Ogier donne rendez-vous au Mexique

Sébastien Ogier na va pas rester éloigné du WRC bien longtemps. Cette saison, comme la précédente, le pilote français a décidé de disputer le championnat du monde des rallyes à mi-temps, et après avoir remporté celui de Monte-Carlo pour la neuvième fois de sa carrière (un record), la question était de savoir quand on allait le revoir au volant de la Toyota. Il a apporté la réponse ce mardi au micro de Canal+. Ce sera au Mexique ! Le Gapençais de 39 ans va laisser la voiture à Takamoto Katsuta pour le prochain rallye, en Suède du 9 au 12 février, mais il sera là pour la troisième manche de la saison, au Mexique du 16 au 19 mars. « Ce n’est pas vraiment un secret d’annoncer que je serai au Mexique, un rallye qui m’a toujours plu. C’est un choix aussi évident de mon côté comme de celui de l’équipe car j’ai été souvent performant là-bas », déclare Sébastien Ogier dans une vidéo. Il s’est en effet imposé au Mexique à six reprises, en 2013, 2014 et 2015 avec Volkswagen, en 2018 avec Ford, en 2019 avec Citroën et en 2020 avec Toyota. L’épreuve mexicaine est d’ailleurs celle qu’il a le plus remportée, après le rallye Monte-Carlo, et il en est le co-recordman de victoires avec Sébastien Loeb.

Un rallye à plus de 2000m d’altitude

Ces deux dernières années, le rallye du Mexique ne figurait pas au calendrier WRC, mais il fait son grand retour cette année. En 2022, c’est au Portugal, au mois de mai, que Sébastien Ogier avait disputé son deuxième rallye de la saison. Cette année, on le reverra donc dès mars, à l’occasion du premier rallye sur terre de la saison, dans la région de Leon. Une épreuve qui marquera le point culminant de la saison (2737m d’altitude), et qui devrait mettre les moteurs à rude épreuve. La Toyota sera-t-elle aussi fiable que le week-end dernier sur les routes glacées du « Monte-Carle » ? Réponse dans moins de deux mois !

Ford ne va pas quitter le WRC

Ford a mis fin à plusieurs semaines de rumeurs. A compter de la saison 2026, la firme américaine va faire son retour en Formule 1 après plus de 20 ans d’absence. Cela se fera au travers d’un large partenariat technique avec le groupe Red Bull valable au minimum pour cinq années. Une annonce qui pourrait voir la marque à l’ovale bleu changer ses plans concernant son engagement dans d’autres disciplines et notamment le rallye. En effet, Ford est un des trois seuls constructeurs engagés en WRC aux côtés de Toyota et Hyundai. Néanmoins, le directeur de la marque Mark Rushbrook a tenu à se montrer rassurant. « Ce que je peux dire, c’est qu’il s’agit d’une décision indépendante. Nous sommes très dévoués au sport auto internationalement, a-t-il confié au site spécialisé Autosport ce vendredi en marge de la présentation de la livrée 2023 de l’écurie Red Bull Racing. Nous avons changé de stratégie en nous concentrant sur la Mustang à différents niveaux de courses et sur le rallye-raid avec le Bronco et le Ranger, et nous incluons toute la pyramide de Fiesta là-dessous quant à notre stratégie off-road. »


?ref_src=twsrc%5Etfw »>February 3, 2023

Ford voit le WRC entrer dans sa stratégie

Toutefois, la Formule 1 est vue comme ayant plus de potentiel que le rallye vis-à-vis de l’évolution de l’industrie automobile. « La Formule 1 nous donne peut-être la plus grande portée mondiale parmi tout cela, et encore plus d’électrification, ce qui est désormais le quatrième pilier, a ajouté Mark Rushbrook. Ces quatre piliers constituent notre plan cyclique en sport auto et nous n’avons l’intention de changer aucun de nos programmes actuels. » Alors que le WRC devrait faire évoluer sa réglementation actuelle afin de donner une plus grande part au système hybride, ce que la F1 va faire à compter de 2026, Ford devrait bien continuer à s’allier à la structure britannique M-Sport pour les années à venir. La marque américaine, quant à elle, devra composer avec une compétition plus riche que jamais en F1 puisque la FIA a confirmé ce vendredi qu’il y aura pas moins de six motoristes engagés dans la discipline pour le cycle 2026-2030. En effet, aux côtés de l’alliance Red Bull-Ford, Ferrari, Mercedes et Renault via sa filiale Alpine seront toujours là, tout comme Honda malgré l’absence d’écurie cliente à moyen terme. Cinq motoristes qui seront rejoints par Audi, qui va prendre le contrôle de Sauber d’ici à 2026.

Grosjean rêve des 24 Heures du Mans en 2024

Romain Grosjean est un pilote heureux. Pas du tout aigri d’avoir quitté la Formule 1, le roi des sports mécaniques, en 2020 après son terrible accident à Bahreïn, le pilote de 36 ans s’épanouit désormais en Indycar (avec Andretti Autosport) et en Endurance (avec Lamborghini). Cette année, Romain Grosjean dispute les deux disciplines, et en attendant le début de la saison d’Indycar le 5 mars, il a commencé celle d’Endurance avec les 24 Heures de Daytona le week-end dernier, finissant quatrième de la catégorie GTD Pro aux côtés de Mirko Bortolotti, Andrea Caldarelli et Jordan Pepper. Et il a vécu un très bon moment, comme il l’a confié à Autosport : « La Lamborghini est très fun à conduire. J’ai apprécié mon temps avec mes coéquipiers à Daytona. Nous avons fait du très bon travail, en terminant quatrièmes et dans le même tour que le leader. C’était génial. L’endurance est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps. J’ai la chance de pouvoir piloter à la fois en Indycar et donc de n’avoir à m’occuper que de moi, et partager une expérience comme les 24 Heures avec mes coéquipiers et mon équipe en Endurance ».

