Les Bleus à l’Euro en France… sans sponsor !

L’information paraît ubuesque mais elle est pourtant bien réelle. L’équipe de France de volley, qui dispute à partir de jeudi (et jusqu’au 29 septembre) un Euro à domicile pour la première fois depuis 1979, jouera devant son public sans sponsor principal maillot. Pour les joueurs, cette situation est inacceptable et la colère bien présente: "Pour moi, c'est une honte", lâche Earvin Ngapeth dans les colonnes de L’Equipe.

L’incrédulité est d’autant plus grande que ce groupe a remporté à deux reprises la Ligue mondiale (2015 et 2017), atteint la finale de la nouvelle Ligue des nations en 2018 devant près de 10.000 spectateurs à Villeneuve-d’Ascq et conquis le titre de champion d’Europe en 2015. "Je ne comprends pas. Par le passé, on nous a expliqué que, dès que nous aurions des résultats, les sponsors arriveraient. Mais ça n’a rien enclenché. Comme les autres, je suis très déçu", se lamente Jenia Grebennikov.

"On a l'impression qu'il n'y a pas eu de travail derrière. On a fait notre part du taf pourtant", soupire-t-il dans le quotidien sportif. Face à ces accusations, Arnaud Dagorne, le directeur général de la Fédération française de volley-ball (FFVB), assume: "Oui pour nous, c'est un échec". Conséquence: seuls les numéros orneront le torse des volleyeurs tricolores. 

Paris réussit son entrée

Le PSG Handball a fait preuve d'une belle maîtrise pour sa première sortie en phase de poules de Ligue des champions. Les champions de France en titre sont allés s'imposer sur le parquet de Zagreb (37-29). 

Mikkel Hansen et Luka Karabatic, néo-capitaine, ménagés, le PSG a fait sans. Et bien ! Le quintuple champion de France a réussi une entrée en lice très propre en Ligue des Champions avec un tout petit ballon perdu sur l'intégralité de la rencontre (contre 12 pour Zagreb, battu 37-29 sur son parquet). C'est évidemment un objectif pour les coéquipiers de Kim Ekdahl du Rietz, meilleur marqueur du match avec sept buts (cinq en première mi-temps), le graal continental deux ans après la finale perdue d'un but contre Skopje (24-23). 

Avec une belle entame (6-2 après 10 minutes), les Parisiens ont pu ensuite contrôler le match en se basant sur une attaque performante, sur une défense qui a gagné en intensité au fil du match. Ils n'ont jamais donné l'impression de forcer et confirment leur bon début de saison après leur victoire dans le Trophée des Champions contre Montpellier (34-27 à Limoges) et deux premiers succès en championnat contre Istres (35-25) puis Nantes (32-29). Derrière Ekdahl di Rietz et Sander Sagosen (6 buts à 100% de réussite), Kamil Syprzak a aussi apporté à son nouveau club. Avec cinq buts au compteur, le pivot arrivé de Barcelone cet été s'est montré lui aussi parfait devant le but. Nedim Remili, Luc Abalo et le jeune Benoit Kounkoud auteur d'une excellente seconde mi-temps à 5/8 au tir ont permis à leur équipe de ne jamais être réellement en danger au score. 

Damir Bicanic et Zlatko Horvat, six buts chacun, n'auront jamais permis à Zagreb de recoller. Seul petit bémol côté PSG, la blessure de Corrales en fin de première période. Touché au genou, le gardien espagnol n'est jamais revenu en jeu et a laissé sa doublure faire le boulot. Et quand la doublure s'appelle Vincent Gérard, le PSG n'avait vraiment rien à craindre. Mais l'opposition sera toute autre dimanche prochain à Paris, avec la réception des Hongrois de Szeged, vainqueurs du Barça plus tôt dans la journée (31-28). Il faudra montrer d'un cran dans tous les secteurs.

