Le réchauffement climatique a créé près de 1.200 nouveaux lacs dans les Alpes suisses

La fonte accélérée des glaciers a entraîné la formation de nombreux lacs dans les Alpes depuis un siècle et demi. Avec un risque d’inondation soudaine pour les populations en aval.

Dans les Alpes suisses, la fonte des glaciers a créé près de 1.200 nouveaux lacs depuis la fin du Petit Âge glaciaire en 1850, selon une nouvelle étude de l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau (Eawag) et l’université de Zurich. Lorsque les glaciers se retirent, ils laissent souvent derrière eux des dépressions et des bassins qui, en se remplissant d’eau de fonte, forment de nouveaux lacs. Or, avec l’accélération du réchauffement climatique, la fonte s’accélère. Ils ont perdu l’an dernier 2 % de leur volume, selon l’étude annuelle des Académies suisses des sciences.

Dix-huit nouveaux lacs chaque année

Après un pic initial entre 1946 et 1973, où près de huit nouveaux lacs sont apparus en moyenne chaque année, le nombre de lacs a connu un bref déclin avant d’augmenter fortement entre 2006 et 2016, avec 18 nouveaux lacs apparaissant chaque année. Le plus grand lac formé mesure 40 hectares, même si la plus grande partie ont une surface inférieure à 1 hectare. Parmi les nouveaux lacs glaciaires, 187 ont toutefois complètement disparu au cours des 170 dernières années ou ont…

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Par Céline Deluzarche, Journaliste

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Ce que nous révèlent les groupes sanguins des Hommes de Néandertal et de Denisova

Le génome des Hommes de Néandertal et de Denisova a été séquencé mais de nombreux gènes n’ont pas encore été analysés. Une nouvelle étude montre que les groupes sanguins donnent des indices sur l’origine géographique des espèces et sur leur fertilité.

Les Hommes de Néandertal et de Denisova sont deux espèces du genre Homo aujourd’hui éteintes et ayant vécu en Eurasie, depuis l’Europe de l’Ouest jusqu’à la Sibérie. L’ADN d’individus appartenant à ces deux espèces a déjà été séquencé et a notamment permis de préciser les relations phylogénétiques de ces espèces avec Homo sapiens. Cependant, de nombreux gènes n’ont pas encore fait l’objet d’études poussées, dont les gènes responsables du groupe sanguin.

Vue d'artiste d'un Homme de Néandertal et de sa fille. © Tom Björklund

Il existe plusieurs dizaines de systèmes de groupes sanguins qui se réfèrent à des antigènes particuliers (plus de trois cents sont identifiés chez l’Homme) qui se trouvent à la surface des globules rouges. Cependant, tous ne sont pas régulièrement utilisés. Les systèmes ABO et Rh (pour rhésus) sont parmi les plus souvent mentionnés dans la vie courante. Les groupes sanguins correspondants peuvent donc être A+, AB- ou O+ par exemple.

D’autres systèmes tels que le Kell sont également importants à prendre en compte lors de transfusions sanguines. De plus, chaque système de groupe…

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Par Fidji Berio, Journaliste

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L’intérieur de Mars révélé par InSight

La planétologie comparée vient de faire un nouveau bond grâce aux données de la mission InSight, notamment via les ondes sismiques détectées avec l’instrument Seis sur Mars. Après la Terre et la Lune, nous disposons donc de connaissances sur la structure interne d’une nouvelle planète rocheuse qui elle aussi comporte une croûte, un manteau et un noyau.

L’équipe internationale de planétologues de la mission InSight de la Nasa vient de publier trois articles dans la revue Science qui montrent le chemin parcouru depuis les missions Viking des années 1970, les premières à débuter sérieusement l’exploration de Mars au sol. Carl Sagan n’est hélas plus là pour prendre connaissance des résultats révélés dans ces articles (et les commenter) qui nous annoncent que l’on a enfin une première image complète et précise, autant qu’il se peut actuellement, de la structure interne de Mars.

Les planétologues spécialisés dans la géologie et la géophysique martienne avaient déjà pu atteindre quelques conclusions il y a des années en étudiant le champ de gravité et la topographie martienne, mettant en relation les données dans ces domaines avec les informations minéralogiques et cosmochimiques fournies par l’étude des météorites martiennes (en science planétaire comme en astrophysique, la…

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Par Laurent Sacco, Journaliste

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L’Œil de Sauron aperçu au fond de l’océan Indien

Un navire de recherche océanique australien a découvert, dans les abysses de l’océan Indien, un volcan sous-marin qui ressemble à s’y méprendre à l’Œil de Sauron.  

Dans les abysses de l’océan Indien, se trouve un volcan sous-marin d’une forme particulière. Si vous êtes familier avec la trilogie du Seigneur des anneaux, celui-ci ressemble étrangement à l’Œil de Sauron. Il a été découvert dans le cadre d’une étude de la biodiversité marine des territoires australiens de l’océan Indien par une équipe de scientifiques à bord du navire RV Investigator. Ce dernier entreprend depuis fin juin un voyage autour des eaux méconnues de l’île Christmas et des îles Cocos, pour une durée initiale de 45 jours (tout récemment, l’agence scientifique nationale australienne a annoncé sur son site que le navire a dû suspendre sa mission à mi-chemin de son expédition pour des raisons techniques sans gravité, et qu’il reprendra sa route dès que possible).

Le navire RV Investigator, effectuant des relevés autour de l'île Christmas. © CSIRO, Chris Bray

Quand l’océan nous fait de l’œil

Situé à 3.100 mètres de profondeur au sud-ouest de l’île Christmas, le volcan sous-marin baptisé Œil de Sauron, a été révélé à l’aide d’un sonar multifaisceaux. Une technologie qui émet des millions d’ondes sonores en direction des fonds marins et qui permet ainsi de cartographier en détail une région océanique. De…

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Par Marie Origas, Journaliste

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Le projet Galileo part à la recherche des civilisations extraterrestres technologiques

Un rapport américain le demandait il y a quelques semaines. Cela va être fait grâce au lancement d’un programme dédié, le projet Galileo. Partout dans le monde, les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Pan) — que l’on appelait avant les Ovnis — vont être traqués et étudiés par une équipe de chercheurs. Objectif : déterminer si oui ou non des civilisations extraterrestres technologiques (ETC) nous rendent parfois visite.

En tout début d’année, Avi Loeb avait fait couler beaucoup, beaucoup d’encre en affirmant avoir la preuve qu’il existe des civilisations extraterrestres. Il y a quelques semaines, il reconnaissait dans un éditorial que « la possibilité que les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Pan) — ceux que l’on appelait autrefois les Ovnis, pour Objets volants non identifiés — soient d’origine extraterrestre est hautement spéculative ». Mais « plutôt que de simplement s’interroger sur les scénarios possibles, nous devrions collecter de meilleures données scientifiques et clarifier une bonne fois la nature de ces Pans », ajoutait-il. En parfait accord avec ce à quoi appelait le rapport au Congrès américain rédigé par le Bureau du directeur du renseignement national (Odni) publié dans le même temps.

Champ-contrechamp : Avi Loeb, ʻOumuamua, les astrophysiciens et les…

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Par Nathalie Mayer, Journaliste

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