo.

Plus de 7.700 photos étaient en compétition cette année pour le concours Weather Photographer of the Year 2020, organisé par la Royal Meteorological Society britannique en association avec l’entreprise AccuWeather. 26 images ont été sélectionnées par un panel de juges et le vote du public pour avoir capturé des événements météorologiques particulièrement impressionnants. Voici une sélection des meilleures photos et le phénomène météo sous-jacent.

Gagnant : Blizzard sur New York

Aux États-Unis, le blizzard se définit comme une tempête avec des vents supérieurs à 56 km/h et une visibilité inférieure à 400 mètres durant au moins 3 heures. Il peut être particulièrement dangereux lorsque les courants descendants et les fortes chutes de neige se combinent pour créer un voile blanc qui obscurcit l’horizon.

Lieu : New York (États-Unis)

Blizzard. © Rudolf Sulgan, Royal Meteorological Society

Gagnant catégorie jeune photographe : Vie gelée

La solubilité du gaz dans la glace est beaucoup plus faible que dans l’eau. Lors de…

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Par Céline Deluzarche, Journaliste

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Des déchets de plastique passés au micro-ondes peuvent devenir une source d’hydrogène

Des scientifiques sont parvenus à produire de l’hydrogène gazeux à partir de déchets plastique soumis à des micro-ondes.

Parfois, les recherches scientifiques prennent la forme d’expériences plutôt insolites. C’est le cas pour cette équipe de chimistes de l’université d’Oxford qui ont mixé différents déchets plastique avant de les « cuire » au micro-onde pour produire de l’hydrogène gazeux. Leur travail est publié dans Nature catalysis.

Recette pour faire de l’hydrogène à partir du plastique

Les scientifiques ont mené cette expérience pour essayer de valoriser les déchets plastique qui ne cessent de s’accumuler dans la nature. Selon eux, ces plastiques pourraient être une ressource pour produire de l’hydrogène et en faire, entre autres, du carburant.

Ils ont donc mixé des sacs en plastique (polyester), des emballages alimentaires (polypropylène) et du polystyrène dans un mixeur de cuisine jusqu’à obtenir des fragments d’environ cinq millimètres. Les fragments ont été mélangés avec une préparation contenant de l’oxyde de fer et d’aluminium et de l’acide citrique à parts égales qui catalyse la réaction de déshydrogénation des plastiques.

Une équipe de chimistes a mené une expérience avec des déchets plastique. © Bowonpat, Adobe Stock

Une analyse par chromatographie

L’échantillon est placé dans un tube de quartz et passé dans un « micro-onde » de 1.000 watts construit par les…

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Par Julie Kern, Rédactrice scientifique

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L’Alaska sous la menace d’un mégatsunami !

Dans le sud de l’Alaska, tout un pan d’une montagne menace de s’écrouler dans les eaux d’un fjord. L’événement pourrait déclencher un tsunami avec des vagues plus hautes encore que celles, gigantesques, observées en 1958 après un séisme. Les chercheurs redoutent « la plus haute vague de l’histoire moderne ».

Tout commence en juin 2019 quand Valisa Higman fait du canoë-kayak dans le fjord de Barry Arm, dans le sud de l’Alaska, à une centaine de kilomètres à vol d’oiseau d’Anchorage. Intriguée par des fissures qu’elle remarque sur les flancs de la montagne qui s’élève entre les glaciers de Cascade et Barry, elle envoie des photos à son frère géologue Bretwood Higman, pour avoir son avis. Spécialiste des glissements de terrain et de leurs conséquences, les tsunamis, il se rend sur Google Maps et examine attentivement les images satellites. Il identifie des fractures, mais estime néanmoins que la situation n’est pas préoccupante. Toutefois, prudent, il l’ajoute à la liste de sites potentiels à surveiller. Bretwood Higman dira plus tard à la Nasa qu’il avait fait « une erreur de géologie 101 », qu’il n’avait pas assez dézoomé ; « j’ai raté la vue d’ensemble », a-t-il confié.

Photo de Valisa Higman à Barry Arm, en juin 2019. © Valisa Higman, Nasa

Quelque temps plus tard, Chunli Dai, chercheuse de l’État de l’Ohio, va rouvrir le dossier….

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Par Xavier Demeersman, Journaliste

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Affaire Estelle Mouzin. Dans les Ardennes, Michel Fourniret finira-t-il par parler ?

La juge d’instruction a acheminé lundi 26 octobre et pour plusieurs jours le tueur en série et son ex-femme dans les Ardennes, à la recherche du corps de la fillette disparue en 2003.

Michel Fourniret consentira-t-il à révéler l’endroit où il a enfoui le corps d’Estelle Mouzin puisqu’il avait fini par reconnaître, en mars 2020, sa responsabilité dans la disparition de la fillette de 9 ans, le 9 janvier 2003, à Guermantes (Seine-et-Marne) ? Ne serait-ce qu’une information permettant de mener à l’enfant… C’est ce que s’acharne à obtenir la juge d’instruction Sabine Khéris qui depuis lundi 26 octobre a acheminé le tueur en série et son ex-femme, Monique Olivier, à Ville-sur-Lumes, dans les Ardennes, où la sœur défunte de Michel Fourniret possédait une maison. Or, à en croire Monique Olivier, c’est dans cette propriété que  l’ogre des Ardennes  aurait séquestré et tué la fillette.

Propos souvent alambiqués

La difficulté avec Michel Fourniret est que cet homme se livre peu, qu’il n’est pas possible de prendre pour argent comptant ses déclarations et que ses propos sont souvent alambiqués. En janvier 2016, alors que l’un de ses fils, Selim, venait lui rendre visite à la maison centrale d…

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