Tiafoe, Kyrgios et Korda passent

Après la pluie, le beau temps est venu pour Frances Tiafoe. Après avoir recollé à une manche partout contre Botic van de Zandschulp, l’Américain a vu la rencontre être interrompue par la pluie après un point disputé dans le dernier set. Revenu ce vendredi sur le court, le 27eme mondial n’a pas perdu de temps face à la tête de série numéro 8 du tournoi. Après avoir manqué une balle de break dès le premier jeu, Frances Tiafoe a atteint son but peu de temps après afin de mener trois jeux à un. Longtemps à sa main sur son engagement, l’Américain s’est tendu à mesure que la fin du match se rapprochait. Ce qui s’est matérialisé par deux balles de débreak concédées dans le huitième jeu. Parvenant à se reprendre, Frances Tiafoe a tenu son service et contraint Botic van de Zandschulp à servir pour rester dans le match. Le Néerlandais n’est pas apparu à l’aise mais a résisté, écartant trois balles de match. Toutefois, le 26eme mondial a atteint ses limites et la quatrième a été la bonne. Frances Tiafoe s’impose (4-6, 6-2, 6-3 en 2h13’) et n’a pas dû attendre bien longtemps pour connaître son adversaire.


?ref_src=twsrc%5Etfw »>August 5, 2022

Kyrgios a conclu face à Opelka

Coupé dans son élan ce jeudi alors qu’il menait face à Reilly Opelka après avoir gagné le premier set au jeu décisif, Nick Kyrgios a su limiter son temps de présence sur le court en ce début de journée. Après avoir repris son jeu de service interrompu comme si de rien n’était, l’Australien a immédiatement pris l’ascendant sur la tête de série numéro 4 à Washington. Menant alors quatre jeux à un, le finaliste du dernier Wimbledon n’a jamais laissé à son adversaire le moindre petit espoir de revenir dans le match. En effet, c’est sur le service de Reilly Opelka que Nick Kyrgios est allé mettre fin au suspense dans cette rencontre disputée en deux parties à sa première balle de match (7-6, 6-2 en 1h17’). Frances Tiafoe et Nick Kyrgios ont désormais rendez-vous en session de soirée pour une place dans le dernier carré à Washington.


?ref_src=twsrc%5Etfw »>August 5, 2022

Korda a mieux géré l’interruption

S’il y a un joueur qui n’a pas digéré l’arrêt de son match ce jeudi, c’est bien Grigor Dimitrov. Alors qu’il menait une manche à rien quand la pluie s’est invitée sur Washington, le Bulgare a été dominé par Sebastian Korda quand la rencontre a pu reprendre ses droits ce vendredi. Après avoir sauvé trois balles de break, l’Américain a pris les commandes, signant une série de cinq jeux remportés consécutivement afin d’égaliser à une manche partout à la première occasion. Alors qu’une réaction était attendue venant de Grigor Dimitrov, la tête de série numéro 5 du tournoi n’a pas su se relancer. Au contraire, Sebastian Korda a profité de la situation pour s’envoler au tableau d’affichage. Remportant quatre jeux consécutifs, le 54eme mondial a pu mener cinq jeux à un. Au moment de conclure sur son service, l’Américain a tremblé mais a su écarter une balle de débreak avant de sceller le sort du match à la deuxième opportunité (4-6, 6-1, 6-2 en 2h19’). Mikael Ymer sera son adversaire en quarts de finale à l’occasion du dernier match au programme ce vendredi.

Tennis: Chung est de retour !

On le croyait disparu des radars à tout jamais, le revoilà sur les courts. Certes, uniquement sur ceux d’entraînement pour le moment, mais peu importe. Hyeon Chung, maintenant âgé de 26 ans, est de retour et c’est déjà une sacrée bonne nouvelle pour les fans du joueur sud-coréen qui s’était très vite invité dans le Top 20 mondial alors que certains spécialistes apprenaient tout juste à le connaître. Le natif de Suwon a publié récemment sur les réseaux sociaux une vidéo de lui à l’entraînement. Une publication accompagnée en légende d’un « Hello » évocateur qui en dit long sur le plaisir que représente pour Chung le premier de voir peut-être enfin le bout du tunnel après trois années marquées essentiellement par des blessures pour celui qui avait fait d’abord fait parler de lui sur le circuit Challenger. Débarqué ensuite sur le circuit principal, ce joueur très agressif aussi incisif en revers qu’en coup droit et présentant la particularité de porter des lunettes, d’ailleurs assez imposantes, avait très vite enchaîné les exploits. Le futur 19eme au classement avait notamment croqué Zverev à Barcelone en 2017, puis Gaël Monfils à Munich lors d’une même année qui avait vu le grand (il mesure 1,88m) Sud-Coréen s’offrir également David Goffin, Andrey Rublev, Sam Querrey ou encore Roberto Bautista Agut avant de remporter en fin de saison à Milan le Masters des jeunes, avec au passage des succès contre Denis Shapovalov, Daniil Medvedev ou encore Rublev, et ce à deux reprises.

