Jackson viré, Legname en approche

C’est fini pour JD Jackson à Gravelines-Dunkerque ! Par un communiqué on ne peut plus court, le BCM a annoncé ce jeudi le licenciement de son entraîneur : « Le BCM Gravelines-Dunkerque vous informe qu’il a décidé de retirer la gestion de l’équipe première à JD Jackson. » Le coach franco-canadien de 53 ans n’a pas résisté à la mauvaise série de son équipe, qui a perdu ses trois derniers matchs de Betclic Elite (à Nanterre après prolongation, contre Blois et à Pau) et qui s’est fait éliminer mercredi en seizièmes de finale de la Coupe de France par Roanne à domicile (76-86). JD Jackson s’était engagé avec le BCM en mai 2021, dans le but d’obtenir le maintien sur les onze dernières journées. Un objectif qu’il avait rempli (15eme du classement), avant de finir douzième la saison passée. Mais cette saison, le club nordiste n’occupe que la quatorzième place après neuf journées, avec trois victoires (dont une face à l’actuelle leader, Boulogne-Levallois, en ouverture, malgré 23 points et 10 rebonds de Victor Wembanyama) pour six défaites. Les dirigeants de Gravelines-Dunkerque ont préféré se séparer de leur coach dès maintenant avant de s’enfoncer un peu plus au classement. Passé par Le Mans, l’ASVEL et donc Gravelines, JD Jackson se retrouve sur le marché.

Legname pour le remplacer ?

Selon La Voix du Nord, il devrait être remplacé par Laurent Legname (45 ans), sans club depuis son limogeage de Bourg-en-Bresse en avril dernier. Il est proche de l’actuel directeur sportif du BCM, Olivier Bourgain, qu’il a connu lorsqu’il était encore joueur, à Boulogne-sur-Mer. Gravelines-Dunkerque pourrait être le quatrième club de Legname, après Hyères-Toulon, Dijon et donc Bourg. Dans le Nord, il essaiera de tirer le meilleur d’une équipe qui a déçu depuis le début de saison, à l’image de son trio d’Américains JaJuan Johnson (14,1pts de moyenne) – DJ Seeley (12,8pts) – Justin Robinson (12,6pts). Prochain rendez-vous : à Cholet, co-leader du championnat, samedi. Pas simple…

Toupane voit des progrès

Jean-Aimé Toupane n’a pas pu cacher son sourire. Alors que les Bleues ont pris le meilleur sur l’Ukraine ce dimanche à Roanne dans le cadre des qualifications de l’Euro 2023, leur sélectionneur a apprécié la prestation d’ensemble de sa formation. « Je suis satisfait car nous étions partis pour gagner ces deux matchs, a confié celui qui a succédé à Valérie Garnier il y a un peu plus d’un an dans des propos recueillis par le quotidien L’Equipe. On a mis la manière. Les filles ont pris plaisir à attaquer, à partager la balle, avec la volonté de construire ensemble. » Le patron des Bleues ne le cache pas, ses joueuses ont « parfois manqué de justesse », assurant que c’est « lié à la jeunesse » de ce groupe avec des joueuses qui « ne comprennent pas encore tous les aspects ». Saluant l’esprit combatif de sa formation, Jean-Aimé Toupane a toutefois noté quelques éléments à même d’être améliorés en vue de la prochaine fenêtre internationale.


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Toupane : « On voit un groupe qui progresse »

L’un de ces éléments est le rebond. « Le rebond n’est pas ancré dans la tête des joueuses, c’est une problématique, a confié le sélectionneur de l’équipe de France. Il y a la volonté, c’est un aspect qui va prendre du temps car ce n’est pas naturel chez nous. » Néanmoins, par rapport à l’équipe qui s’était inclinée à Kiev en novembre 2021, Jean-Aimé Toupane voit du progrès. « On voit un groupe qui progresse, des joueuses qui ont envie de travailler, a-t-il ajouté. Les états d’esprit évoluent. Tout n’est pas parfait, on avance. » Valériane Vukosavljevic, quant à elle, n’a pas manqué de signaler que cette victoire n’est pas synonyme de qualification pour l’Euro 2023 mais l’objectif était ailleurs. « On a repris le point average, on a rempli l’objectif de ce bloc, a assuré l’ailière tricolore au quotidien L’Equipe. On pourra décrocher la qualification à la prochaine fenêtre. » Les matchs en Lituanie et en Finlande prévus en février prochains seront décisifs.

Betclic Elite: L’ASVEL retrouve la victoire

L’ASVEL attendait ça depuis trois semaines. Après quatre défaites en Euroligue et une en Betclic Elite, le triple champion de France a renoué avec la victoire lors de la réception de Pau-Lacq-Orthez dans l’affiche de la 10eme journée. Si l’Elan Béarnais a fait de la résistance en début de match, les joueurs de T.J. Parker ont très vite repris les commandes au tableau d’affichage. Toutefois, les Villeurbannais n’ont pas été en mesure de se détacher durant un premier quart-temps accroché, l’écart ne dépassant pas sept unités. Une situation qui a été la même au début des dix minutes menant à la mi-temps, sans toutefois que les Palois ne puisse reprendre l’avantage au score. Alors que la différence a longtemps oscillé entre zéro et trois points, l’ASVEL a mis un grand coup d’accélérateur peu avant le retour aux vestiaires. Les coéquipiers d’Amine Noua (21 points, 5 rebonds) ont infligé un 12-2 à leurs adversaires pour atteindre la pause avec une marge de dix longueurs.


