Jacques Santini, hommage et émotion

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Alors que cette saison marque le 50e anniversaire de la formidable épopée des Verts de Saint-Etienne, Jacques Santini en fut l’un des héros malheureux.
Cette fois, l’AS Saint-Etienne et les héros de 1976 devraient s’entendre. Au printemps 2016, pour le 40e anniversaire de la maudite finale de Glasgow, les anciens joueurs avaient en effet voulu se désolidariser du club au moment des célébrations. A cet effet, Dominique Bathenay, président de l’amicale des anciens de 76, a rencontré cet automne les dirigeants stéphanois pour évoquer les festivités des 50 ans.
A en croire la presse locale, les Verts de 1976 devraient être mis à l’honneur, le 9 mai, à l’occasion de la réception d’Amiens pour le compte de la dernière journée de Ligue 2. Une cérémonie en forme de passage de témoins devrait être organisée. Tous les anciens de l’ASSE seront attendus, parmi lesquels Jacques Santini.
Arrivé au club à seulement 17 ans, l’ancien milieu défensif a évolué durant 12 saisons à Saint-Etienne avant de quitter le Forez en 1981 pour Montpellier. S’il compte 50 buts en 324 matches avec les Verts, le 12 mai 1976, face au Bayern Munich, le natif de Belfort, entré en jeu en remplacement de Christian Synaeghel blessé, voit sa tête s’écraser sur la transversale de l'Hampden Park de Glasgow. « Depuis 1969, j’en ai marqué des buts comme ça dans l’axe… des centaines de fois. Oui, des centaines ! Mais ce jour-là, le ballon n’a pas voulu rentrer », confiait-il à l’occasion du 40e anniversaire de cette finale légendaire.
« On méritait la Coupe aux grandes oreilles », ajoutait-il, conscient d’en être pas moins entré dans la légende du football français. « Là, on a vraiment franchi une étape, dans le fait de renverser des montagnes. C'était une époque creuse de notre football national. Les footballeurs sous le maillot bleu ou vert ont compris qu'ils étaient capables de battre des adversaires de qualité supérieure », avait-il souligné. « Alors que le football français traversait une période très noire, notre équipe dégageait des valeurs sympathiques, d'humilité, de simplicité, de travail, de solidarité », confiait-il par ailleurs.
Cinquante ans plus tard, l’essentiel est ailleurs pour Jacques Santini. « On est toujours copains, à parler encore de ce moment ensemble », ne manque-t-il pas de souligner à l’évocation de ce souvenir, ajoutant : « Finalement, c’est avec une défaite qu’on a fait aimer le football à la France ! »
Et s’il a beaucoup vadrouillé par la suite, notamment une fois revêtu son costume d’entraîneur, son cœur est resté dans le Forez. « Ma carrière, mon épouse stéphanoise, mes enfants et leurs familles, mes amis qui vivent ici : tout me relie à ce territoire », avait-il expliqué au magazine de la Loire, précisant : « Les rapports humains vraiment chaleureux n’existent qu’à Saint-Étienne. Ça, c’est véridique. »
Cette fois, l’AS Saint-Etienne et les héros de 1976 devraient s’entendre. Au printemps 2016, pour le 40e anniversaire de la maudite finale de Glasgow, les anciens joueurs avaient en effet voulu se désolidariser du club au moment des célébrations. A cet effet, Dominique Bathenay, président de l’amicale des anciens de 76, a rencontré cet automne les dirigeants stéphanois pour évoquer les festivités des 50 ans.
A en croire la presse locale, les Verts de 1976 devraient être mis à l’honneur, le 9 mai, à l’occasion de la réception d’Amiens pour le compte de la dernière journée de Ligue 2. Une cérémonie en forme de passage de témoins devrait être organisée. Tous les anciens de l’ASSE seront attendus, parmi lesquels Jacques Santini.
Arrivé au club à seulement 17 ans, l’ancien milieu défensif a évolué durant 12 saisons à Saint-Etienne avant de quitter le Forez en 1981 pour Montpellier. S’il compte 50 buts en 324 matches avec les Verts, le 12 mai 1976, face au Bayern Munich, le natif de Belfort, entré en jeu en remplacement de Christian Synaeghel blessé, voit sa tête s’écraser sur la transversale de l'Hampden Park de Glasgow. « Depuis 1969, j’en ai marqué des buts comme ça dans l’axe… des centaines de fois. Oui, des centaines ! Mais ce jour-là, le ballon n’a pas voulu rentrer », confiait-il à l’occasion du 40e anniversaire de cette finale légendaire.
Viscéralement attaché à Saint-Etienne
« On méritait la Coupe aux grandes oreilles », ajoutait-il, conscient d’en être pas moins entré dans la légende du football français. « Là, on a vraiment franchi une étape, dans le fait de renverser des montagnes. C'était une époque creuse de notre football national. Les footballeurs sous le maillot bleu ou vert ont compris qu'ils étaient capables de battre des adversaires de qualité supérieure », avait-il souligné. « Alors que le football français traversait une période très noire, notre équipe dégageait des valeurs sympathiques, d'humilité, de simplicité, de travail, de solidarité », confiait-il par ailleurs.
Cinquante ans plus tard, l’essentiel est ailleurs pour Jacques Santini. « On est toujours copains, à parler encore de ce moment ensemble », ne manque-t-il pas de souligner à l’évocation de ce souvenir, ajoutant : « Finalement, c’est avec une défaite qu’on a fait aimer le football à la France ! »
Et s’il a beaucoup vadrouillé par la suite, notamment une fois revêtu son costume d’entraîneur, son cœur est resté dans le Forez. « Ma carrière, mon épouse stéphanoise, mes enfants et leurs familles, mes amis qui vivent ici : tout me relie à ce territoire », avait-il expliqué au magazine de la Loire, précisant : « Les rapports humains vraiment chaleureux n’existent qu’à Saint-Étienne. Ça, c’est véridique. »
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