Opéré d’une grave blessure au dos


?ref_src=twsrc%5Etfw »>August 10, 2022

Bien évidemment, pour la majorité des suiveurs, Chung, c’est surtout cet incroyable parcours à Melbourne lors de l’Open d’Australie 2018. Uniquement battu par Roger Federer en demi-finales, et encore sur abandon après qu’une première blessure est venu contrarier ses plans et le stopper dans son élan, Chung avait vécu une quinzaine pas loin d’être rêvée, n’en déplaise à Medvedev, Zverev ou même Novak Djokovic, ayant tous découvert en ce début d’année 2018 le talent de celui qui ne compte aucun titre sur le circuit à ce jour mais avait encore fait très fort dans la foulée de son superbe Open d’Australie en se hissant en quarts de finale à Indian Wells et Miami et dans le dernier carré de Munich, quelques jours plus tard. Les ennuis ont alors commencé pour Chung, blessé régulièrement, notamment au dos. Une grave blessure qui lui a valu de se faire opérer. Sorti dès le deuxième tour des qualifications de Roland-Garros en septembre 2020, il n’a plus jamais rejoué un match depuis. De retour à l’entraînement, le grand absent des deux dernières années pourrait toutefois renouer prochainement avec la compétition. Sauf nouveau coup dur pour celui que l’on ne pensait même plus revoir un jour à l’œuvre. Pourtant, Hyeon Chung est bien de retour.

Il y a des choses qui ne changent pas…

Vainqueur à Washington, finaliste du dernier Wimbledon, encore à son avantage à Montréal la semaine dernière… Même s’il n’a pas encore retrouvé son meilleur classement (13eme en octobre 2016), Nick Kyrgios n’avait en revanche assurément jamais joué aussi bien dans sa carrière sur une période aussi longue et avec autant de constance. Alors naturellement, les supporters australiens s’attendaient à ce que leur héros du moment acceptent de défendre les couleurs du pays en Coupe Davis, le mois prochain à Hambourg (13 au 18 septembre) à l’occasion de la phase de groupes de la phase finale. Malheureux pour eux comme pour le capitaine de l’équipe australienne Lleyton Hewitt, cela ne sera pas le cas. Et Kyrgios, qui n’a plus participé à l’épreuve depuis trois ans et le passage à la nouvelle formule de cette compétition qu’il n’a de toute façon jamais porté réellement dans son cœur, continuera donc de briller par son absence, tandis que ses compatriotes, eux, devront se passer de ses services en Allemagne pour tenter d’extirper d’un groupe C qui verra l’Australie se frotter à l’Allemagne, à la Belgique mais aussi à l’équipe de France, dont la composition est connue depuis lundi.

Kyrgios n’est « pas disponible »

A entendre le capitaine australien, le 28eme mondial a coupé court à toute spéculation en faisant savoir à la Fédération australienne qu’il n’était « pas disponible » pour le rendez-vous programmé à l’issue de l’US Open. « Il aurait été génial d’avoir Nick dans l’équipe mais, malheureusement, il n’était pas disponible pour ce match », a déploré Hewitt dans un communiqué. L’Australie se présentera donc à Hambourg avec Alex De Minaur, Thanasi Kokkinakis, Matt Ebden et Max Purcell. Les deux premiers disputeront les simples. Ebden et Purcell seront, eux, alignés en double. Mais sans Kyrgios, la marche semble très haute pour les Aussies, qui attendent une nouvelle victoire en Coupe Davis depuis leur dernier sacre, en 2003.

Bonzi : « Il va falloir digérer »