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L’ASVEL a tenu bon

Au retour sur le parquet de l’Astroballe, l’Elan Béarnais et Garrett Sim (18 points) ont tenté de hausser le ton et se sont rapprochés à six unités. C’est alors que la défense rhodanienne a pris l’ascendant, permettant un jeu de transition efficace et une augmentation drastique de l’écart. Grâce à un 14-2, l’ASVEL s’est rapprochée de la barre des 20 longueurs d’avance, sans toutefois la dépasser avant la fin du troisième quart-temps. En effet, les Béarnais ont relevé la tête, terminant cette période avec un 12-3 pour revenir à seulement dix points. Un temps revenu à cinq unités, les joueurs d’Eric Bartecheky ont pu croire à un retour du diable vauvert dans cette fin de match mais il n’en a rien été. Maintenant un bon moment l’écart entre sept et neuf points, les Rhodaniens ont su placer l’accélération qu’il fallait dans les dernières minutes pour s’imposer de douze longueurs (91-79). Une sixième victoire en dix journées qui permet à l’ASVEL de remonter au sixième rang. Pau-Lacq-Orthez, de son côté, retombe dans ses travers et pointe à la quatorzième place du classement.

Basket: Les Bleues se sont vengées

Les Bleues avaient un compte à régler. Le 11 novembre 2021 à Kiev, les joueuses de Jean-Aimé Toupane avaient démarré les qualifications de l’Euro 2023 par un revers surprise quelques semaines après la médaille de bronze acquise aux Jeux Olympiques. Un peu plus d’un an plus tard, les Tricolores avaient encore cette défaite en travers de la gorge et ont répondu sur le parquet de la Halle Vacheresse, à Roanne. Une rencontre que l’équipe de France a pris par le bon bout, menant de dix points au bout de cinq minutes grâce notamment à Alexia Chartereau (19 points, 5 rebonds). Un avantage au score que les Bleues ont su conserver tout au long du premier quart-temps, conclu avec une marge de douze longueurs. Mais, après avoir marqué les cinq premiers points du deuxième, notamment via un tir à trois points de Sarah Michel (8 points), les Bleues ont connu un grand passage à vide. Pendant trois minutes, les Ukrainiennes n’ont pas encaissé le moindre point et n’ont pas laissé passer la chance d’enquiller. Les coéquipières d’une Alina Iagupova déchaînée (28 points, 5 rebonds, 6 passes) ont infligé aux Tricolores un 17-0 pour revenir à hauteur.


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Les Bleues ont fait le nécessaire

Remobilisées par Jean-Aimé Toupane, les joueuses de l’équipe de France ont su se reprendre et n’ont pas laissé l’Ukraine reprendre l’avantage au tableau d’affichage. Après cette grande alerte, les Bleues ont rejoint les vestiaires avec une avance limitée à quatre points. Au retour sur le parquet de Roanne, les Tricolores ont montré un autre visage, avec une défense de fer qui n’a concédé qu’un point en deux minutes. Mais cette belle série a pris fin, un nouveau moment d’inefficacité offensive prenant la suite. Un 11-0 a permis à l’Ukraine de remettre l’équipe de France sous pression, ce à quoi cette dernière a su parfaitement répondre. Marine Johannes (21 points) et Valériane Vukosavljevic (11 points) ont pris le relais pour mener un 10-0 qui a donné de l’air aux Bleues avant le dernier quart-temps, atteint avec dix points d’avance. Dix dernières minutes que les Bleues ont survolé, n’encaissant que douze points grâce à une défense ayant retrouvé du mordant. La barre des 20 unités d’avance a été dépassée à trois minutes du buzzer et l’écart n’est pratiquement plus passé en-dessous. A l’issue des 40 minutes, c’est avec une avance de 21 points que les Bleues s’imposent (109-88), effaçant la différence de points particulière face à l’Ukraine. Un résultat qui leur permet de rejoindre la Lituanie en tête du Groupe B avant les deux dernières rencontres prévues en février prochain.

« Wemby », c’est historique !

Si les semaines et les matchs passent, Victor Wembanyama ne faiblit pas. En effet, après avoir notamment mis 33 points contre Limoges début novembre et 30 contre Nanterre plus récemment, l’intérieur français a encore une fois fait très, très fort samedi soir. Alors que Boulogne-Levallois était en déplacement à Nancy pour le compte de la 10eme journée de Betclic Elite, le prodige de 18 ans a pris une bonne partie de la lumière en permettant aux Mets de signer une 8eme victoire de suite. En un peu moins de 33 minutes sur le parquet, « Wemby » a inscrit 30 points (à 11 sur 19 aux tirs), tout en prenant 15 rebonds et en faisant également trois passes, deux contres et deux interceptions. L’intéressé, actuellement meilleur marqueur (23,2), rebondeur (9,6) et contreur (3) de Betclic Elite, est du coup devenu le premier joueur français à inscrire au moins 30 unités lors de trois matchs de suite dans l’histoire du Championnat de France.


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« Quel beau joueur, quelle belle attitude ! »

En face, les Lorrains n’ont pas pu freiner le phénomène Wembanyama et n’ont pu que reconnaître sa supériorité. « Il n’y a pas de déception mais de la fierté. On a bataillé et on a fait ce qu’on a pu. On a été assez courageux mais dommage qu’on n’ait pas eu plus de réussite en première période sur des tirs à trois points ouverts. On sait que quand vous jouez contre quelqu’un de 2,20m, qui est exceptionnel à regarder, il faut marquer à 3 points. On les a mis en confiance et on a couru après le score. Quant à Victor Wembanyama, on l’a bien limité car il est à 9/19 mais il tente 16 lancers, c’est trop… Mais ce joueur est un régal. Quel beau joueur, quelle belle attitude ! », a notamment réagi Sylvain Lautié, l’entraîneur de Nancy, à l’issue du match, dans des propos recueillis par l’Est Républicain. Fos-sur-Mer, le prochain adversaire des Mets, peut déjà trembler, « Wemby » est déchaîné !