Australie: Le procès Folau en février 2020

Le litige entre la star déchue des Wallabies Israel Folau d’un côté, Rugby Australia et la franchise des Waratahs de l’autre, sera tranché le 4 février 2020.

L’arrière international, qui plaide le licenciement abusif basé sur une discrimination religieuse, a été viré par ses deux employeurs en raison de propos homophobes tenus sur son compte Twitter en avril dernier ("Ivrognes, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées, idolâtres, l'Enfer vous attend. Repentez-vous! Seul Jésus peut vous sauver"). Le joueur de 30 ans (1,94m pour 103 kg) réclame de pouvoir rejouer et 10 millions de dollars de compensation.

Malgré l’échec de tentatives de conciliation, une médiation doit avoir lieu le 13 décembre pour éviter le tribunal. Chrétien évangélique, Folau était un élément majeur des Wallabies depuis 2013 avec ses 37 essais marqués en sélection et aurait dû à ce titre prendre part à la prochaine Coupe du monde au Japon (20 sept.-2 nov.).

Bastareaud, deux ans au LOU ?

La pige lyonnaise de Mathieu Bastareaud ne devait durer qu’à peine quatre mois, d’août à décembre 2019, en tant que joker Coupe du Monde, l’ex-international français devant ensuite faire l’expérience exotique du championnat américain avec le New York Rugby United.

Mais selon les informations de Midi Olympique ce lundi, le centre passé par le Stade Français et Toulon aurait été séduit par le discours de Pierre Mignoni, entraîneur du LOU, sur les ambitions et le projet de jeu du club sur le long terme. Les paroles de son ex-partenaire au sein du XV de France Frédéric Michalak, aujourd’hui conseiller au recrutement dans le Rhône, ont également été très persuasives pour le convaincre de signer pour deux saisons pleines.

Alors que Bastareaud pouvait revenir à Mayol après ses 6 mois aux Etats-Unis, le RC Toulon ne s’opposerait pas à ce transfert. Selon l’hebdomadaire, les détails de l’avenir du natif de Créteil devraient être réglés avant son départ outre-Atlantique.

Décès à Toulouse d’un jeune treiziste anglais

Le rugby anglais perd l’une de ses jeunes pousses. D’après les informations de la BBC, Archie Bruce, joueur de rugby à XIII du club des Batley Bulldogs, a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel ce dimanche à Toulouse. Le joueur de 20 ans avait fait ses débuts en tant que remplaçant lors du match de son équipe quelques heures plus tôt face au Stade Toulousain (46-0).

"Nous sommes dévastés d’annoncer la mort de notre jeune joueur Archie Bruce", a communiqué son équipe. La famille a demandé, selon le président du club Kevin Nicholas, de l’intimité dans ces moments difficiles. Le Stade Toulousain a lui présenté ses condoléances et promis de supporter les proches, les amis et le club au maximum.

Les coéquipiers du demi de mêlée et les dirigeants de Batley restent actuellement à Toulouse pour les besoins de l’enquête.

Coupe du monde de rugby. Leonardo Ghiraldini disputera le Mondial avec l’Italie

Bonne nouvelle pour l’Italie. Leonardo Ghiraldini fait partie des 31 Italiens qui vont disputer la prochaine coupe du monde de rugby au Japon. Le talonneur revient tout juste d’une grave blessure au genou contractée lors du dernier Tournoi des six nations.

De retour parmi les jeunots. Leonardo Ghiraldini (104 capes), blessé en mars, a été rappelé dans la liste de 31 joueurs de l’Italie pour le Mondial, marquée par la présence de nombreux jeunes, a annoncé la fédération italienne dimanche.

L’ancien talonneur du Stade toulousain de 34 ans avait été victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit en mars contre la France pendant le Tournoi des Six nations, et ignorait s’il serait rétabli à temps pour participer à sa quatrième Coupe du Monde de rang au Japon (du 20 septembre au 2 novembre).

Mais le vice-capitaine italien, taulier -- avec Sergio Parisse et Alessandro Zanni -- d’un groupe jeune qui comptera 23 joueurs qui n’ont jamais disputé un Mondial, a bien été sélectionné par le technicien Conor O’Shea.

Le sélectionneur irlandais du XV d’Italie, qui a réduit son groupe provisoire de 44 hommes à 31 après l’écrasant succès 85-15 contre la Russie en amical samedi, a confié av...

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Du jamais vu depuis 3 ans pour le XV de France !

Les Bleus, vainqueurs sans appel de l’Ecosse (32-3), n’avaient plus été à pareille fête depuis l’automne 2016. Même si aucun Tricolore ne s’enflamme, difficile dans ces conditions de ne pas distinguer un effet Galthié.

La patte Galthié, forcément. Après presque deux ans d’une ère Brunel calamiteuse tant sur le plan des résultats que de jeu, l’irruption de "l’adjoint comme un autre", dixit « Moustache », dans le paysage du XV de France porte déjà ses fruits. A la faveur de sa prise en mains des Bleus depuis le coup d’envoi de la préparation à la Coupe du monde au Japon (20 septembre-2 novembre), il y a huit semaines, et d’un travail physique intense sous les ordres de Thibault Giroud, le nouveau « tortionnaire de Guirado » et de ses partenaires, missionné pour combler autant que possible le fossé avec les meilleures nations mondiales.

Le résultat ne s’est pas fait attendre face à l’Ecosse, même remaniée, avec le succès et la manière samedi, à Nice (32-3), où les Tricolores ont passé cinq essais à leurs adversaires en affichant fluidité dans les passes et les intentions de jeu, solidité en défense et haute intensité. Tout ce qui faisait défaut à l’équipe coachée jusqu’à présent par Brunel. Pour une victoire à l’ampleur inédite (+29) depuis trois ans.  

Un maître mot : humilité

Il faut remonter à novembre 2016 pour trouver la trace d’une équipe de France capable de s’imposer sur un score aussi large, c’était face aux Samoa (52-8, +44). Plus ancienne encore est la marque d’un succès de ce niveau face au XV du Chardon, qui ne s’était plus aussi nettement incliné depuis quinze ans et un revers dans le Tournoi contre les Français (0-31, +31).

Pour autant, par-delà ces belles promesses qu’il leur faudra confirmer dès samedi prochain, à Murrayfield (13h10), le capitaine du soir Jefferson Poirot et ses coéquipiers, dans la droite ligne de leur sélectionneur, se gardaient bien de se gargariser d’un tel résultat.

"On a une prépa difficile, physiquement. On appréhendait un peu ce premier match, savoir s’il nous restait du jus, reconnaît Damian Penaud, ailier capable - et c’est vraiment nouveau en bleu - de se proposer au centre du terrain. J’ai l’impression qu’on a dominé ce match dans sa globalité, on s’est rassurés sur certains secteurs et c’est de bon augure pour la suite. A nous de continuer à bien bosser dans notre coin. Et surtout rester les pieds sur terre. (…) Chacun apporte sa pierre à l’édifice, propose une solution, et quand tout le monde s’écoute et connaît son rôle, c’est mieux. C’est vraiment une partie pleine et maîtrisée."

Une rareté. "Oui, on ne va pas jouer les fines bouches, on sait qu’on a besoin de confiance et de victoires, souligne Poirot. Mais… Derrière, on a aussi besoin beaucoup d’humilité, parce qu’on a trop souvent par le passé alterner le bon et le mauvais. (…) Aujourd’hui, on a fait un match de préparation contre l’Ecosse, mais la Coupe du monde n’a pas encore commencé. Donc on a zéro point." Pas faux non plus.