« Des similitudes entre Remco et Lance »

Durant sa carrière, Klaas Lodewyck a croisé Lance Armstrong sur une seule course, le Tour des Flandres 2010, lorsqu’ils portaient respectivement le maillot de Topsport et de RadioShack. Mais celui qui est aujourd’hui directeur sportif de l’équipe Quick Step – Alpha Vinyl connait suffisamment l’Américain pour le comparer à… Remco Evenepoel, le prodige de la formation belge, vainqueur de la Vuelta et champion du monde 2022. Alors que le jeune Belge (qui n’était pas né lorsque le Texan a gagné son premier Tour de France) a souvent été comparé à son compatriote Eddy Merckx pour sa volonté de gagner tout le temps et sur tous types de courses, le dirigeant lui voit plus un côté Lance Armstrong. Du point de vue de sa mentalité, pas de son attrait pour la triche, bien sûr…

« Remco veut toujours gagner aussi »

« C’est peut-être une mauvaise comparaison, mais en termes de caractère, je vois des similitudes entre Remco et Lance, confie-t-il dans le magazine allemand Ride. Mis à part tout ce qui a mal tourné avec Armstrong dans le passé, Lance était aussi quelqu’un qui ne pouvait jamais assez gagner. Quand il commençait quelque part, il voulait être le meilleur. Remco veut toujours gagner aussi. Le dernier dimanche matin de la Vuelta à Madrid, il a déjà commencé à nous parler des Championnats du monde à Wollongong. Ce n’est jamais assez. Cela montre aussi qu’il est toujours déterminé à être le meilleur et à gagner des courses. Lance était un tueur. Si vous lui frappiez les tibias, il vous frappait dix fois plus fort. Habituellement, il le faisait sur le vélo, mais parfois aussi verbalement. Remco a aussi cette mentalité de tueur. Il répond aussi souvent par des performances sur le vélo. Bien qu’il soit beaucoup plus diplomate dans ses commentaires. » Un tempérament de feu qu’on retrouvera dès le 22 janvier, la semaine de ses 23 ans, au Tour de San Juan en Argentine, où il a prévu de débuter la saison 2023, avant de participer au Tour des Emirats Arabes Unis en février et à Tirreno-Adriatico en mars.

Van der Poel signe son retour

Mathieu van der Poel n’aura pas mis longtemps à s’illustrer à nouveau en cyclo-cross. Alors qu’il avait presque fait l’impasse sur toute la saison l’an dernier, le Néerlandais s’est imposé ce dimanche à Hulst (Pays-Bas) pour son retour. Lors de cette manche comptant pour la Coupe du monde, le coureur de la formation Alpecin-Deceuninck a petit à petit repris ses repères dans la discipline, lui qui a été victime d’une chute dès les premiers tours. Par la suite, « MVDP » a dompté les conditions pour tirer son épingle du jeu et signer la 143eme victoire de sa carrière, la première depuis le 31 janvier 2021 à Ostende. A l’arrivée, van der Poel a dévancé les Belges Laurens Sweeck (Crelan-Fristads) et Eli Iserbyt (Bingoal Pauwels Sauces), alors que Thomas Pidcock a lui dû abandonner à cause d’un incident mécanique. « Ça fait du bien. Il m’a fallu un certain temps pour gagner sur le terrain. L’année dernière n’a pas été bonne », pouvait alors exulter le vainqueur du jour.


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« Je suis heureux d’être de retour »

« Ce n’était même pas une saison entière, car je n’ai couru qu’une course et demie… Mais je me sentais bien ce dimanche. J’avais donc eu une bonne préparation pour ce cross à Hulst. Je suis très heureux de ma forme. Mais techniquement, j’ai fait beaucoup d’erreurs, même si je pense que c’est aussi normal. J’ai été éloigné du cross pendant longtemps, mais je suis heureux d’être de retour. J’ai encore du travail à faire pour atteindre le haut niveau. Mais je ne peux qu’être satisfait aujourd’hui. J’ai encore besoin de quelques course, a par la suite reconnu van der Poel, dans des propos repris par Cyclism’Actu. Ma forme est très bonne car j’ai eu une bonne préparation en Espagne. J’ai également encore besoin d’un entraînement spécifique, puis j’espère être en forme pour la période de Noël. » Une chose est sure, « MVDP » peut avoir le sourire après sa belle prestation à Hulst.

Van der Poel se veut rassurant

Mathieu van der Poel est de retour. Après une dernière saison tronquée (il n’a participé qu’à deux courses), le Néerlandais sera l’une des attractions du jour à Hulst (Pays-Bas), lors de la 7eme étape de la Coupe du monde de cyclo-cross. En effet, touché au dos lors des Jeux Olympiques 2020 à Tokyo, le coureur de la formation Alpecin-Deceuninck traîne depuis une gêne qui a ralenti son appétit de victoires. En attendant, l’intéressé veut retrouver du plaisir avant les Championnats du monde à Hoogerheide, début février 2023, qui seront son seul objectif. « J’ai hâte de recommencer, j’aime toujours autant le cyclo-cross. La saison dernière, ça ne s’est pas super bien passé, j’espérais faire plus de courses. J’ai un peu le sentiment que ça fait deux ans que je n’en ai pas fait. Je vais faire du mieux possible cette année », a notamment confié van der Poel, un peu plus tôt cette semaine.

