Facebook aussi a fait écouter vos conversations audio à des humains

Pour que nos assistants numériques vocaux et algorithmes d'intelligence artificielle puissent comprendre ce que l'on dit il faut parfaire les systèmes de reconnaissance vocale. Cela passe par une étude humaine de nos conversations. Parfois au détriment de la vie privée.

Facebook semble bien incapable de se sortir loin des scandales touchant à la vie privée des utilisateurs. Après les découvertes concernant Apple, Google, Amazon et Microsoft qui ont fait écouter les conversations audio à des tiers humains, voilà que c’est au tour du plus gros réseau social de la planète d’être épinglé pour le même motif. Dans un rapport de Bloomberg, on apprend que le réseau social Facebook a payé des contractants tiers dont la mission était de transcrire les conversations audio des utilisateurs. Le géant de Menlo Park a confirmé la chose et déclaré avoir mis le programme en pause.

Facebook aussi faisait écouter vos conversations audio à des tiers humains

Selon un communiqué publié par l’entreprise en réponse aux rapports : “tout comme Apple et Google, nous avons mis en pause le processus d’analyse humaine des contenus audio il y a plus d’une semaine.” Et d’ajouter que les utilisateurs concernés avaient explicitement activé l’option dans Facebook Messenger autorisant cette transcription des conversations audio par des tiers humains, ceci dans le but d’améliorer les algorithmes de compréhension via l’intelligence artificielle.

pour améliorer ses algorithmes de reconnaissance vocale

Facebook a aussi tenu à préciser que toutes les conversations étaient anonymisées. Difficile d’imaginer que cela suffise à apaiser les craintes des utilisateurs dont les discussions ont été transmises à de parfaits inconnus. La firme de Menlo Park n’est en tout cas pas la seule dans cette situation. Comme le communiqué le rappelait, Apple a aussi été accusé de faire transcrire les conversations Siri pour améliorer la précision de ses algorithmes. Pour une société qui se vante de faire de la vie privée de ses utilisateurs une priorité, c’est un comble. La firme de Cupertino avait rapidement réagi en suspendant le programme suite à ces révélations. Et en annonçant l’arrivée prochaine d’une option pour signifier explicitement la participation à ce programme.

Cyberdélinquance : un virus mondial neutralisé par les gendarmes français

Des centaines de milliers d'ordinateurs ont été infectés à travers le monde. Une attaque d'une ampleur inédite démantelée par les cybergendarmes français.

Les gendarmes français viennent de remporter une victoire majeure. Une équipe spécialisée a pu libérer 850 000 ordinateurs à travers le monde infectés par ce que les experts appellent un "ver informatique". "C'est un espèce de gros porte-avion qui se promène sur internet et qui peut tirer sur tout ce qui se présente avec la puissance de feu d'un porte-avion. L'idée c'était de couler le porte-avion pour être sur qu'il ne ferait pas de mal à personne", détaille le colonel Jean-Dominique Nollet du centre de lutte contre la criminalité numérique.

Un serveur basé en région parisienne

Tout est parti d'un serveur hébergé en région parisienne. Les pirates y ont installé un logiciel malveillant. Depuis leur tour de contrôle, ils envoient un courriel vérolé où ils s'introduisent dans une clé USB pour prendre la main sur les ordinateurs. Les utilisateurs ne se doutent de rien puisqu' aucune donnée n'est volée, mais leur appareil va servir à une attaque massive. Le serveur des pirates est désormais sous contrôle des gendarmes qui ont réussi à désinfecter à distance les ordinateurs piratés. Reste maintenant à arrêter les malfaiteurs basés en Europe de l'Est selon des sources proches de l'enquête.

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Cybercriminalité : les gendarmes français du numérique ont réalisé une première mondiale

Une unité d'élite de la gendarmerie nationale, en charge de la cybercriminalité, a neutralisé un réseau mondial qui s'était attaqué à plusieurs infrastructures.

