Ibanez prolonge jusqu’en 2028

Raphaël Ibanez et le XV de France, c’est une histoire d’amour qui dure ! L’ancien talonneur, déjà sélectionné à 98 reprises avec les Bleus lorsqu’il était joueur, sera le manager de l’équipe de France jusqu’en 2028. C’est lui-même qui l’a annoncé ce mardi soir sur Europe 1. « Ça fonctionne bien donc je vais prolonger l’aventure. Cette aventure c’est la plus belle, la plus intense que l’on puisse imaginer, que l’on puisse vivre. Donc voilà, j’ai signé jusqu’en juin 2028. C’est la plus belle aventure sportive lorsqu’on est passionné de rugby et lorsqu’on est dans l’action et dans l’engagement », a annoncé le manager de bientôt 50 ans, qui vit des heures difficiles actuellement, avec l’annonce il y a quelques semaines de la leucémie de son fils Matéo (22 ans), qui joue à Blagnac.

Un peu de mouvement dans le staff des Bleus

Raphaël Ibanez avait été nommé à ce poste de manager par le président de la Fédération française de rugby Bernard Laporte en 2020, jusqu’à la Coupe du Monde 2023. Mais comme tout se passe bien pour le XV de France, sur et en dehors du terrain, le contrat de Raphaël Ibanez est donc prolongé, à l’instar de celui du sélectionneur Fabien Galthié (jusqu’en 2027) et de plusieurs membres du staff. Vlok Cilliers (spécialiste du jeu au pied), Shaun Edwards (entraîneur de la défense) et William Servat (entraîneur de la mêlée) ont eux aussi prolongé leur bail jusqu’à la Coupe du Monde 2027 en Australie. Thibault Giroud (directeur de la performance) va quant à lui rejoindre Bordeaux-Bègles et Yannick Bru après le Mondial en France, alors que Karim Ghezal (entraîneur de la touche) et Laurent Labit (entraîneur de l’attaque) vont partir entraîner le Stade Français. Alors que Laurent Sempéré, actuellement au Stade Français, remplacera Ghezal chez les Bleus, Fabien Galthié cherche toujours un remplaçant à Labit (Pierre Mignoni, sollicité, a décidé de rester fidèle à Toulon) et à Giroud.

Programme TV Tournoi des 6 Nations 2023 : sur quelles chaînes et à quelles heures suivre la compétition ?

Le Tournoi des 6 Nations a débuté le week-end du 4 février avec une première victoire du XV de France face aux Italiens. Où et quand regarder la suite de la compétition ? Découvrez le programme télé complet des matchs du Six Nations 2023.

Coup d’envoi de la nouvelle édition du Tournoi des Six nations ! L’Équipe de France de rugby vient remettre son titre en jeu. En 2022, les coéquipiers d’Antoine Dupont avaient triomphé de l’Angleterre et réalisé un Grand Chelem historique. Nos Bleus, invaincus depuis désormais 14 rencontres, ont entamé leur compétition face à l’Italie avec une victoire dans la douleur 29-24. Pour aiguiller les fans du ballon ovale, Télé-Loisirs vous propose de découvrir l’intégralité des affiches des matches des bleus et de leurs adversaires, leurs horaires et leurs chaînes de diffusion afin de ne rien louper.

La France et Antoine Dupont remettent leur titre en jeu dans le Tournoi des 6 Nations 2023

Le Tournoi des Six Nations regroupe les plus grandes nations européennes de Rugby. Ces sélections nationales s’affrontent toutes les unes les autres à l’occasion d’un match unique. La compétition se déroule tous les ans et permet d’alterner les matchs à domicile et les matchs (…)

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Paris au bout de l’ennui

Le Stade Français Paris a tenu bon jusqu’au bout. Alors que Lyon s’était rapproché à deux points après son succès ce samedi à La Rochelle, les joueurs de Gonzalo Quesada ont signé un succès précieux à domicile face à Bordeaux-Bègles. Le tout au terme d’un match qui n’a pas brillé par les envolées des 30 joueurs présents au Stade Jean-Bouin. Dès les premiers instants, les Girondins ont pris l’initiative du jeu et poussé à la faute la défense parisienne. Après avoir manqué une première tentative au bout de trois minutes, Zack Holmes a su se reprendre 180 secondes plus tard pour ouvrir le score depuis l’axe du terrain à 40 mètres des perches. Le buteur de l’UBB a laissé en route trois points supplémentaires au terme des dix premières minutes de la rencontre. Les maladresses se sont alors multipliées de part et d’autre, entre lancers pas droits en touche et jeu au pied fourni mais peu précis, sans oublier des incompréhensions ne permettant pas au public parisien de profiter d’un match enlevé. Peu après la demi-heure de jeu, Cyril Cazeaux a vu une porte s’ouvrir dans la défense parisienne mais la brèche a été immédiatement comblée et le deuxième-ligne n’a pu aller à dame. Face à la multiplication des fautes, l’arbitre de la rencontre a fini par perdre patience et Giovanni Habel-Küffner a assisté comme spectateur à la fin du premier acte.