Le PSG ne manque pas ses débuts

Le Paris-Saint-Germain n'a pas tremblé pour son entrée en Ligue des champions 2019/20, le quintuple champion de France en titre s'est imposé sur le parquet de Zagreb (37-29 ; 19-15 à la mi-temps). Les Parisiens ont démarré fort pour mener 6-2 après dix minutes, ils ont pu ensuite maîtriser les débats avec un scoring bien partagé. Kim Ekdahl du Rietz a terminé meilleur marqueur parisien du match avec sept buts, à 70% de réussite. Sander Sagosen a réussi un 100% au shoot (6 buts), Nedim Remili et le Polonais Kamil Syprzak ont inscrit cinq buts chacun. Luka Karabatic, le nouveau capitaine, et Mikkel Hansen, ont été ménagés pour cette première sortie européenne.

Dimanche prochain, le PSG accueillera les Hongrois de Szeged, vainqueurs samedi de Barcelone (31-28).

Jusqu’ici c’est l’Euro parfait…

L’équipe de France de volley n’a connu aucun problème pour battre la Grèce samedi lors de son 2e match de poules de son Euro à domicile (25-14, 25-18, 26-24). Les Bleus signent un 2/2 avant d’enchaîner face au Portugal et la Bulgarie d’ici lundi.

La Roumanie avait été balayée 3-0 en 1h04 vendredi soir. Les Bleus n’ont passé que cinq minutes de plus sur le terrain à Montpellier, ce samedi, pour maîtriser la Grèce, elle aussi battue en 3 sets secs (25-14, 25-18, 26-24) lors du deuxième match de poule des Français dans cet EuroVolley à domicile. Les Français ont vite pris la mesure de leurs adversaires dès le début de la partie, pour la plus grande satisfaction de Laurent Tillie : "Ils ne nous ont pas surpris. On avait bien étudié leur jeu et on a réussi à les faire déjouer assez vite", a réagi le sélectionneur après la rencontre.

Les Tricolores ont ensuite été extrêmement sérieux et propres (seulement 10 fautes commises) et ont encore pu compter, toujours en l'absence d'Earvin Ngapeth, sur Stephen Boyer (25 points) et Julien Lyneel (13 points) pour conclure les mouvements offensifs français. Des Bleus concentrés, résultat d’un travail collectif cet été, selon le meilleur marqueur du jour : "La concentration, c’est ce que l’on a le plus bossé cet été. Ça amène de la sérénité quand on voit que l’on déroule comme ça".

Ngapeth face à la Bulgarie ?

Une partie sans souci donc, malgré une dernière rébellion grecque en fin de match, où les Hellènes sont revenus à 23-23. "On a fait un match sérieux, malgré cette petite frayeur en fin de match. Mais c’est une équipe qui joue bien. On ne pouvait pas espérer gagner chaque set sur un score large. Mais c’était important de s’éviter un 4e voir un 5e set dans les jambes avant demain (dimanche contre le Portugal, ndlr)", s’est satisfait Nicolas le Goff.

"On est très bien pour l’instant", a souligné Julien Lyneel, qui a vanté, comme ses coéquipiers, les bienfaits de la préparation physique. Le réceptionneur-attaquant, libéré sur ses terres de naissance, a également salué l’ambiance et le public, bien plus nombreux que vendredi face aux Roumains. Une économie d’énergie dépensée et un soutien populaire salutaires, alors que les Bleus vont enchaîner dès dimanche contre le Portugal un bloc de trois matches en trois jours, qui se terminera par un affrontement forcément plus corsé face à la Bulgarie lundi puis l’Italie mercredi, ses deux rivaux annoncés de la poule. "Ce sont les gros morceaux de cette poule", a affirmé Earvin Ngapeth, qui pourrait bien faire son retour rapidement : "Le but n’est pas forcément que je joue, mais que je sois disponible, contre les Bulgares", a-t-il avoué. Bref, tout roule pour les Bleus.

Montpellier débute (encore) mal

Pour leurs débuts dans la phase de groupes de Ligue des champions 2019-2020, les handballeurs montpelliérains ont chuté, 31-33, ce samedi soir à domicile contre Vardar Skopje, comme la saison dernière face au même adversaire et toujours à l’occasion de leur entrée en lice dans la plus grande compétition européenne de clubs.

La formation de Patrice Canayer, lauréate en 2018, affrontait les tenants du titre et une fois encore, donc, les Macédoniens ont fait passer une mauvaise soirée aux Héraultais.

Cette contre-performance intervient trois jours après un revers concédé à Nîmes (25-24) lors de la 2e journée du Championnat.