Mars : pourquoi l’eau disparaît plus vite que prévu ?

Mars continue de perdre son eau à un rythme bien plus rapide que prévu. Franck Montmessin, directeur de recherche CNRS au Latmos, nous explique en quoi cette découverte est intéressante et pourquoi les projets d’exploration humaine de Mars ne seront évidemment pas remis en cause.

Utilisant des données acquises par la sonde Trace Gas Orbiter (TGO) de l’ESA et de Roscosmos, une équipe de recherche internationale vient de mettre en évidence que la disparition progressive de l'eau martienne se déroule dans la très haute atmosphère à un rythme plus important que la théorie et les observations passées ne le laissaient envisager. Pour cela, l’instrument Atmospheric Chemistry Suite (ACS) a réalisé entre avril 2018 et juin 2019, la « climatologie la plus dense à ce jour de la concentration de vapeur d’eau dans l’atmosphère de Mars en fonction de l’altitude », nous explique Franck Montmessin, directeur de recherche CNRS au Latmos (Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales), qui dirige en partie ces recherches.

L'intérêt de cette découverte est qu’elle explique « l’existence passée (plusieurs milliards d’années en arrière) d’un climat plus chaud et plus humide ayant conduit aux grandes structures géologiques (lits de rivières, bassins sédimentaires, etc.) et minéralogiques...

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Par Rémy Decourt, Journaliste

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Une part du génome de l’insaisissable calamar géant décodée

Le calamar géant est aussi connu par la littérature fantastique que méconnu par les scientifiques. Son mode de vie et la façon dont il se reproduit restent totalement inconnus. Le séquençage de son génome par une équipe internationale, affiliée à l’université de Copenhague, lève un peu le voile sur cette espèce insaisissable.

Dans les mythes et légendes, le Kraken est une pieuvre colossale capable de couler un navire à la seule force de ses tentacules. Ce monstre mythique a été inspiré par un céphalopode décapode bien réel qui hante le fond de nos océans, le calamar géant (Architeuthis dux). Certaines cicatrices observées sur le corps de cachalots, son principal prédateur, témoignent de sa taille démesurée. Le plus gros spécimen découvert mesurait plus de 13 mètres, des nageoires à la pointe des tentacules. C’est presque la taille de celui imaginé par Jules Vernes dans Vingt mille lieux sous les mers. Malgré une dimension hors normes, le calamar géant n’a été que rarement observé vivant et son mode de vie et de reproduction reste bien mystérieux.

Comment comprendre une espèce aussi insaisissable ? En étudiant son génome ! Des chercheurs de l’université de Copenhague ont publié dans GigaScience une première ébauche de la séquence génomique du calamar géant. Grâce à celle-ci,...

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Par Julie Kern, Rédactrice scientifique

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Épidémie en Chine : un nouveau virus aussi dangereux que le Sras ?

La souche du virus ressemble à celle du Sras, le syndrome respiratoire aigü sévère, qui avait tué près de 800 personnes dans le monde entre 2002 et 2003.

En Chine, un virus inquiète les autorités et la population. L’épidémie serait partie du marché aux animaux de la ville de Wuhan à l’est du pays. Pour l’instant, 43 personnes ont été infectées par cette souche de la famille des coronavirus, dont une est décédée en Chine. Deux nouveaux cas ont été repérés en Thaïlande et au Japon.

« Le risque de transmission interhumaine est vraiment la question qu’on se pose aujourd’hui parce qu’à partir du moment où il y a transmission interhumaine il y a risque d’épidémie voire de pandémie », explique Arnaud Fontanet, responsable de l’Unité d’épidémiologie des maladies émergentes Institut Pasteur.

Une transmission d'homme à homme ?

« Pour l’instant, les informations dont on dispose relient la très grande majorité des cas au marché de Wuhan où il y avait des animaux sauvages qui aurait pu affecter les premiers patients … Mais ce matin nous avons appris qu’il y avait un cas au Japon d’une personne qui revenait elle aussi de Wuhan et qui n’aurait pas fréquenté les marchés. Donc on commence à craindre qu’il y ait pu effectivement y avoir effectivement une transmission secondaire mais elle n’a pas encore été prouvée », précise M.Fontanet.

Ce virus peut engendrer de graves pneumonies et n’est pas sans rappeler le Sras : le (...)

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L’armée américaine teste la reconnaissance faciale dans le noir

Grâce à la chaleur du corps, les militaires américains pourront bientôt distinguer et reconnaître le visage de leurs cibles dans l’obscurité et de très loin.

Alors que l’utilisation de la reconnaissance faciale fait l’objet de polémiques en France avec la volonté du gouvernement de l’expérimenter sur les images de vidéosurveillance, du côté des militaires son utilisation est courante sur les terrains de guerre. L’armée américaine vient d’investir dans le développement d’une technologie de reconnaissance faciale qui fonctionnera de nuit et sur de longues distances.

Plutôt que d’exploiter des caméras classiques, ce sont des capteurs infrarouges qui vont être utilisés. De petite taille, en relevant les différences de température du visage, les capteurs permettront aux algorithmes de reconstituer et d’identifier l’individu. Le procédé sera diaboliquement efficace puisqu’il devra fonctionner aussi bien de jour comme de nuit et même au travers d’un pare-brise, ou du brouillard. Encore plus impressionnant, ce système sera aussi capable d’identifier les individus jusqu’à une distance 500 mètres !

La reconnaissance faciale, une priorité pour l’armée américaine

Ces exigences sont celles qui correspondent au cahier des charges du département de la défense américain et les résultats déjà...

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Par Louis Neveu, Journaliste

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La modification génétique bientôt à la portée de tous ?

Des chercheurs ont conçu un « stylo électrique » à partir d’un simple allume-gaz permettant d’introduire de l’ADN ou des médicaments dans une cellule. Une technique jusqu’ici très coûteuse réservée aux laboratoires scientifiques.

Pour introduire du matériel génétique, des médicaments ou toutes autres substances chimiques à l’intérieur d’une cellule, il existe plusieurs méthodes. On peut, par exemple, avoir recours à un virus transportant la séquence souhaitée, fabriquer un complexe lipidique se liant avec la membrane, ou encore injecter les substances avec une micro-aiguille. La technique la plus avantageuse est l’électroporation, qui consiste à appliquer un champ électrique à la membrane cellulaire, ce qui augmente sa perméabilité. Les macromolécules peuvent alors passer à travers les pores, qui vont ensuite se refermer. Contrairement aux agents chimiques ou aux virus, l'électroporation n'altère pas la structure de la cellule ciblée, ni son fonctionnement biologique. Elle est notamment très utilisée pour introduire des mutations spécifiques dans un embryon ou des cellules de mammifères.

Un stylo électrique imprimable en 3D pour 20 centimes d’euro

Le problème, c’est qu’un électroporateur est un outil très pointu et extrêmement cher (entre 3.000 et 10.000 euros), ce qui le...

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Par Céline Deluzarche, Journaliste

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