Google Stadia : une bêta payante incomplète, notre avis sur le “futur du jeu vidéo”

Après un peu plus d'une semaine d’utilisation, le service de jeux vidéo en streaming de Google déçoit et ne tient pas toutes ses promesses.

Avec sa plateforme cloud gaming Stadia, le géant américain Google souhaite se faire une place de taille dans l’industrie vidéoludique en proposant une expérience qui mise sur l’instantanéité. Aucun téléchargement, aucune mise à jour, aucun patch, aucune installation, c’est la promesse de la firme de Mountain View. Ainsi, le but est de pouvoir jouer sur n’importe quel écran (télévision, smartphone, ordinateur, tablette) sans devoir patienter. Il ne suffit que d’une manette, un Chromecast Ultra et une connexion internet (WiFi et Ethernet) pour s’immerger dans l’univers de nombreux AAA (22 jeux sont pour le moment disponibles, dont une seule exclusivité). Mais comme n’importe quel service de ce type (Shadow Blade, PlayStation Now, Vortex Cloud Gaming ou encore Nvidia GeForce Now), un abonnement est nécessaire. Google Stadia donne le choix aux joueurs entre une formule payante (9,99 euros par mois) et une formule gratuite (disponible début 2020). La première est censée donner accès à la résolution 4K avec du 60fps (requiert du 35 Mbits/s ou plus), tandis que la deuxième offre une résolution bridée à 1080p (requiert un peu plus de 10 Mbits/s ou plus).

Un lancement honteux pour un service ambitieux

Stadia de Google est amputée de nombreuses fonctionnalités depuis sa sortie, alors qu’elles avaient été présentées lors de la première conférence dédiée à la plateforme de la célèbre structure basée dans la Silicon Valley : Stream Connect (coop locale), Crowd Play (lobby entre un streamer et sa communauté), State Share (partager une sauvegarde), Family Sharing (partage familial de la bibliothèque de jeux), l’interface pour les trophées, l’intégration de YouTube, le streaming en 4K HDR (et son surround 5.1), l’assistant Google, partager des captures d’écrans et vidéos, l’utilisation d’une manette sans fil et l’impossibilité d’acheter des jeux via navigateur (PC et Mac). Là où Google fait également mal les choses avec Stadia, c’est au niveau de son catalogue de jeux. Si les clients doivent acheter à l’unité chacun des titres (la boutique n’est accessible que sur l’application mobile, tout comme les réglages de la qualité d’image), en plus d’un abonnement, les prix sont scandaleusement chers pour du dématérialisé, surtout si on fait un comparatif avec ceux des versions physiques pour les consoles de Sony (PS4, PS4 Pro) et Microsoft (Xbox One, Xbox One X).

Les jeux Google Stadia sont visuellement moins beaux que sur consoles ou PC

Le paramétrage du service de Google est fluide, tout en étant simpliste. Il suffit d’activer son compte avec l’application mobile et une adresse gmail (uniquement cette messagerie pour l’instant). Stadia permet de commencer sa partie sur un téléviseur, de la poursuivre sur un ordinateur et de la terminer sur un smartphone, la transition est vraiment bluffante. Les sauvegardes sont directement accessibles grâce au cloud. Dans le cadre de notre test, nous avions une TV 4K 55 pouces Philips 55PUS6561, un Macbook (édition 2015 avec écran Retina), un Asus Chromebook Flip C434 (écran NanoEdge), le meilleur du marché sous Chrome OS, et un Pixel 3a (l’un des photophones les plus performants du moment et indispensable pour Stadia). Concernant les connexions, la fibre et l’ADSL ont permis de juger les jeux en qualité 720p, 1080p et 4K. Si Google est exemplaire au niveau de la latence (quasi-absente sur l’ensemble des jeux jouables), visuellement on est très loin, mais vraiment très loin de ce qui était vendu au départ. On varie entre bouillie de pixels, compression vidéo (filtre flou), graphismes dégradés, perte de flux et par moments sautes de sons/images ou grésillements. Le rendu sur une TV adaptée (avec l’aide d’un Chromecast Ultra) est souvent meilleur, même si l’aspect streaming est encore trop présent. Ceci dit, c’est relativement moins visible sur un téléphone Google de la gamme Pixel, la taille de l’écran aidant à ne pas voir correctement le massacre.

Stadia Controller, une manette qui rassemble pratiquement le meilleur de la concurrence

Pour la manette de Stadia, Google a décidé de s’inspirer de l’ergonomie du contrôleur Pro de la Switch et des sticks symétriques de la PS4, tout en ajoutant des gâchettes souples avec d’excellents retours. Les finitions sont impeccables, même si la croix directionnelle n’est pas vraiment compatible avec les jeux de combat. Classique et agréable, elle est encore loin des meilleures manettes du marché. La recharge en USB-C et l’entrée jack pour connecter des écouteurs sont néanmoins forts appréciables. A noter qu’il est nécessaire de la brancher sur PC et mobiles pour lancer Google Stadia. Enfin, plusieurs boutons sont inutiles pour le moment car liés aux fonctionnalités absentes.