C'est un très gros coup réalisé par les cybergendarmes français. Spécialisés dans la traque des escrocs du net, ils ont neutralisé un réseau d'ordinateurs infectés par un virus, qui permettaient aux pirates informatiques de lancer des attaques massives dans le monde entier. En 4 ans, Retadup a pris le contrôle de centaines de milliers de machines, avant d'être stoppé par l'unité d'élite française. Si les hackers n'ont pas été identifiés pour le moment, des sources proches de l'enquête évoquent un réseau russe.

Vols de données dans des hôpitaux

Mais leurs serveurs, leur tour de contrôle, se trouvaient en France. Les 850 000 ordinateurs de particuliers piratés ont ensuite servi à lancer des attaques contre des institutions ou des entreprises. "Il a fait des attaques sur des infrastructures comme des hôpitaux en volant des données des gens", explique le colonel Jean-Dominique Nollet, chef du centre de lutte contre la criminalité numérique. "Ils auraient pu neutraliser une infrastructure critique", estime-t-il.

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Cyberattaque : « Les particuliers ne sont ni suffisamment informés ni formés », selon un expert

Emmanuel Reinhard, ingénieur et spécialiste de sécurité informatique déplore le manque de formation des particuliers face aux cyberattaques.

Alors que la gendarmerie française a réussi à démanteler une cyberattaque planétaire, en parvenant à copier le logiciel espion et à le contrôler à distance pour désinfecter plus de 850 000 ordinateurs, Emmanuel Reinhard, ingénieur et spécialiste de sécurité informatique estime que "les particuliers ne sont ni suffisamment informés ni formés", ce mercredi 28 août sur franceinfo.

franceinfo : Les gendarmes ont pris les cybercriminels à leur propre jeu, faut-il être inventif pour faire face à la cybercriminalité ? Il faut voir comment les cybercriminels agissent pour développer de nouvelles parades ?

Emmanuel Reinhard : Certainement. C'est très rusé ce qu'ils ont fait, c'est une très bonne idée. Vu que les pirates eux-mêmes passent leur temps à innover, il faut aussi innover pour se défendre. Il faut comprendre leurs méthodes de travail pour les contrer. Ce sont vraiment des cas particuliers, il faut vraiment comprendre tous les aspects techniques de ce qu'ont fait les pirates pour savoir comment les contrer. Dans ce cas particulier, c'était donc la bonne solution mais il y a beaucoup de types différents de cybercriminalité donc on ne va pas réagir de la même manière à du hameçonnage, à une demande de rançon.

Qu'est-ce que les cybercriminels (...)

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Cybercriminalité : les gendarmes français mettent fin à une attaque mondiale

Une unité d'élite de la gendarmerie nationale a réussi stoppé un virus qui s'attaquait aux ordinateurs des particuliers afin de procéder ensuite à des attaques massives à travers le monde. 850 000 appareils étaient infectés.

C'est une belle victoire pour les gendarmes français dans la lutte contre la cybercriminalité. En effet, on apprend mercredi 28 août qu'ils ont réussi à neutraliser un virus géant qui infectait quelque 850 000 ordinateurs de particuliers à travers la planète. Une première mondiale réalisée par une unité d'élite de lutte contre la cybercriminalité, et qui a ainsi mis fin aux pratiques d'un réseau très bien organisé en désinfectant les appareils à distance.

"L'idée, c'était de couler le porte-avion"

"On a actuellement 161 pays, sur 247 qui sont intéressés dans la carte, qui sont touchés par Retadup", explique l'un des gendarmes. "C'est une espèce de gros porte-avion qui se promène sur internet, et qui peut tirer sur tout ce qui se présente, avec la puissance de feu d'un porte-avion. Donc l'idée, c'était de couler le porte-avion", poursuit-il. Les ordinateurs infectés étaient ensuite utilisés pour des attaques massives, comme sur des hôpitaux.

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