Les Russes absents ? La France veut en profiter

Le ski de fond fait partie des sports où la Russie accumule les bons résultats, et cette saison 2022-23 va se dérouler sans fondeurs russes, ce qui risque de changer beaucoup de choses. La saison de Coupe du Monde débute ce vendredi à Ruka en Finlande avec un sprint masculin et un sprint féminin au programme, et les fondeurs internationaux espèrent bien profiter de l’absence des Russes, suspendus en raison de la guerre en Ukraine initiée par leur pays depuis fin février. Maurice Manificat, l’un des leaders de l’équipe de France, qui repart pour une nouvelle saison à 36 ans, ne s’en est pas caché. « C’est dommage pour les athlètes. Mais quand je ne suis pas là, je ne leur manque pas. Le sport reste politique. Quand un pays déclare la guerre, peut-on imaginer un Russe qui lève les bras sur le podium ? D’autres vont les remplacer, à nous de saisir les opportunités ! Peut-être qu’il y aura de nouvelles stars, de nouvelles hiérarchies, un nouveau skieur monstrueux », a confié à l’AFP le quadruple médaillé de bronze olympique.

Les fondeurs russes avaient brillé aux JO de Pékin

La saison passée, la Russie était montée sur douze podiums de Coupe du monde en individuel et deux en relais chez les hommes, et cinq podiums en individuel (dont un triplé sur la poursuite de Ruka) et un en relais chez les femmes, et Natalia Nepryaeva avait soulevé le gros globe de cristal. Aux Jeux Olympiques de Pékin, qui se sont tenus juste avant la guerre, le « Comité olympique de Russie » avait terminé deuxième meilleur pays derrière la Norvège, avec onze médailles dont quatre en or (deux pour Alexander Bolshunov, et une pour chaque relais). La Finlande, les Etats-Unis ou la Suède, qui sont les meilleurs pays de ski de fond derrière la Russie et la Norvège, peuvent donc espérer gagner monter sur bien plus de podiums cette saison, qui verra des championnats du monde se dérouler fin février-début mars en Slovaquie. Sans oublier la France (troisième pays en Coupe du Monde masculine), qui peut tirer son épingle du jeu et faire mieux que ses onze podiums de Coupe du Monde (la majorité en sprint) de 2021-22. Rendez-vous en mars pour faire le bilan.

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Swenn Larsson et Holdener ex-aequo

Mikaela Shiffrin n’a pas fait pas passe de trois ! Victorieuse des deux premiers slaloms de l’hiver à Levi et parfaitement placé après avoir dominé la première manche, l’Américaine a failli lors du deuxième tracé à Killington. Une deuxième manche qui a finalement vu deux skieuses s’installer sur la première marche du podium, ayant terminé dans le même centième de seconde. En effet, après avoir pris la cinquième place lors du premier passage sur la piste Superstar et malgré une deuxième manche plus compliquée, Anna Swenn Larsson s’est installé au sommet du classement, délogeant par la même occasion Katharina Truppe, qui a pu se consoler avec un podium. La Suédoise a tout d’abord vu Petra Vlhova se casser les dents sur la référence qu’elle venait d’établir. En effet, la Slovaque n’a pu faire mieux que le 25eme temps de cette manche et échouant à 44 centièmes de seconde. Katharina Liensberger a alors tenté sa chance mais, après avoir perdu du temps sur le premier intermédiaire, elle est allée à la faute et n’a pas vu l’arrivée. Partie avec seulement 17 centièmes d’avance, Wendy Holdener savait qu’elle devait tout donner pour espérer aller chercher la victoire. Mais, après avoir repris trois dixièmes au premier intermédiaire, la Suissesse a marqué le pas.

Shiffrin a marqué le pas, Noens est bien remontée

Elle a coupé la ligne d’arrivée dans le même temps qu’Anna Swenn Larsson, s’assurant au pire la deuxième place aux côtés de la Suédoise. Avec une marge de 38 centièmes de seconde, Mikaela Shiffrin pouvait voir venir mais ne pouvait toutefois pas calculer, l’Américaine a vu son avance fondre au premier puis au deuxième intermédiaire. Une tendance qui ne s’est pas inversée sur la deuxième partie du parcours. Concédant au finale 59 centièmes de seconde aux deux victorieuses, Mikaela Shiffrin conclut son week-end à domicile de manière une nouvelle fois décevante, avec une cinquième place. Côté Tricolore, les seuls espoirs étaient dans les mains de Nastasia Noens. La skieuse de Nice a profité de son petit dossard pour avoir une piste pratiquement parfaite et elle en a bien profité. Signant le quatrième temps de la manche, la Française a remonté dix places pour finir douzième de ce slalom. La meilleure remontée revient à l’Autrichienne Franziska Gritsch, 30eme du premier tracé et qui a donc ouvert le portillon de départ. Grâce au meilleur temps de la manche, elle a gagné 22 positions pour finir huitième. Au classement général de la Coupe du Monde, Mikaela Shiffrin voit son avance fondre face à Wendy Holdener, qui se rapproche également dans la hiérarchie de la spécialité.

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