Bruni enfin sacré en Coupe du monde

Loïc Bruni est bien le roi du VTT descente. Le Français, tout frais champion du monde pour la 4e fois le 2 septembre dernier, a remporté la Coupe du monde de la discipline pour la première fois de sa carrière samedi. Le Niçois s’est contenté de la 4e place de la dernière étape à Snowshoe (Etats-Unis).

Mais le Tricolore a bien failli se faire souffler la couronne par son compatriote Amaury Pierron. Ce dernier, après un formidable run, s’est placé en tête de la manche et avait une main sur la Coupe du monde. Mais c’est finalement le Britannique Danny Hart qui s’est imposé, garantissant le sacre à Bruni.

Chez les dames, Marine Cabirou, en argent le weekend dernier, a remporté cette dernière course, devant une autre Française, Myriam Nicole, championne du monde en titre. Mais la Tricolore n’a pas réussi à combler son retard au classement général sur Tracey Hannah, 5e du jour. Une place suffisante pour assurer à la Néo-Zélandaise sa première Coupe du monde.

Cyclisme. Grand Prix du Canada : Michael Matthews s’impose

Michael Matthews ne vient pas au Canada pour "niaiser", comme on dit ici : un an après son doublé canadien, l’Australien (Sunweb) a de nouveau remporté le Grand Prix de Québec en devançant au sprint Peter Sagan et Greg Van Avermaet vendredi.

À deux semaines des Mondiaux dans le Yorkshire (29 septembre), Matthews, 28 ans, renoue avec la victoire au meilleur des moments, lui qui n’avait plus gagné depuis le mois de mars sur le Tour de Catalogne.

Resté au chaud quand Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) et Greg Van Avermaet (CCC Pro Team) ont suivi l’attaque du numéro un mondial français Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quickstep) à deux kilomètres de l’arrivée, Matthews a profité du travail d’EF Education First et d’Ag2r La Mondiale qui ont ramené les reliquats du peloton sur ce groupe « all star », un peu attentiste dans les derniers hectomètres.« J’ai été chanceux qu’ils se regardent dans le final et me permettent de faire le sprint », a soufflé Matthews en regrettant son « mauvais placement au moment de l’attaque » d’Alaphilippe.

Finalement 7e, Alaf", qui ne s’estime « pas encore à 100 % », a dynamité la course dans la côte des Glacis (420 m à 9 % de moyenne) en s’envolant vers la Haute-Vil...

Lire la suite

Cavagna, enfin la belle bleue !

Rémi Cavagna a signé la première victoire française de cette Vuelta avec un triomphe à Tolède lors d'une nouvelle 19e étape complètement folle. Primoz Roglic, victime d'une chute, a vécu un vendredi 13 très compliqué mais, au final, ne perd pas de temps sur ses adversaires et fait un pas de plus vers le sacre final. 

Rémi Cavagna a signé, en solitaire, une victoire inespérée ce vendredi sur la Vuelta lors de la 19e étape, sur les 165,2km courus entre Avila et Tolède. Parti dans la bonne échappée dès les premiers kilomètres, le Français a profité d'un peloton retardé au fil du parcours par des chutes et des tentatives de bordures, mais aussi de son immense talent pour s'extirper du groupe de tête à 25km de l'arrivée puis résister à la poursuite de ses ex-compagnons de fuite. Alors que l'on s'approchait de Madrid, cette édition allait être la première sans victoire tricolore depuis 2012. Mais cela valait le coup d'attendre...

On croyait vivre une étape de transition comme les autres. Même la seule difficulté du jour, l'Alto de la Paramera (Cat.3, 12km à 2,5%), placée en tout début de ce dix-neuvième opus, ne devait pas empêcher les équipes de sprinteurs de revenir sur une éventuelle échappée, étant donné la platitude du reste du parcours jusqu'à Tolède. Mais cette Vuelta ne nous laisse que rarement vivre un scénario écrit d'avance.

L'échappée qui comportait dix éléments, et pas des moindres comme Silvan Dillier (AG2R La Mondiale), Lawson Craddock (EF Education First), Bruno Armirail (Groupama-FDJ), Nikias Arndt (Team Sunweb) et donc Cavagna, ne comptait qu'1'09'' d'avance à 70km de la ligne. Autant dire que les carottes semblaient cuites et qu'un sprint massif se profilait. Mais une chute collective au sein du peloton a tout remis en cause et fait basculer le destin du coureur de la Deceuninck-Quick-Step.

Roglic contre les chutes et les bordures

Parmi les victimes, Miguel Angel Lopez (Astana) mais surtout Primoz Roglic. Le maillot rouge et ses collègues de la Jumbo-Visma ont été les plus touchés, en témoigne l'abandon de Tony Martin. Le peloton, haché en trois parties, un groupe Pogacar-Valverde, qui a fait rouler son équipe Movistar..., un groupe Majka puis le groupe Roglic-Lopez, tenus en une minute, s'est finalement réunifié grâce au travail du Slovène, qui a fait le sale boulot lui-même.

