Sophie Adenot, nouvelle astronaute française : « le déclic dans ma tête a été de voir le décollage de Claudie Haigneré »

Ce mercredi 23 novembre, l’Agence spatiale européenne (ESA) a dévoilé la nouvelle sélection qui viendra enrichir son corps d’astronautes. Thomas Pesquet n’est désormais plus le seul Français à bord ! Nous avons deux Français de plus : Arnaud Prost, comme astronaute réserviste, et Sophie Adenot comme titulaire. Portrait.

Première femme pilote d’essai d’hélicoptère, Sophie Adenot, 40 ans, est la seconde Française à devenir astronaute après Claudie Haigneré, qui avait réalisé deux vols dans la station Mir, puis à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Comme Thomas Pesquet et beaucoup d’astronautes de nos jours, la nouvelle recrue est une excellente linguiste – elle parle français, anglais, allemand, espagnol et russe.

Sophie Adenot aime aussi faire passer des messages, en citant Claudie Haigneré ou Marie Curie comme sources d’inspiration. Elle aime encourager la jeunesse à croire en elle. Elle est d’ailleurs marraine d’OSE ISAE, avec Thomas Pesquet, dispositif d’égalité des chances créé par l’Institut supérieur de l’air et de l’espace à Toulouse.

Sophie Adenot, juste après l'annonce de la nouvelle sélection d'astronautes de l'ESA. © Daniel Chrétien, Futura

Une solide carrière de pilote

Comme Thomas Pesquet et Arnaud Prost, Sophie Adenot est passée par la case ISAE Supaero, grande école d’ingénieurs à Toulouse. Elle a doublé son diplôme d’un Master au MIT (Massachusetts Institute…

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Par Daniel Chrétien, Rédacteur scientifique

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Quel avenir pour les fusées européennes ? Entretien exclusif avec Josef Aschbacher, directeur général de l’ESA

À l’occasion d’un entretien exclusif, Josef Aschbacher, directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), nous rappelle les objectifs du spatial européen, représentant aujourd’hui 230 000 emplois, et du rôle de l’Espace au service de notre société et de la Planète. Focus sur les lanceurs européens.

L’Agence spatiale européenne (ESA) vit l’une des dates les plus importantes de son calendrier : c’est au cours du Conseil ministériel, qui se tient les 22 et 23 novembre à Paris, et qui rassemble les ministres représentant les 22 États membres de l’Agence, que va se décider la politique spatiale européenne, ses programmes et bien sûr, son budget pour les trois prochaines années.

Par la voix de Josef Aschbacher, l’ESA a demandé un budget record de 18 milliards d’euros, soit 25 % de plus que la demande de 2020.

Josef Aschbacher est directeur général de l'Agence spatiale européenne (European Space Agency — ESA) depuis mars 2021. © Daniel Chrétien, Futura Sciences

Futura : Parlons d’accès à l’espace avec Ariane 6. Où en sommes-nous actuellement ?

Josef Aschbacher : L’ESA se positionne en tant que client mais aussi comme architecte de l’ensemble. Nous renforçons notre attention sur le management des dernières étapes à franchir afin d’obtenir un vol inaugural d’Ariane 6 aussi vite que possible. Nous avons pour cela créé une équipe transversale, basée aux Mureaux (Yvelines), qui travaille quotidiennement sur les dernières étapes. Les…

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Par Daniel Chrétien, Rédacteur scientifique

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Dans un monde plus riche en CO2, il y aura moins de cultures nutritives

Plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, ça veut dire plus de CO2 à disposition pour les plantes pour réaliser la photosynthèse. Bonne nouvelle. Mais il semblerait que cela veuille aussi dire, moins de minéraux disponibles pour ces plantes. Et ça, c’est vraiment une moins bonne nouvelle.

Le dioxyde de carbone (CO2), les plantes en ont besoin. Elles l’utilisent pour la photosynthèse. Et certaines apprécient grandement l’augmentation des taux de CO2 dans notre atmosphère. Ça leur permet de pousser plus vite. De devenir plus grosses. Mais de nouveaux travaux semblent vouloir aujourd’hui tempérer quelque peu cet enthousiasme. Ce « bon côté » de nos émissions de CO2.