Stadia n’est pas prêt, Stadia n’est pas le futur du jeu vidéo

En l’état, il est plus que préférable de ne pas se laisser tenter par Google Stadia, même avec une bonne connexion. A ce jour, rien ne vaut une console (PS4, Xbox One, Nintendo Switch) ou un PC avec une configuration performante qui permet de faire tourner les jeux du moment. Cependant, l’arrivée de la formule gratuite et d’importantes fonctionnalités dès l’année prochaine pourraient sérieusement relancer un intérêt, au moins du côté du grand public, pour la plateforme cloud gaming, surtout si des améliorations sont réellement visibles. Google a évidemment du pain sur la planche pour améliorer son offre (catalogue très restreint, qualité graphique souvent catastrophique), d’autant plus que le Project xCloud de Microsoft s’annonce largement au-dessus, et que sa bêta est elle totalement gratuite.

Black Friday avec

À propos des bons plans

Le Black Friday est la meilleure période de l’année pour faire ses achats et réaliser des économies. Durant ces quelques jours, Begeek sera en première ligne pour dénicher les meilleures offres. En passant par nos liens pour faire vos achats, il est possible qu’une commission nous soit reversée. Pour vous, le prix reste le même et rend notre travail possible.

Ne rien louper du Black Friday

Retrouvez nos bons plans sur Twitter ici @begeek_bonplan et suivez notre page dédié au Black Friday avec l’ensemble de nos offres.

Resident Evil 3 va avoir droit à son remake en 2020

La version modernisée de Resident Evil 3: Nemesis est officialisée sur PS4, Xbox One et PC par l'éditeur nippon Capcom.

Suite au succès de Resident Evil 2 Remake avec le moteur propriétaire RE Engine, Capcom va renouveler l’expérience en célébrant le 20ème anniversaire de Resident Evil 3 avec une nouvelle réinterprétation moderne. Dès le 3 avril 2020, les fans vont pouvoir revivre les événements les plus sombres de la franchise avec Jill Valentine (un membre des STARS et porteuse du virus-T), Carlos Oliveira (un mercenaire engagé par l’Umbrella Biohazard Countermeasure Service) et le terrifiant Nemesis (l’une des armes biologiquement modifiées les plus redoutables d’Umbrella) dans la ville de Raccoon City avant son effondrement. En guise de bonus de précommande, le RE3 Classic Costume Pack permettra d’obtenir les accoutrements d’origine des deux héros de l’opus se déroulant en parallèle des événements de Resident Evil 2, tout en offrant un nouvel éclairage sur les actions d’Umbrela Corporation, la société pharmaceutique à l’origine du chaos.

Project REsistance devient Resident Evil Resistance

Annoncé durant le Tokyo Game Show 2019 sous le nom de Project REsistance, le multijoueur asymétrique 4vs1 accompagnera la sortie du remake de Resident Evil 3 en étant un complément parfait de la campagne solo : “En tant que Mastermind, un des participants pourra incarner certains des personnages clés de la saga tels qu’ Annette Birkin aux commandes de pièges mortels pour tester les survivants incarnés par les quatre autres joueurs. Le Mastermind dispose de commandes sous forme d’un jeu de carte pour manipuler l’environnement, placer des créatures, poser des pièges et des caméras de sécurité armées pour mystifier les malheureux survivants. Pour la première fois dans la saga, il sera sous certaines conditions même possible de contrôler directement des armes biologiques d’élite comme G-Birkin et le Tyran. De leur côté, les survivants devront travailler efficacement ensemble, en tirant le meilleur parti d’une variété d’armes et des capacités spéciales uniques de chaque personnage, pour avoir une chance d’échapper avant la fin du temps imparti à l’expérience mortelle qui leur est imposée.

Un trailer pour Resident Evil 3 Remake

Le remake de Resident Evil 3 mettra à l’honneur Jill Valentine dans une édition collector comprenant une figurine de 28cm à son effigie, un artbook à couverture rigide, un poster double-face avec une carte de Raccoon City et la bande-son au format numérique, le tout dans un coffret en carton. Disponible en précommande à 179,99 dollars chez GameStop (Amérique du Nord) et sans doute prochainement chez Micromania pour la France.

Final Fantasy 7 Remake : l’exclusivité sur PS4 va durer pendant un an

Le remake de Final Fantasy 7 sera une longue exclusivité temporaire pour la console de Sony.

