Lappartient répond à Adams

David Lappartient n’entend pas céder face à la pression. Alors que Sylvan Adams, propriétaire de l’équipe Israel-Premier Tech, a vivement critiqué le système de promotion et de relégation mis en place dès 2023 concernant le World Tour, le président de l’Union Cycliste Internationale (UCI) a profité du Congrès de l’instance organisé en marge des Mondiaux sur route à Wollongong pour faire un point sur la situation. L’ancien patron du cyclisme français s’est montré ferme quant à la mise en place de ce nouveau système. « C’est le sport. Ce n’est pas sympa d’être relégué mais, dans le cas du football, si vous êtes dernier de la première division, vous descendez en deuxième division, a confié David Lappartient dans des propos recueillis par le site spécialisé Cyclingnews. Ça fait partie du sport, vous devez accepter le résultat. » Assurant que les dirigeants de l’UCI sont « conscients des efforts faits par toutes les équipes », le patron du cyclisme mondial affirme qu’il faut « également laisser la porte ouverte à de nouveaux entrants ».

Lappartient confirme la limite à 18 équipes

Sylvan Adams a récemment affirmé être prêt à aller au bout de toutes les procédures si son équipe devait quitter l’élite du cyclisme international. Ce à quoi David Lappartient a répondu de manière ferme et déterminée. « Est-ce qu’ils peuvent contester la relégation ? C’est évident mais nous sommes confiants quant au fait que notre système sera validé, a confié ce dernier. Ce système a été validé il y a de cela quatre ans lors d’une réunion du Comité de Direction de l’UCI en septembre 2018 après de longues années de discussion. » Rappelant qu’une période de trois ans sera prise en compte pour les promotions et relégation, ce qui était « une demande des équipes » que l’UCI a accepté, David Lappartient rappelle que « les organisateurs de courses voulaient un système automatique de promotion et relégation ». Un consensus que certains désormais contestent, appelant à une extension à 20 équipes du World Tour. Ce à quoi le président de l’UCI a répondu par une fin de non-recevoir : « Nous avons fixé la limite à 18 équipes World Tour, qu’elles soient déjà détentrices d’une licence ou de potentiels nouveaux entrants ». Il semble donc que rien ne changera pour le cycle 2023-2025.

Evenepoel, de sérieux doutes ?

L’année 2022 aura été celle de toutes les premières pour Remco Evenepoel. Après avoir remporté son premier Monument sur Liège-Bastogne-Liège au printemps, le prodige belge a décroché sa première victoire sur un grand Tour en écrasant la Vuelta puis a été sacré champion du monde en Australie. « Atteindre mes trois rêves la même année, c’est fou », pouvait bien savourer le coureur de la Quick-Step.

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Entré dans l’histoire du cyclisme en rejoignant Eddy Merckx et Bernard Hinault dans le cercle très fermé des coureurs capables de remporter la même année un Monument, un Grand Tour et les championnats du monde, Remco Evenepoel mérite tous les superlatifs de l’aveu du Cannibale. « C’est un nouveau roi, ça fait longtemps qu’il était sur le marche-pied, on l’attendait presque depuis l’époque où il était junior tellement il gagnait avec facilité. Aujourd’hui, Remco Evenepoel est rentré dans le cercle très restreint, non plus des stars, mais des icônes comme Roger Federer », s’est enthousiasmé Cyrille Guimard auprès de Cyclism’Actu.

On peut toujours avoir des doutes

« On peut toujours avoir des doutes, « est-ce que ça va durer ? », « on en a vu d’autres… » », a poursuivi l’ancien sélectionneur tricolore, avant de se montrer définitif : « mais non je crois qu’on n’en a pas vu d’autres. » « On peut se demander quel serait son palmarès aujourd’hui s’il n’y avait pas eu cette longue coupure après sa chute sur le Tour de Lombardie, qui l’a quand même handicapée physiquement pendant pratiquement un an et demi », a-t-il poursuivi avant de donner son avis sur la question du moment : Remco Evenepoel sera-t-il au départ du prochain Tour de France ?

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«Non. Ce n’est pas une obligation. Il a déjà pris le départ d’un Tour d’Italie en n’étant pas suffisamment prêt l’an dernier. N’oubliez pas qu’il a 22 ans, il y a peu de temps, on disait qu’à cet âge on était trop jeune », a-t-il lancé, ajoutant : « Regardez par exemple Tadej Pogacar cette année, il a une équipe de bras cassés et il n’a pas gagné le Tour de France. Aujourd’hui est-ce que l’équipe de Lefevere est prête, sur un Tour de France, à prendre la barre du premier au dernier jour ? Alors laissez Patrick Lefevere gérer le problème avec le coureur et ses conseillers et on verra bien s’il sera au départ du Tour de France ou pas. »

Alaphilippe, le nouveau défi

Retour à l’ordinaire pour Julian Alaphilippe. Le coureur français va retrouver le maillot de l’équipe Quick-Step Alpha Vinyl et délaisser la tunique de champion du monde, sa deuxième peau depuis deux ans, qui est désormais la propriété de son coéquipier Remco Evenepoel.