Pour comprendre, rappelons que le CO2 est intégré par les plantes dans les sucres dont elles tirent leur énergie. Mais le processus ne leur fournit pas les minéraux essentiels dont elles ont besoin pour se développer. Ces minéraux, ce sont l’azote, le phosphore ou encore le fer. Et les plantes les puissent du sol grâce à leurs racines.

Sur ce schéma, les principales hypothèses émises par les chercheurs pour expliquer la baisse de la concentration en minéraux dans les plantes avec l’augmentation des taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. © Alain Gojon et al., Université de Montpellier, CNRS, Inrae

Des mécanismes qui restent à comprendre

Or, la revue réalisée par les chercheurs de l’Institut des sciences des plantes, à Montpellier, montre que, dans les conditions attendues à la fin de notre siècle, la concentration en azote dans la plupart des plantes devrait diminuer….

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Par Nathalie Mayer, Journaliste

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Voici à quoi ressembleraient les dinosaures aujourd’hui s’ils n’avaient pas disparu !

Cela fait maintenant quelque 66 millions d’années que les dinosaures ont disparu de la surface de la Terre. Mais vous êtes-vous déjà demandé quel serait le visage de notre Planète si l’astéroïde de Chicxulub n’avait pas existé ? Si les dinosaures avaient continué à évoluer ? Un chercheur l’a fait. Et ses conclusions sont… troublantes !

Aujourd’hui, l’humanité est sans doute l’espèce dominante sur la Terre. Au fil des millénaires, elle a évolué et pris le dessus sur toutes les autres. Jusqu’à dépasser, en poids, l’ensemble des autres animaux de la Planète. Et à modifier plus de la moitié de ses terres émergées. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Pendant quelque 150 millions d’années, les dinosaures ont régné en maîtres sur la Terre.

Jusqu’à ce qu’un jour, la malchance frappe à la porte de leur évolution. Sous la forme d’un astéroïde qui a laissé sa trace du côté de Chicxulub, dans la péninsule du Yucatan (Mexique). Un choc équivalent à 10 milliards de bombes atomiques. Il a assombri le ciel et « asphyxié » les plantes. Sonnant le glas de nombreuses espèces d’animaux. Y compris des dinosaures. Laissant aussi le champ libre au développement des mammifères. Parmi lesquels nos plus lointains ancêtres.

Le scénario est connu. Mais vous êtes-vous déjà demandé à quoi aurait…

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Par Nathalie Mayer, Journaliste

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La Chine en fait-elle assez contre le réchauffement climatique ?

La Chine est souvent désignée comme le bouc émissaire du réchauffement climatique anthropique. Ses représentants à la COP27 ont pourtant réaffirmé leur détermination à participer à la lutte. Qu’en est-il réellement ?

La Chine, c’est un mastodonte. L’un des plus grands pays de la Planète qui pèse de tout son poids sur l’économie mondiale et qui émet aussi, à lui seul, près d’un tiers des gaz à effet serre qui détraquent notre climat : en 2017, quelque 10 milliards de tonnes équivalent dioxyde de carbone (tCO2e). Soit 27 % des émissions mondiales. Alors que la France ne compte que pour environ 1 % de ces mêmes émissions

Ces chiffres expliquent pourquoi, lorsqu’il est question de lutte contre le réchauffement climatique anthropique, c’est très naturellement vers la Chine que tous les regards se tournent. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) apporte une précision intéressante en la matière : près de 90 % des émissions de gaz à effet de serre de la Chine — et pas loin de 50 % de ses émissions de CO2 — sont produites par le secteur de l’énergie !

Il faut dire que depuis 2005, la consommation d’énergie dans le pays a tout simplement doublé. La Chine est le deuxième plus grand consommateur de pétrole au monde. Côté électricité, plus de 60 % de la production reste assurée par des…

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Par Nathalie Mayer, Journaliste

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