Rugby. Pourquoi la France compte-t-elle autant de bons demis d’ouverture aujourd’hui ?

Depuis quelques saisons, le Top 14 et la Pro D2 ont vu émerger plusieurs ouvreurs jeunes et talentueux. Certains – comme Romain Ntamack et Matthieu Jalibert – ont déjà intégré le XV de France. D’autres frappent à la porte des Bleus avec insistance. Difficile à imaginer il y a quelques années, lorsque la sélection cherchait son n° 10 providentiel. Comment alors expliquer une telle densité à ce poste si particulier ?

Romain Ntamack (Toulouse), Matthieu Jalibert (Bordeaux), Louis Carbonel (Toulon), Antoine Hastoy (Pau), pour ne citer qu’eux. Leurs points communs ? Ils sont tous Français, ont moins de 24 ans, jouent n° 10 et sont titulaires dans leur club.

Mais la liste ne s’arrête pas là. Au total, ils sont une dizaine à évoluer régulièrement dans leur formation à l’échelon professionnel (Top 14 et Pro D2). Il faut remonter loin dans les grimoires du rugby hexagonal pour voir une telle densité à ce poste si particulier et très exposé. Il me semble que c’est inédit, tranche même Yann Delaigue, ancien ouvreur des Bleus. Cette émergence est le fruit de plusieurs facteurs.

Une génération dorée

La plupart de ces ouvreurs ont fourbi leurs armes dans l’antichambre des Bleus, au sein des équip…

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XV de France. Brice Dulin, un revenant chez les Bleus

Trois ans après sa dernière sélection, l’arrière Brice Dulin profite des circonstances et de son bon début de saison pour refaire son apparition dans le XV de France, opposé à l’Italie samedi (21h10) au Stade de France.

Le 24 juin 2017, à l’Ellis Park de Johannesbourg, Dulin enfilait pour la dernière fois le maillot du XV de France lors d’un match remporté haut la main (35-12) par les Springboks. « C’est un énorme plaisir de revenir ici », a savouré l’arrière rochelais de 30 ans (29 sélections) pour son retour à Marcoussis, lui qui craignait « surtout » de ne pas pouvoir revenir « à (son) meilleur niveau ».

Sélectionné pour la première fois à 22 ans, champion de France à 23 ans avec Castres, ce gabarit petit (1,76 m) mais rapide a vu sa carrière ralentie par des pépins physiques dont une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche en 2018. Une blessure contractée quelques mois seulement après la mort brutale de son père.

« La chance que j’ai eue, c’est de pouvoir rejouer après ma blessure du genou. Je n’ai pas forcément été très performant mais on m’a fait confiance en club, on m’a laissé le temps de revenir… Avec le temps de jeu, le plaisir est revenu, les sensations auss…

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XV de France. Le moment de Jean-Pascal Barraque est arrivé

Ce samedi, le XV de France affrontera l’Italie au Stade de France. L’occasion pour Jean-Pascal Barraque, le trois-quart centre de l’AS Clermont et capitaine de l’équipe de France à 7, qui a commencé le rugby au RC Concarneau, de connaître sa première cape à 29 ans.

Au moment de pénétrer sur la pelouse du Stade de France, ce samedi contre l’Italie, il fera partie des jeunes premiers, contrairement à ce que ses traits laisseront penser. À 29 ans, Jean-Pascal Barraque va découvrir le XV de France. Une première cape qu’il doit en partie à son excellent début de saison sous les couleurs de Clermont.

En Auvergne, il exprime pleinement son potentiel. Clermont procure un jeu basé sur l’évitement et le déplacement, détaille pour expliquer ses bonnes performances. Un ensemble de chose qui fait que je me sens bien là-bas. Un jeu trop structuré, je ne m’y serais peut-être pas retrouvé.

« Un bon mélange pour être dans le XV de France »

Cela ne pouvait pas convenir à ce septiste en plein retour au rudiment du XV, au poste de trois-quart centre. Depuis 2016, hormis pour une pige à Bordeaux-Bègles (2017), il fait les beaux jours de l’équipe de France à 7 dont il est le capitaine. Mais l’absence de …

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Rugby. Geraci, Pensenti, Barraque… Un XV de France new-look pour affronter l’Italie

Cinq novices, une charnière habituée aux seconds rôles et des revenants : le XV de France a dû se réinventer pour affronter l’Italie samedi (21 h 10) au Stade de France, où une place pour la finale de la Coupe d’Automne des nations est en jeu.

Avec six autres joueurs sans aucune sélection sur le banc du XV de France pour affronter l’Italie samedi (21 h 10), cela fait onze néophytes au total. Du jamais vu depuis juin 2007 et un test-match perdu face aux All Blacks (42-11) à Auckland, en l’absence des demi-finalistes du Top 14.

À l’époque, Julien Pierre, Grégory Le Corvec, Nicolas Durand et consorts étaient encadrés par Christian Califano, Olivier Magne, Sébastien Chabal ou Thomas Castaignède.

Mais dans le huis clos de Saint-Denis, où un hommage sera rendu à l’ex-ailier international Christophe Dominici, décédé mardi, l’essentiel de l’expérience de ce XV de France « new-look » se concentre sur trois joueurs : le demi de mêlée Baptiste Serin (38 sélections), bombardé capitaine en l’absence de Charles Ollivon, l’ailier Teddy Thomas (21 sél.), seul rescapé du XV type et l’arrière Brice Dulin (29 sél.), rappelé pour la première fois depuis plus de trois ans.

Un seul autre joueur, un reven…

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Laporte: « Il (Dominici) ne voulait plus vivre »

Face aux joueurs du XV de France mercredi, Bernard Laporte, le patron de la Fédération française de rugby, a rendu un hommage bouleversant à Christophe Dominici.

Emu aux larmes, Bernard Laporte accuse le coup depuis la mort tragique de Christophe Dominici, un ancien international tricolore qu’il a eu sous ses ordres en tant que sélectionneur et entraîneur du Stade Français. Mercredi au lendemain du drame, l’actuel président de la Fédération française de rugby (FFR) a tenu à rencontrer les joueurs du XV de France pour rendre hommage à l’ancien ailier disparu à l’âge de 48 ans.

« Je tenais à vous dire deux mots. Le rugby français est dans la peine, dixit le haut dirigeant, dans un discours capté par les caméras de France TV. Je ne suis pas là au nom de l’amitié que j’avais avec Christophe. Je suis là parce que je suis le président de la Fédération française de rugby. Il a porté 77 fois le maillot de l’équipe de France. 77 fois. Ça a été un joueur hors-norme. C’était un grand mec. Il ne voulait plus vivre. C’est comme ça. Merci pour lui. »

Les larmes de Galthié

Face à un portrait de Christophe Dominici, qui a en fait endossé le maillot bleu à 67 reprises, pour 25 essais marqués et 125 points glanés, les hommes de Fabien Galthié – en pleurs lui aussi – ont ensuite observé une minute d’applaudissements pour saluer sa mémoire. L’hommage se poursuivra samedi au Stade de France, en marge du match d’Autumn Nations Cup entre la France et l’Italie.

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