Depuis son annonce tonitruante à l’E3 2015, Square Enix et Sony Interactive Entertainment martèlent un certain “Play it FIRST on PS4” (Jouez-y d’abord sur PS4) à chaque nouvelle communication sur Final Fantasy 7 Remake, sans pour autant donner des détails sur cette fameuse période d’exclusivité. Alors que la sortie de la première partie à Midgar est prévue pour le 3 mars 2020 (la suite est officiellement en développement), la jaquette nord-américaine du jeu révèle que l’exclusivité sur PS4 sera valable jusqu’au 3 mars 2021. Au-delà de cette date, l’éditeur japonais Square Enix sera en mesure de sortir des portages sur d’autres consoles (Xbox One ? Xbox Project Scarlett ?), mais ceci n’est pas une obligation. Pour mémoire, malgré la fin du deal entre Capcom et Sony pour la réalité virtuelle sur Résident Evil 7, nombreux sont les joueurs PC a attendre encore et toujours cette fonctionnalité sur la “master race”.

Le premier trailer de Final Fantasy 7 Remake à l’E3 2015

Final Fantasy 7 Remake est une réinterprétation de l’emblématique jeu d’origine de Square Enix. Le monde est contrôlé par la compagnie Shinra qui exploite la mako, l’énergie vitale de la planète. Dans la mégalopole de Midgar, les résistants du groupe Avalanche ont engagé Cloud Strife, un ex-membre des troupes d’élite de la Shinra, qui ne se doute pas de ce qui l’attend… L’histoire de cette première partie retrace la fuite du groupe hors de Midgar et nous fait vivre les événements qui secouent la ville avec une profondeur nouvelle.

Epic renonce, Fortnite arrive bientôt sur le Google Play Store

Fortnite est un succès mondial, sans aucune discussion possible. Le jeu est disponible sur Android depuis environ un an, mais pour en profiter, il fallait passer outre le Google Play Store. La situation va changer, le jeu sera bientôt disponible sur le Play Store.

Lorsque Epic a lancé Fortnite sur Android, le studio avait pris la décision assez controversée de contourner le Google Play Store. Ainsi, le jeu devait être téléchargé depuis un site dédié et les utilisateurs devaient l’installer sur leur smartphone manuellement, en désactivant la protection en place par défaut quant à la provenance des applications. Ce qui n’a pas manqué de susciter des craintes quant à de possibles malwares. Aujourd’hui, la situation s’apprête à changer.

Fortnite arrive bientôt sur le Google Play Store

En effet, selon un rapport de 9to5Google, Epic aurait finalement décidé d’abandonner son bras de fer contre Google, en annonçant que le jeu Fortnite sera bientôt disponible sur Google Play. L’entreprise espère aussi que le géant américain reverra sa politique tarifaire. Selon le studio, la commission de 30% prélevée par Google aux développeurs tiers est “illégale” pour une plate-forme de distribution qui bénéficie d’une part de marché de plus de 50%.

Epic met fin au bras de fer mais espère toujours que Google revoie sa politique tarifaire

Google a rapidement répondu aux déclarations d’Epic, déclarant notamment : “Android permet l’utilisation de plusieurs magasins d’applications et autant de choix pour les développeurs dans la distribution de leurs applications. Google Play a un business model et une politique tarifaire qui nous permettent d’investir dans notre plate-forme et les outils pour aider les développeurs à concevoir des entreprises et produits aboutis tout en gardant les utilisateurs en sécurité. Nous accueillons tout développeur qui reconnait la valeur de Google Play et nous attendons d’eux qu’ils se plient aux mêmes règles que les autres développeurs.” Epic n’est évidemment pas ravi de cette commission de 30% avec les chiffres que le jeu dégage. En 2018, Fortnite sur iOS rapportait ainsi quelque 2 millions de dollars par jour. 30% d’une telle somme représente un manque à gagner important, c’est certain…

Minecraft : le cross-play arrive sur PS4

Mojang et Sony permettent désormais aux fans de Minecraft de s'amuser dans un même écosystème multijoueur.

Le constructeur nippon Sony ne fait désormais plus bande à part avec Minecraft, le célèbre bac à sable du studio suédois Mojang (filiale de l’éditeur américain Microsoft). Disponible depuis quelques heures, la mise à jour gratuite Bedrock Edition réunit enfin les joueurs PS4, Xbox One, Switch, Windows 10, iOS, Android et Gear VR pour le meilleur et pour le pire : “La version unifiée du jeu offre la même expérience sur toutes les consoles (…) Cela signifie que vous avez la possibilité de passer d’une console à l’autre (une fois que vous avez lancé la dernière mise à jour). De plus, les joueurs PS4 ont maintenant aussi accès au Minecraft Marketplace, une source infinie pour obtenir des mondes, skins, mini-jeux et autres packs collaboratifs. Vous allez vivre non seulement la meilleure expérience Minecraft, mais plus de Minecraft que jamais.

“Create Together, Explore Together, Survive Together” : le trailer du Minecraft nouveau

Minecraft : PlayStation 4 Edition devient officiellement Minecraft sur PS4 (cette “abréviation” ne changera rien pour les acheteurs de l’ancienne ou de la nouvelle version). Ouvert au cross-play depuis maintenant plusieurs mois après avoir refusé l’idée pendant un moment, Sony continue d’incorporer petit à petit cette fonctionnalité dans certains jeux avec l’aide des éditeurs et des studios.