Après un très bon épisode sur gazon, récompensé notamment par un quart de finale à Newport et cette demi-finale perdue contre Majorque face à Stefanos Tsitsipas, Benjamin Bonzi espérait que le passage sur dur et la tournée américaine lui permettraient de poursuivre sa progression et d’ajouter de nouvelles victoires à son compteur. Malheureusement pour celui qui peut se vanter depuis plusieurs semaines d’être le dauphin de Gaël Monfils au classement des Français les mieux classés à l’ATP, rien ne se passe comme prévu pour le moment et le Nîmois n’a toujours pas gagné depuis qu’il a posé le pied sur le sol américain. Lundi soir, à Cincinnati, une nouvelle occasion s’est présentée pour le protégé de Lionel Zimbler. Mais en face, il y avait de nouveau le géant américain et machine à aces John Isner, qui avait déjà joué un vilain tour à Bonzi à Newport. L’histoire s’est encore répétée, avec une nouvelle victoire du joueur de 2,08m au jeu décisif du troisième set. Un scénario similaire à celui du 14 juillet dernier que le 48eme au classement avait forcément du mal à digérer, même si, comme à Newport, il n’avait pas à rougir de sa prestation, bien au contraire. « C’est sensiblement pareil qu’à Newport, on est un peu sur le même scénario. Peut-être que je dois prendre le premier, je ne le fais pas et après on connaît les tie-breaks. C’est le jeu. Il m’a peut-être manqué un peu de service dans les tie-breaks, des points un peu plus faciles par moments. Il ne manque pas grand-chose », analysait d’ailleurs ensuite en conférence de presse avec beaucoup de lucidité sur sa performance le joueur du Stade toulousain, qui avait appris juste avant la rencontre que Sébastien Grosjean l’avait retenu pour disputer la phase de groupes de la phase finale de Coupe Davis avec les Bleus.

Avec à l’horizon ses grands débuts à l’US Open

Une bonne nouvelle qu’il n’a pas eu vraiment le temps d’apprécier. Au même titre que l’ex-rouleau compresseur du circuit Challenger n’a pas eu le plaisir de célébrer cette première convocation pour lui qui avait uniquement eu le plaisir de prendre la température du groupe en février dernier comme en mars, lors du barrage face à l’Equateur. Même s’il reconnaît que faire partie cette fois des quatre premiers noms lui fait très plaisir. « J’étais super content d’être pris. C’est plus dur avec le match aujourd’hui (lundi) de voir cet aspect-là, mais bien sûr je suis très content. C’est quelque chose qui me tient à cœur. J’ai vécu une super expérience à Pau, ça va être génial de retrouver l’équipe. » Bonzi aura le temps d’y penser. Car pour le moment, seul lui importe d’enfin débloquer son compteur dans cette tournée américaine qui tourne au fiasco pour l’intéressé pour le moment sur le plan comptable (trois matchs, trois défaites, toutes au premier tour). « Il va falloir digérer ce début de tournée et se consacrer à la suite et aux deux tournois qui arrivent. » Le partenaire de double de Monfils à Montréal la semaine dernière disposera en effet de deux nouvelles opportunités : à Winston Salem puis à l’US Open, qu’il découvrira par la même occasion. En espérant cette fois que les Etats-Unis lui porteront chance.

Cincinnati: Cornet, quelle gifle !

Fortunes diverses pour Alizé Cornet et Caroline Garcia, ce lundi au 1er tour du tournoi de Cincinnati. La première, automatiquement qualifiée pour le grand tableau, s’est fait gifler (6-1, 6-0) comme rarement dans sa carrière par Sloane Stephens. Aucun souci en revanche pour la seconde, issue des qualifications mais qui ne s’est pas gênée pour enchaîner une troisième victoire, aux dépens de Petra Martic (6-3, 6-3), et continue ainsi son parcours dans l’Ohio. Garcia, qui avait réussi à se sortir des griffes de Diane Parry puis d’Andrea Petkovic pour se hisser dans le tableau une semaine après s’être fait éjecter d’entrée à Toronto par… Cornet a fait preuve de beaucoup de sérieux face à la Croate aujourd’hui 56eme au classement mais qui faisait encore partie du Top 15 il n’y a pas si longtemps que cela encore. La numéro 1 française déjà titrée à deux reprises cette saison (Varsovie et Bad Homburg) alors qu’elle n’avait plus soulevé de trophée en simple depuis 2019 (Nottingham) retrouvera au deuxième tour l’une des favorites Maria Sakkari, de nouveau numéro 3 mondiale depuis lundi et tête de série numéro 4 du tournoi.

Cornet fantomatique

Cornet, elle, s’imaginait bien s’offrir un nouveau test contre Iga Swiatek, qu’elle était parvenue à faire tomber de son nuage à Wimbledon le mois dernier. Malheureusement pour la Niçoise, la Cornet qui s’est présentée lundi face à Stephens n’était que l’ombre de celle qui avait mis un terme à l’impressionnante série de victoires de la numéro 1 mondiale polonaise. Méconnaissable pendant toute la partie face à l’Américaine, qui n’a pas eu besoin de plus d’une heure pour ridiculiser notre représentante, la 37eme mondiale ne lui a jamais posé le moindre problème. Pire : multipliant d’entrée les fautes directes et concédant break après break, la Française a pratiquement offert le match sur un plateau à la 57eme au classement, qui s’était justement arrêtée au 2eme tour à Toronto après avoir buté sur Sakkari, future adversaire de Garcia. Pour Cornet, c’est déjà terminé. Et étant donné sa prestation de lundi, il ne pouvait pas en être autrement.