Redémarrer le champ magnétique de Mars ? Des chercheurs ont la solution

Si aujourd’hui, les agences spatiales visent officiellement la Lune, elles ont déjà le regard tourné vers Mars. Mais pour installer durablement une colonie sur la Planète rouge, il faudra envisager de la terraformer. Des chercheurs envisagent quelques solutions pour y arriver.

La terraformation. Il en est souvent question en science-fiction. Mais pour la science tout court, imaginer mettre l’idée en œuvre – transformer un environnement pour le rendre habitable par les humains – reste aujourd’hui encore difficile. Pourtant, les scientifiques estiment que si nous souhaitons coloniser Mars, par exemple, il faudra sérieusement l’envisager. Un premier pas, selon une équipe internationale incluant le scientifique en chef de la Nasa, James Green, serait de reformer autour de la Planète rouge un bouclier magnétique perdu, ou presque, depuis longtemps.

Le champ magnétique qui entoure la Terre nous protège en effet de la plupart des particules chargées à haute énergie qui nous arrivent du Soleil. Il les dévie et les empêche ainsi d’atteindre la surface. Il nous protège également plus largement des effets du vent solaire sur l’atmosphère. Car ce dernier a la fâcheuse tendance à littéralement décaper les atmosphères non protégées. C’est ce qui semble d’ailleurs être arrivé à Mars. Son…

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Par Nathalie Mayer, Journaliste

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Le mystère de l’origine de l’eau sur Terre enfin résolu ?

Depuis longtemps, la question de l’origine de l’eau sur Terre fait débat. Des chercheurs apportent aujourd’hui de nouveaux indices qui orientent vers une source probable un peu surprenante : le Soleil !

Notre Terre n’est pas la seule planète rocheuse du Système solaire. Mais elle présente tout de même une caractéristique que n’ont pas les autres : elle est couverte d’eau à plus de 70 % ! Et les chercheurs s’interrogent depuis longtemps sur son origine. Aujourd’hui, une équipe dirigée par l’université de Glasgow (Écosse) avance que le vent solaire, composé notamment d’ions hydrogène, aurait pu créer, à la surface de minuscules grains de poussière, une eau déposée ensuite sur Terre par des astéroïdes qui auraient croisé la trajectoire de notre Planète au début de l’histoire de notre Système solaire.

Rappelons que l’une des hypothèses pour expliquer la présence d’eau sur Terre fait intervenir des collisions avec des astéroïdes de type C — des astéroïdes carbonés, comme 75 % des astéroïdes — dans les dernières phases de formation de notre Planète. Mais l’empreinte isotopique de ces objets ne correspond pas tout à fait. Une autre source semble nécessaire.

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Par Nathalie Mayer, Journaliste

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Le désert saoudien enseveli sous un tapis de grêle

Le 21 novembre dernier, une violente tempête de grêle s’est abattue sur le nord de l’Arabie saoudite, ensevelissant le désert et plusieurs villes sous une épaisse couche de glace. Cette tempête aurait fait instantanément chuter les températures de 7 °C selon les médias locaux. Aux environs de la ville de Qurayat, située dans la province d’Al-Jawf, à 30 km de la frontière avec la Jordanie, le désert s’est littéralement transformé en rivière de glace. Début novembre, une autre tempête de grêle avait frappé le mont Dacca, près de la ville d’Ash Shifa, une ville située à environ 20 kilomètres de Riyad.

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Par Céline Deluzarche, Journaliste

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Islande : le premier observatoire de magma souterrain au monde va creuser vers le centre de la Terre

Le Krafla (Islande) était déjà un système volcanique exceptionnel de beauté. Et une région riche en ressources géothermiques. Qui s’apprête désormais à devenir également un site de recherche scientifique unique au monde. Une équipe internationale se prépare en effet à y créer un observatoire de magma souterrain.

L’endroit est merveilleux. Une caldeira d’une dizaine de kilomètres. Un lac de cratère rempli d’une eau turquoise incroyablement limpide. Des champs de lave encore chauds. Des panaches de fumée et des bouillonnements sulfureux. Un cadeau de la nature.

C’est au cœur de ce système volcanique toujours actif, le Krafla, qu’une équipe internationale de chercheurs s’apprête à prendre le départ de son « Voyage au centre de la Terre ». À quelques centaines de kilomètres seulement…

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Par Nathalie Mayer, Journaliste

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Audience cruciale pour le droit à l’avortement à la Cour suprême des Etats-Unis

Washington (AFP) – L’avenir du droit à l’avortement aux Etats-Unis se joue mercredi devant une Cour suprême profondément remaniée par Donald Trump, qui pourrait profiter de l’examen d’une loi du Mississippi pour revenir près de 50 ans en arrière.

