Étrangeté du vivant : un alien dans les abysses

Nous partageons la Terre avec des créatures si étranges qu’elles éveillent notre imaginaire. On les croit venues d’ailleurs, pourtant elles vivent bien sur notre Planète, loin de nos regards. Le calmar à longs bras, ou calmar araignée (Magnapinna sp.) vit dans les abysses, sa répartition exacte n’est pas connue tant il est rare. Un premier spécimen vivant a été observé dans les années 1990 par des sous-marins autonomes. Auparavant, les scientifiques ne connaissaient leur existence qu’à travers des individus morts échoués ou la capture de juvéniles.

Les calamars des abysses comme vous ne les avez jamais vus

Il y a quelques années, en 2007, des scientifiques ont filmé un calmar à longs bras dans les profondeurs du golfe du Mexique, à plus de deux kilomètres sous la surface. Ces céphalopodes sont caractérisés par de longs bras pouvant faire vingt fois la longueur de leur corps. Les scientifiques n’en savent guère plus sur eux et leur comportement. En 2020, cinq spécimens ont été observés au large de l’Australie pour la première fois. Ces observations apportent des informations précieuses sur les calmars à longs bras. Il apparaît que leur manteau est de couleur marron et qu’ils aiment prendre une position particulière au-dessus du plancher océanique. Surnommés « elbow pose », ces…

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Par Julie Kern, Rédactrice scientifique

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Des émissions massives et rapides de CO2 sont à l’origine de la plus grande extinction de masse de l’histoire de la Terre

À la fin du Permien, il y a 252 millions d’années, a eu lieu la plus importante extinction de masse que la Terre ait connu jusqu’à présent. Cette crise biologique a anéanti environ 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres. L’origine de cette catastrophe est cependant encore mal connue.

Les enregistrements sédimentaires révèlent que la crise biologique de la fin du Permien est associée à une importante perturbation du cycle du carbone et à une augmentation dramatique de la température du globe.

Cette crise biologique se reconnait dans les séries sédimentaires permiennes du monde entier par une excursion négative rapide d’un isotope du carbone. En effet, le carbone possède deux isotopes stables, le 12C (majoritaire) et le 13C (plus rare). Ce qui intéresse principalement les scientifiques, c’est la proportion relative entre ces deux isotopes (δ13C) ainsi que ses variations au cours du temps. Lorsque le taux de 12C augmente par rapport au taux de 13C, on parle ainsi d’excursion négative du δ13C.

Un cycle du carbone perturbé

Dans un article publié dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America), Ying Cui et ses coauteurs montrent que deux excursions négatives ont eu lieu au Permien et qu’elles sont corrélées avec…

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Par Morgane Gillard, Rédactrice

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Peur des araignées ? Cette appli est pour vous !

Pour faciliter le traitement de l’arachnophobie, des chercheurs ont mis au point une nouvelle application. Grâce à la réalité augmentée, les patients peuvent réduire leur peur sans devoir se confronter à une véritable araignée.

Vous souffrez de phobies ? Il y a une application pour cela et elle s’appelle Phobys. C’est le fruit d’une nouvelle étude de l’université de Bâle en Suisse publiée dans la revue Journal of Anxiety Disorders. Elle reprend le principe de la thérapie d’exposition, où le patient apprend à gérer sa peur en se confrontant au sujet de sa phobie. Ici, les chercheurs ont fait appel à la réalité augmentée pour désensibiliser les personnes qui ont peur des araignées.

Phobys affiche une araignée virtuelle intégrée dans une vue du monde réel. L’application propose neuf niveaux, avec des tâches de plus en plus intenses et difficiles, qui permettent d’aller jusqu’à une interaction avec l’araignée virtuelle. À la fin de chaque niveau, les utilisateurs doivent évaluer l’intensité de leur peur et l’application décide s’il faut passer au niveau suivant ou recommencer le même. Les participants sont motivés grâce à des éléments de jeux, avec des récompenses et des animations.

Une application déjà accessible à tous

En tout, 66 volontaires ont participé à l’étude. Le premier…

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Par Edward Back, Journaliste hi-tech

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Quelles sont vos chances de gagner au loto ?

Gagner au loto, tout le monde en rêve. Mais rares sont les élus. Car, les mathématiques le confirment, vos chances de gagner au loto lorsque vous validez une grille sont extrêmement faibles.

Rappelons avant tout que malgré les fantasmes véhiculés par certains, le tirage du loto ne laisse place qu’au seul et unique hasard. Du 1 au 49, tous les nombres ont exactement la même chance de sortir gagnants. Les mathématiciens disent qu’il y a équiprobabilité et à partir de là, ils ont une formule qui permet de savoir combien on a exactement de chance de tomber sur la bonne combinaison de nombres.

La formule C = n! / [(n-p)! x p!] donne les différentes façons de choisir p éléments dans un ensemble de n éléments. Rappelons que le « ! » désigne la factorielle du nombre et que 4! = 4 x 3 x 2 x 1. Par exemple, imaginez que vous devez choisir 4 parfums de glace parmi 10, vous aurez 210 façons différentes de les accommoder.

Au loto, chaque boule a la même probabilité d’être tirée. Cela rend aisé le calcul des chances de l’emporter. © lucadp, Fotolia

Gagner au loto : une chance sur près de 20 millions !

Pour gagner au loto, il faut choisir les 5 bons numéros dans une grille qui en compte 49. En reprenant la formule ci-dessus, on conclut qu’il n’existe pas moins de 1.906.884 manières différentes de remplir sa grille. C’est énorme, mais ça peut valoir le coût. Mais c’est sans compter sur le fait que pour rafler le…

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Par Nathalie Mayer, Journaliste

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Religion. Les Français croient de moins en moins en Dieu

Dans le cadre d’un sondage Ifop pour l’Association des journalistes d’information sur les religions (Ajir) publié jeudi, à la question « Vous, personnellement croyez-vous en Dieu ? », 51 % des sondés répondent « non », contre 44% en 2011 et 2004.

Un peu plus de la moitié (51%) des Français ne croit pas en Dieu et l’épidémie de Covid-19 a eu peu d’effet sur la pratique religieuse, selon un sondage Ifop pour l’Association des journalistes d’information sur les religions (Ajir) publié jeudi.

A la question « Vous, personnellement croyez-vous en Dieu ? », 51 % des sondés répondent « non » (contre 44% en 2011 et 2004). Les Français étaient 66% à croire en Dieu en 1947, selon un sondage Ifop de l’époque. Dans le détail, les plus croyants sont chez les 65 ans et plus (58%) puis chez les 18-34 ans (48%).

Ni « sentiment religieux » ni « fibre spirituelle ».

L’épidémie de Covid-19 les a-t-elle rapprochés d’une pratique religieuse ? « Non », disent les interviewés, à 91%. Seuls 9% répondent par l’affirmative. Sondés sur l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2019, 79% répondent que cet événement n’a pas réveillé en eux de « sentiment religieux » ni de « fibre spirituelle ». Mais 21…

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