Grosjean : « Si nous pouvons faire Le Mans, ce serait incroyable »

Et cela tombe bien, les deux calendriers se juxtaposent bien, ce qui devrait permettre à Romain Grosjean de pouvoir disputer les 24 Heures du Mans l’année prochaine. « La plus belle chose à propos du championnat IndyCar et des courses d’endurance IMSA est que leurs calendriers ne se heurtent pas, nous avons donc la chance de faire les deux. Cette année, j’ai fait Daytona, je vais faire Sebring (le 17 mars en Floride) et probablement Petit LeMans (le 14 octobre près d’Atlanta) en Endurance ; l’année prochaine, le programme (avec le prototype LMDh) comprend ces courses plus Les 24 Heures du Mans. Je vais donc croiser les doigts pour que nous ayons le week-end de congé d’IndyCar (pendant celui des 24 Heures du Mans, ndlr). Je pense que cela aurait beaucoup de sens. Nous étions combien, 10 pilotes IndyCar à Daytona ? Je pense que pour les deux séries, c’est incroyable. Si nous pouvons faire Le Mans, ce serait incroyable parce que c’est juste cool. Je me souviens de Mario (Andretti) qui a traversé l’Atlantique en faisant le GP de Monaco et l’Indy 500 (à Indianapolis, ndlr)… et ces gars-là, ils couraient partout – Formule 3, Formule 2, Formule 1. » Romain Grosjean n’en demande pas tant…

Jean-Pierre Jabouille, célèbre pilote de Formule 1, est mort à 80 ans

Jean-Pierre Jabouille, célèbre pilote français de Formule 1, est décédé ce jeudi 2 février à l’âge de 80 ans. Il a remporté deux Grands Prix entre 1979 et 1980, offrant à l’écurie Renault sa toute première victoire.

Jean-Pierre Jabouille, célèbre pilote de Formule 1, est décédé ce jeudi 2 février à l’âge de 80 ans, a annoncé le média L’Équipe. Le pilote français s’est positionné six fois sur le podium d’un Grand Prix. Il a été l’auteur de la toute première victoire de l’écurie Renault en Formule 1 en 1979 en France, et il a remporté un second Grand Prix l’année suivante en Autriche. Jean-Pierre Jabouille est ainsi entré dans l’histoire du sport automobile malgré une carrière atypique puisqu’il n’a disputé que trois saisons plus ou moins complètes de 1978 à 1980. Sa victoire en 1979 avec un moteur turbo a été un véritable tournant à la fois technique, économique et politique, faisant de lui un personnage incontournable de la Formule 1. Toutefois, la carrière du pilote a souvent été impactée par des accidents mécaniques, et il a arrêté ce sport après un grave accident pendant le Grand Prix du Canada en 1980.

Jean-Pierre Jabouille, une grande figure de la Formule 1

Jean-Pierre Jabouille est (…)

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Le programme chamboulé

Le MotoGP va vivre un bouleversement rare. Quelques années après le Superbike et alors que la Formule 1 a intégré le concept avec parcimonie en 2021, la catégorie-reine des Grands Prix moto va vivre des courses sprint dès cette saison. En effet, les pilotes s’affronteront sur la moitié de la distance de la course pour une allocation de points également réduite de moitié par rapport au dimanche. Pour intégrer une telle nouveauté, le promoteur du championnat du monde Dorna Sports a été contraint de remodeler en profondeur le programme des week-ends de Grand Prix avec les derniers ajustements qui ont été officialisés ce mercredi au travers d’un communiqué. Comme annoncé en septembre dernier, la conséquence la plus directe pour les pilotes est la perte d’une séance d’essais libres. Afin de compenser autant que possible, il y aura désormais deux séances d’essais le vendredi, la première longue de 45 minutes commençant à 10h45 puis la deuxième se déroulant sur une heure à partir de 15h00.


?ref_src=twsrc%5Etfw »>February 1, 2023

Les pilotes auront désormais leur parade le dimanche

Deux séances qui seront cruciales pour la suite du week-end. En effet, le classement cumulé permettra de désigner les dix pilotes directement qualifiés en Q2. Une séance de qualifications en deux segments de quinze minutes qui aura désormais lieu le samedi matin à partir de 10h50. Elle sera précédée d’une séance d’essais libres de 30 minutes. Le résultat de ces qualifications déterminera la grille de départ de la course sprint dont le départ sera donné à 15h00. Contrairement à la F1, son classement ne déterminera pas la grille du Grand Prix. Cette dernière sera exactement la même que celle du sprint. La journée du dimanche débutera par un warm-up de dix minutes programmé à 9h45 qui précédera une parade des pilotes autour du circuit, permettant aux acteurs de la course d’aller à la rencontre des spectateurs. Le départ du Grand Prix, quant à lui, ne change pas d’horaire et reste programmé à 14h00. Avec ces changements, Dorna Sports s’assure que le MotoGP viendra conclure le programme de chaque journée. En effet, autant la Moto3 que la Moto2 verront leurs essais et leurs courses avoir lieu avant la catégorie-reine et perdent par la même occasion leur warm-up.