Maintenant que le feuilleton du championnat du monde est terminé, Alaphilippe va pouvoir se consacrer sur ses derniers objectifs de la saison. Parmi eux, le Tour de Lombardie, où il avait terminé deuxième en 2017 derrière Vincenzo Nibali. Pour préparer ce dernier Monument de l’année, le puncheur de Saint-Amand Montrond va disputer samedi le Tour d’Emilie, où sont également attendus David Gaudu, Alejandro Valverde, Tadej Pogacar et peut-être Mathieu van der Poel, si le Néerlandais a la tête à la course après ce qui lui est arrivé en Australie. 

Alaphilippe, qui va disputer pour la première fois ce Tour d’Emilie, sera épaulé par Tim Declercq, Dries Devenyns, James Knox, Ilan Van Wilder, Mauri Vansevenant et Louis Vervaeke. « Nous avons une équipe solide et très motivée pour samedi. Nous avons bien réussi ici par le passé et nous espérons une autre bonne sortie ce week-end. Julian vient d’Australie et est très déterminé pour ces dernières semaines de la saison, mais nous avons aussi d’autres gars qui peuvent obtenir un bon résultat, donc nous sommes confiants et ferons de notre mieux là-bas », a expliqué le directeur sportif Davide Bramati.

Alaphilippe garde encore l’espoir de finir sur une bonne note une saison qui a été particulièrement difficile pour lui, avec de nombreuses chutes et seulement deux victoires.

Tour de Croatie: Persuadé d’avoir gagné, il est battu à la photo-finish

Malheureux, Pierre Barbier. Le Français de l’équipe B&B Hotels-KTM pensait bien tenir la première victoire de sa carrière chez les professionnels ce mercredi sur le Tour de Croatie. Lors de l’arrivée à Zadar, le sprinteur tricolore était persuadé d’avoir débordé l’Italien Jonathan Milan (Bahrain-Victorious) pour le devancer sur la ligne d’arrivée. Il a immédiatement levé les bras, et laissé exploser sa joie.

Battu pour moins d’un millième de seconde !

Malheureusement pour lui, Pierre Barbier a déchanté quelques minutes plus tard. Le verdict de la photo-finish lui a été fatal, donnant un infime avantage à Milan, pour moins d’un millième de seconde. Rageant.

Interrogé à chaud sur la chaîne L’Equipe, Pierre Barbier avait du mal à digérer ce résultat. « Je n’aurais jamais levé les bras si je n’étais pas sûr. Après la course, Milan me dit que c’est moi, c’est clair. Je suis sûr », a regretté le coureur français. Il semble pourtant que ce soit bien juste après la ligne d’arrivée que Barbier ait dépassé Milan.

Evenepoel, un incroyable coup de théâtre en vue ?

Vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, de la Vuelta en 2022, et depuis le week-end dernier de la course en ligne des championnats du monde, Remco Evenepoel a encore changé de dimension. Déjà convoité par le passé, le phénomène belge de 22 ans l’est d’autant plus aujourd’hui. 

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D’après les informations de Vélo News, la formation Ineos-Grenadiers souhaiterait s’attacher les services de Remco Evenepoel, encore sous contrat avec la Quick-Step jusqu’en 2026. Le boss de l’équipe belge, Patrick Lefevere, a partagé une discussion privée qu’il a eu avec son homologue, Dave Brailsford, dans laquelle ce dernier fait clairement part de son intérêt pour le natif d’Alost.  

« Si vous voulez le vendre un jour, appelez-moi »

« C’est simple. Brailsford m’a envoyé un texto, ce qu’il ne fait pas très souvent. Il a dit: « Félicitations, quel champion, et si vous voulez le vendre un jour, appelez-moi » », a ainsi lâché le patron de la Quick-Step

« Il n’y a pas eu de réunion, mais nous avons eu une conversation téléphonique avec Ineos », a reconnu de son côté de le père du coureur, Patrick Evenepoel, et d’ajouter: « Nous sommes en contact avec eux depuis des années. C’est normal qu’ils m’appellent pour me féliciter après des victoires sur la Vuelta et Liège-Bastogne-Liège. (…) Ce n’est pas à moi de parler. Nous voulons fêter la Vuelta et les championnats du monde. Et nous verrons ce qui se passera dans le futur. »