Une blessure, « difficile à gérer »

« Bien sûr, ça me manque, mais ce manque est surtout lié à mes problèmes de dos. Louper la saison de cyclo-cross était moins difficile à vivre que de gérer cette blessure. Même ma participation aux classiques du printemps n’était pas certaine. Je pense que c’est surtout ça qui m’a dérangé l’année passée, a également expliqué le Néerlandais, dans des propos recueillis par L’Equipe. En plus, on sortait de deux saisons sans public à cause du Covid. Le cyclo-cross avec du public c’est ce qu’on veut voir, c’est quelque chose de spécial. J’ai hâte de reprendre. Je dois encore être patient, mais ça va venir. » Après avoir repris ses marques, la première sortie de van der Poel sera observée de près ce dimanche sur ses terres. Surtout que sa rivalité avec Wout van Aert pourrait rapidement revenir sur le devant de la scène ces prochaines semaines.

Cyclisme: Lopez nie encore tout dopage

Miguel Angel Lopez doit une nouvelle fois faire face au spectre du dopage. En juillet dernier, le coureur colombien a été suspendu à titre conservatoire par l’équipe Astana Qazaqstan à la suite d’une arrestation par la police espagnole. En effet, le vainqueur de l’étape arrivant au Col de la Loze lors du Tour de France 2020 a vu son nom être lié au docteur Marcos Maynar Marino, au cœur de soupçons d’activités liées au dopage.

Dans cette affaire baptisée « Ilex », celui qui est surnommé « Superman » avait été entendu au titre d’une « présomption de délit de distribution de médicaments non autorisés en Espagne ». Toutefois, une dizaine de jours plus tard, la formation kazakhe a réintégré Miguel Angel Lopez face à l’absence d’éléments pouvant lier de manière certaine le Colombien au médecin incriminé. Toutefois, l’enquête « Ilex » menée par l’Unité Centrale d’Exploitation de la Guardia Civil ne s’est pas arrêtée là et le nom du coureur de l’équipe Astana Qazaqstan est revenu.


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« C’est une accusation totalement fausse »

En effet, selon l’agence espagnole EFE, Miguel Angel Lopez ferait partie des huit personnes faisant l’objet d’une enquête. Face à ces éléments, le coureur colombien n’a pas tardé à réagir par l’intermédiaire d’un communiqué. « Après l’information publiée dans différents médias dans laquelle il est indiqué que je fais l’objet d’une enquête liée à un réseau supposé de dopage et menée par le Tribunal 4 de Caceres, je tiens à signaler que c’est une accusation totalement fausse, affirme le membre de l’équipe Astana Qazaqstan dans cette déclaration partagée sur les réseaux sociaux. Actuellement, je n’ai pas de processus d’enquête actif contre moi et mes avocats engageraient les actions en justice adéquates si cela s’avérait nécessaire. Je souhaiterais qu’on ne porte pas atteinte à mon image personnelle, et encore moins qu’on publie ce type d’informations à mon sujet. »

Toutefois, parmi les noms cités dans cette affaire, on retrouve celui de l’ancien directeur sportif de l’équipe Kelme Vicente Belda et celui de son fils, qui appartient à l’heure actuelle à l’encadrement de l’équipe… Astana Qazaqstan. De quoi semer le doute.

Roglic a toujours l’envie

Primoz Roglic est encore dans le flou. En octobre dernier, le coureur slovène a subi une intervention chirurgicale au niveau de l’épaule droite. Victime à plusieurs reprises d’un déboitement de cette épaule, le membre de l’équipe Jumbo-Visma s’est résolu à passer par la case hôpital afin de régler de manière définitive ce souci. Alors que ses médecins avaient prévu une immobilisation longue de six à huit semaines, Primoz Roglic a tenu ce délai. « Je commence à m’entraîner lentement, a-t-il confié au média spécialisé italien Bici.pro. Six semaines se sont écoulées depuis l’opération. Chaque semaine s’améliore, mais cela prend du temps. » S’il a confié que cette opération a été lourde avec « un morceau d’os » qui a été retiré mais également « des vis un peu trop longues » qui ont été installées afin de fixer au mieux cette épaule récalcitrante, le triple vainqueur de la Vuelta espère que les conséquences de cette opération seront limitées. « Sur la position sur le vélo, nous espérons que nous n’aurons rien à changer, mais pour l’instant je ne sais vraiment pas, a-t-il ajouté. Je ne le saurai que lorsque je commencerai à pédaler. »


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Roglic : « Je veux continuer et je veux le faire en m’amusant »

Malgré cette incertitude, Primoz Roglic est déjà tourné vers 2023 même s’il admet que « l’année prochaine est un peu un mystère ». « Mon objectif pour l’instant est de pouvoir me présenter le 11 décembre pour le stage. Mais peut-être que tout cela sert à quelque chose peut-être que je serai plus frais en été, a-t-il résumé lors de cet entretien. Je dois être confiant. Pour l’instant j’en suis content. Je n’ai aucune douleur. » Pour illustrer la portée de l’opération qu’il a dû subir, le Slovène admet qu’il ne pouvait « pas nager, pas dormir » dans les mois qui l’ont précédé. Malheureux sur le Tour de France, qui lui a glissé entre les doigts à la veille de l’arrivée en 2020 avant de subir deux abandons sur les deux dernières éditions, Primoz Roglic assure qu’il ne perd pas espoir de ramener un jour le maillot jaune sur les Champs-Elysées. « Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas, affirme-t-il. A la fin de ma carrière je tracerai une ligne et verrai ce que j’ai gagné et ce que je n’ai pas. Je veux continuer et je veux le faire en m’amusant. Tant que j’ai cette étincelle à l’intérieur pour me pousser, je continuerai. » Les choix de l’équipe Jumbo-Visma, notamment concernant Jonas Vingegaard, donneront une idée de la capacité du Slovène à briller en juillet prochain.