Segonds adroit pour le Stade Français Paris

Le troisième-ligne parisien a écopé d’un carton jaune après avoir commis la faute de trop. Sur la pénalité, Zack Holmes a bonifié le travail de son équipe, donnant six points d’avance à l’UBB. Toutefois, l’ancien Toulousain ne savait pas encore à ce moment de la rencontre qu’il venait d’inscrire les derniers points de sa formation. A deux minutes de la pause, Joris Segonds a tiré le maximum d’une faute de la défense girondine sur une charge de Paul Alo-Emile, permettant au club de la Capitale de ne compter que trois points de retard au moment de retrouver les vestiaires. La deuxième période a débuté sur les mêmes bases que la première, avec deux formations qui ont abusé du jeu au pied sans parvenir à déséquilibrer la défense adverse. Les deux bancs ont alors commencé à s’ouvrir, avec notamment l’entrée en jeu côté parisien de Clément Castets, appelé à rejoindre le XV de France à Rome dès ce lundi. Dix minutes après la reprise, Joris Segonds a converti une faute girondine au sol en trois points permettant au Stade Français Paris de revenir à hauteur au tableau d’affichage. Face à une défense parisienne bien en place et très agressive, les joueurs de Bordeaux-Bègles ont le plus souvent perdu du terrain, quand ce n’était pas le ballon.

Bordeaux-Bègles a tardé à jouer son va-tout

A l’heure de jeu, après une faute de l’alignement girondin, Joris Segonds a permis à sa formation de virer en tête sur pénalité. Ce à quoi Zack Holmes n’a pu répondre à l’approche des dix dernières minutes. A une trentaine de mètres de la cible, le buteur australien a manqué son geste, le ballon passant à droite des poteaux. Solides en mêlée, les joueurs de Gonzalo Quesada ont fait un pas de plus vers la victoire à la 75eme minute en obtenant une pénalité sur laquelle Joris Segonds n’a pas tremblé. Avec six points de retard, les Girondins ont lâché les chevaux dans les derniers instants, animant enfin une rencontre qui a trop longtemps ronronné. Faisant parler sa vitesse, Louis Bielle-Biarrey a percé le rideau défensif parisien et permis à son équipe de mettre une énorme pression dans les cinq derniers mètres. Multipliant les pénalités jouées à la main, l’UBB a essayé de faire craquer les Parisiens mais ces derniers ont su mettre les barbelés pour tenir la victoire. Un duel âpre qui a pris fin sur une dernière maladresse d’Hugo Zabalza qui, voulant jouer au large, a envoyé directement le ballon sur Thomas Jolmès, pris au dépourvu et coupable d’un en-avant. Avec cette courte victoire (12-6), le Stade Français Paris repousse Lyon à six points mais voit Toulouse prendre un peu plus de marge. Bordeaux-Bègles, avec cette deuxième défaite de rang, ne réintègre pas les six premiers du classement.

Galthié appelle six renforts

Fabien Galthié a décidé de déroger à ses habitudes. Alors que la convention liant la LNR à la FFR lui permet de disposer de 42 joueurs pour préparer les rencontres, le sélectionneur du XV de France va compter sur 34 éléments en amont du déplacement en Irlande dans le cadre de la deuxième journée du Tournoi des 6 Nations. En effet, quelques heures après le difficile succès tricolore à Rome face à la Squadra Azzurra, le staff du XV de France a communiqué une liste de six joueurs qui viendront s’ajouter aux 28 qui ont fait le déplacement en Italie. Alors que Louis Bielle-Biarrey et Emilien Gailleton, qui ont pris part à la préparation du match contre les Azzurri, sont laissés à la disposition de l’équipe de France U20, ce sont six joueurs qui ont été présents à Capbreton la semaine passée qui vont rallier Rome, où les Bleus s’entraîneront avant de rejoindre Dublin jeudi prochain.


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Castets de retour, trois Toulousains en renfort

Pour ce qui est des lignes avant, ce sont trois éléments qui vont venir renforcer le groupe France. Surprise de la dernière liste, le pilier du Stade Français Paris Clément Castets va prendre l’avion pour l’Italie tout comme les troisièmes-lignes François Cros et Alexandre Bécognée. Le Toulousain et le Montpelliérain seront accompagnés de trois joueurs des lignes arrières. Au centre, c’est Pierre-Louis Barassi qui sera en soutien quand son coéquipier à Toulouse Matthis Lebel est le seul ailier de cette liste complémentaire. Le sixième et dernier joueur appelé concerne le poste d’arrière puisque c’est le Bordelais Romain Buros qui est concerné. Ces 34 joueurs vont avoir une semaine pour corriger les travers, notamment concernant la discipline, qui ont été mis en lumière par la difficile victoire bonifiée obtenue ce dimanche face à l’Italie afin de proposer une toute autre partition face à l’Irlande, numéro 1 mondiale, qui a impressionné au pays de Galles ce samedi.