Les neuf sages, dont six conservateurs, se pencheront à partir de 10H00 (15H00 GMT) sur une loi adoptée en 2018 par cet Etat du Sud, qui interdit les avortements après quinze semaines de grossesse.Elle devrait rendre sa décision au printemps prochain.

La loi, mesurée par rapport à d’autres législations adoptés ces dernières années, n’en viole pas moins le cadre légal fixé par la Cour suprême.En acceptant de l’examiner, la haute Cour a donc envoyé le signal qu’elle était prête à revoir sa copie.

Celle-ci remonte à 1973: dans son arrêt emblématique Roe v. Wade, la Cour a estimé que la Constitution garantissait un droit des femmes à avorter et que les Etats ne pouvait pas les en priver.En 1992, elle a précisé qu’il était valable tant que le fœtus n’est pas « viable » soit vers 22 à 24 semaines de grossesse.

Prenant acte de cette jurisprudence, les tribunaux fédéraux avaient bloqué la loi du Mississippi avant son entrée en vigueur.Les responsables de cet Etat rural et religieux se sont alors tournés vers la Cour suprême.

Quand elle a accepté leur recours, alors que rien ne l’y obligeait, la Cour a expliqué qu’elle était prête à interroger la limite de « viabilité ».Mais le Mississippi lui demande aujourd’hui d’aller plus loin et d’annuler tout bonnement son arrêt de 1973.

« Nous sommes conscients de l’impact de notre demande », a souligné dans un éditorial au Washington Post la procureure général de l’Etat, Lynn Fitch. »Mais, il y a 49 ans, la Cour a privilégié une intuition politique à un raisonnement légal solide pour atteindre une conclusion infondée constitutionnellement et il est temps de corriger cet erreur. »

– « Oubliettes » –

Tout les échelons du Parti républicain lui ont apporté leur soutien, ainsi que l’Eglise catholique et de nombreuses associations anti-avortement, dont certaines ont dépensé des millions de dollars en campagnes publicitaires avant l’audience.

Tous ces acteurs pensent que leur heure a sonné après un demi-siècle de lutte judiciaire et politique. 

« Nous sommes sur le point d’entrer dans une nouvelle ère, où la Cour suprême va renvoyer l’arrêt Roe v. Wade aux oubliettes de l’Histoire, dont il n’aurait jamais dû sortir », a lancé l’ancien vice-président Mike Pence, un ultraconservateur chrétien, à la veille de l’audience.

Les opposants à l’avortement sont galvanisés par l’arrivée à la Cour suprême de trois juges nommés par l’ex-président Donald Trump qui ont renforcé sa majorité conservatrice.

Leur influence s’est déjà faite sentir le 1er septembre, quand le temple du droit américain a refusé, pour des raisons de procédure, de bloquer l’entrée en vigueur d’une loi du Texas qui interdit d’avorter dès six semaines de grossesse.

Il a depuis rouvert le dossier et exprimé son scepticisme sur l’architecture du texte, mais sa décision finale se fait attendre et de nombreuses Texanes restent contraintes de quitter leur Etat pour avorter.

– 36 millions –

De l’autre côté, les défenseurs du droit des femmes à avorter, « inquiets comme jamais », serrent les rangs.

Des associations médicales, féministes ou des droits civiques ont écrit à la Cour pour lui demander d’invalider la loi du Mississippi, tout comme des centaines d’élus démocrates ou encore 500 athlètes de haut niveau, dont la footballeuse Megan Rapinoe.

Tous assurent qu’altérer, ne serait-ce qu’un peu, la jurisprudence actuelle, va faire tomber tout l’édifice.

Si le critère de viabilité est abandonné, « les Etats seront capables d’interdire les avortements à n’importe quel stade de la grossesse », relève ainsi Julie Rikelman, qui plaidera devant les neuf sages au nom de l’unique clinique pratiquant des avortements au Mississippi.

Selon la puissante organisation de planning familial, Planned Parenthood, 28 Etats ne manqueraient pas de faire, et 36 millions de femmes en âge de procréer seraient privés d’accès aux interruptions de grossesse.

Même sans le dire, valider la loi du Mississippi « reviendrait à annuler Roe », dit Julie Rikelman.