Après avoir perdu du temps, le peloton pointait à 1'35'' de la tête à 35 km du finish. Mais le leader si invincible était soudain vulnérable, alors la Bora-Hansgrohe de Rafal Majka en a remis une couche en tentant la bordure. Une initiative vite tuée dans l'oeuf lorsque Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) et Roglic, qu'on avait pu croire piégés, sont revenus rapidement. Le coureur de 28 ans a résisté à tout ce vendredi. Il doit encore passer l'avant-dernière étape de samedi pour s'assurer un sacre dans la capitale espagnole dimanche.

Cavagna libère les Bleus

Le peloton était désorganisé et perdait alors du temps sur la tête. Moment qu'a choisi le "TGV de Clermont-Ferrand" pour prendre sa chance avec une attaque toute en puissance. Son audace et son panache ont enfin payé, lui qui avait fini 3e lors des 10e et 17e étapes. L'écart avec le peloton diminuait, mais celui avec ses poursuivants, notamment Craddock et Arndt, augmentait. Au point que ces derniers étaient repris par le peloton à 3km de ce qui constituait le paradis pour l'Auvergnat de 24 ans, qui s'offre la plus belle victoire de sa jeune carrière, la deuxième cette saison après une étape du Tour de Californie.

Une journée décidément parfaite pour le contingent français, puisque Geoffrey Bouchard (AG2R La Mondiale) s'est pratiquement assuré le maillot de meilleur grimpeur, puisqu'il compte 32 points d'avance sur Angel Madrazo (Burgos-BH) pour seulement 36 unités encore en jeu. Un vendredi 13 sous un ciel bleu-blanc-rouge.

Cavagna libère les Français !

Alors que l’on pouvait s’attendre à une arrivée lors d’un sprint massif, le Français Rémi Cavagna a tiré son épingle du jeu pour s’imposer ce vendredi à Tolède, au terme des 165,2km de l'étape du jour sur la Vuelta. Dans la bonne échappée du jour, le coéquipier de Julian Alaphilippe chez Deceuninc Quick Step est sorti du groupe de tête, composé de huit coureurs, à 25km de l’arrivée. Vent de face, l'Auvergnat a tenu bon face au retour de ses poursuivants et du peloton. Troisième du contre la montre individuel à Pau lors de la 10ème étape, Rémi Cavagna signe à 24 ans sa plus grande victoire, la première sur un grand tour. Il devance Sam Bennett et Zdenek Stybar. A noter également la chute certes sans gravité du maillot Primoz Roglic, mais objet d'une polémique, puisque la Movistar semble avoir accélérer derrière cette mésaventure...

Pas de changement au classement général, Roglic converse ses 2'50" d’avance sur Valverde et 3'31" sur Nairo Quintana, à la veille de l’avant dernière étape samedi entre Arenas de San Pedro et Plataforma de Gredos. Une étape de montage avec deux cols de première catégorie.  

 

Brailsford, manager d’Ineos, souffre d’un cancer

Dans la foulée de la victoire d’Egan Bernal sur le dernier Tour de France, son manager Dave Brailsford a été opéré d’un cancer de la prostate.

En de telles circonstances, la course et ses enjeux deviennent de façon soudaine très secondaires. Toujours insubmersible sur les routes du dernier Tour de France, malgré la résistance pleine de panache de Julian Alaphilippe, avec le premier sacre du Colombien Egan Bernal, l’équipe Ineos (ex-Sky) a décroché un cinquième titre consécutif sur la Grande Boucle sous les ordres de son emblématique, mais aussi très clivant manager Dave Brailsford (55 ans).

Une nouvelle conquête que le Britannique a vécu diminué par un cancer de la prostate, diagnostiqué lors d’examens, qui ont permis de mettre en évidence une tumeur peu avant le grand départ de Bruxelles, comme l’a révélé Brailsford au Times. On l’avait senti très touché par la victoire de Bernal et son état de santé, déclinant ces derniers mois- et qu’il mettait sur le compte du surmenage -, n’était sans doute pas étranger à cette intense émotion.

"C'est obligé d'avoir peur. C'est la grande inconnue. Je pense être quelqu'un de résilient, de coriace. Je peux gérer beaucoup de situations, mais un jour à l'hôpital, je me suis senti submergé, pour dire les choses honnêtement." Aujourd’hui, sa façon d’aborder la vie a forcément changé: "C'est une forme de libération d'être obligé de prendre la vie plus lentement, d'apprécier le fait d'aller se balader, avoue aujourd’hui l’intéressé, après avoir subi une opération au cours du mois d’août.