XV de France-Dupont: « Ça aurait pu être pire que ça »

Antoine Dupont (demi de mêlée et capitaine du XV de France)

« Je pense qu’il n’y a pas de quoi sauter partout après cette victoire. On a été indisciplinés, c’est le premier mot. On doit tourner à plus de 20 pénalités. On sait très bien qu’à ce niveau, ce n’est pas jouable et qu’il va falloir très vite rectifier le tir. Je ne sais pas ce qui nous a empêché d’être lucide, on va l’analyser. On n’a pas su stopper cette contagion qui nous a pris dès le début du match. On n’a pas su corriger nos attitudes en temps réel même si on a eu des mots sur ça à la mi-temps. On n’a pas su rectifier le tir en temps réel encore une fois. Il va falloir le faire dans la semaine. On va essayer de positiver mais, évidemment, il y a beaucoup plus de négatif que de positif aujourd’hui (dimanche). Quand on voit le score et le scenario, ça aurait pu être pire que ça. »

Fabien Galthié (sélectionneur du XV de France)

« En premier, je retiens de ce match la difficulté qu’on a eu à le gagner. On a été en difficulté sur une partie du match et il a fallu vraiment composer pour arriver à ramener la victoire, en plus avec quatre essais et le bonus offensif. C’est ce qui nous met dans la course par rapport à l’Irlande, qui a gagné au pays de Galles et de quelle manière, et puis les Ecossais en Angleterre. Il y a du positif puisque, de toute façon, c’est une victoire bonifiée. C’était l’objectif. Le troisième objectif qui n’a pas été atteint, c’est la qualité de la performance. Je pense qu’on a bien été empêchés par les Italiens et aussi par notre attitude par rapport notamment à l’arbitrage puisqu’on a été sanctionnés 18 fois. Je ne rajoute pas les avantages et le carton jaune. C’est surtout dans des zones où on ne doit pas faire de fautes, surtout en position défensive quand il n’y a pas de danger. On s’est mis en difficulté franchement. On a une base de travail déjà, une base intéressante sur laquelle on va pouvoir s’appuyer et un premier vécu commun. On a du mal à commencer, c’était déjà la même chose l’an passé contre l’Italie, ça avait été la même chose dans les débuts de tournée, qui ne sont pas toujours réussis face à l’Australie ou l’Argentine. On doit notamment se réguler par rapport à la qualité de notre jeu vis-à-vis de l’arbitrage. On l’a pourtant travaillé, on y a passé du temps et on commence à avoir de l’expérience mais on voit qu’aujourd’hui (dimanche), on est essentiellement en difficulté dans ce domaine-là. C’est du rugby mais ce n’est pas tout le rugby. Il y a des choses qu’on a pas pu exprimer ou bien exprimer par moments. Il y a ensuite la notion autour de l’arbitrage. Je pense qu’on peut vite rectifier le tir en discutant avec le futur corps arbitral. C’est Wayne Barnes qui nous arbitrera en Irlande. Il faut comprendre comment il veut que la partie se passe. »

Ethan Dumortier (ailier du XV de France)

« Je suis content. Ce n’était pas facile. Durant les dix premières minutes, j’ai compris un peu ce qu’était le niveau international. Ça m’a vite calmé. J’ai cherché un peu d’air durant la première mi-temps et ça allait un peu mieux après. Je suis plutôt content, c’est une bonne chose. On a gagné, on commence le Tournoi comme il le faut, avec une victoire. Il y a deux ou trois petits détails qu’on doit régler et corriger mais, pour un début de Tournoi, c’est plutôt bien. Ce qui m’a surpris, c’est surtout l’intensité, la volonté des deux équipes de vouloir imposer le rythme. Le jeu est peu haché, les ballons sont rarement hors du terrain. Il y a beaucoup de temps de jeu effectif et c’est difficile de suivre parce qu’on enchaîne les courses, parfois sans ballon. C’est plutôt sur ces points-là où j’étais un peu dans le dur. On savait qu’on allait jouer contre une équipe d’Italie qui avait énormément de ressources, qui a beaucoup progressé. Ce n’est plus l’Italie qu’on connaissait des précédents Tournois des 6 Nations. On savait qu’ils avaient à cœur de mettre de l’intensité, que ce soit dans les duels ou dans le rythme de jeu. On a été un peu surpris en début de période et on a fait beaucoup de fautes. On leur a donné beaucoup d’opportunités de gagner du terrain, c’est ce qui nous a mis en difficulté. Au final, ça nous a réussi mais on s’est quand même fait un peu peur. »

Thibaud Flament (deuxième-ligne du XV de France)

« Je pense que le gros point négatif reste la conquête, qu’elle soit en touche ou en mêlée. On n’a pas réussi à bien s’imposer. Ils ont aussi très bien joué. La discipline, c’est quelque chose qu’on a travaillé et, malheureusement, ça ne s’est pas bien vu aujourd’hui (dimanche). Quand on fait trop de fautes comme ça, c’est compliqué de jouer dans l’avancée, d’imposer notre jeu. Ils ont su tirer avantage de ça. Ça reste une victoire à l’extérieur, ce qui n’est jamais facile dans ce Tournoi. On savait que les Italiens allaient mettre une grosse envie dès le départ. Je pense qu’on a réussi à un peu contrer ça. Il y a quand même des points positifs sur ce match. »

Source : France 2