Automobile : garagistes et automobilistes sont-ils prêts pour les voitures électriques ?

Les garagistes ont-ils du souci à se faire ? Comme d’autres constructeurs, Renault vient d’annoncer vouloir passer au tout électrique d’ici 8 ans.

Et si le tout électrique sur les routes était déjà pour 2030 ? C’est en tout cas le pari tenté par le constructeur Renault, qui a pour objectif de vendre 100% électrique en Europe d’ici huit ans. À Marseille (Bouches-du-Rhône), les automobilistes croisés à la pompe sont partagés. “C’est bien pour l’environnement, mais ce n’est pas très pratique”, doute par exemple une Marseillaise interrogée par France 2, vendredi 14 janvier 2022. L’autonomie et les prix sont les deux principaux freins à l’achat.

Meilleure formation des garagistes

L’entretien des véhicules pose également problème, car les garagistes ne sont pas tous très bien équipés. François Cuordifede, gérant d’un garage à Marseille, appelle donc à une meilleure formation des mécaniciens, afin que la profession soit prête d’ici 2030. L’objectif de Renault pourra d’ailleurs être revu à la baisse en fonction du contexte économique. La marque au losange espère tout de même produire 400 000 véhicules électriques par an dès 2025.

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Hausse des prix des carburants : « Normalement les coûts pourraient baisser un peu dans les semaines à venir », estime un spécialiste

« Nous connaissons une véritable tension sur le marché mondial du pétrole et ceci se répercute avec une semaine du délai sur les prix à la pompe », estime Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières et de l’énergie.

« Normalement les coûts pourraient baisser un peu dans les semaines à venir », a estimé lundi 17 janvier sur franceinfo Philippe Chalmin, professeur d’histoire économique à l’Université Paris Dauphine, spécialiste des matières premières et de l’énergie, après la forte augmentation des prix du carburant. Les prix des carburants ont atteint un record la semaine passée, le gazole dépassant les 1,60 euro le litre pour la première fois. Le sans-plomb 1995-E10, l’essence la plus répandue, s’est vendu à 1,6821 euro, soit une hausse de plus de 2 centimes par rapport au précédent record établi la semaine précédente.

franceinfo : Comment expliquez-vous cette hausse ?

Philippe Chalmin : Dans le prix des carburants, il y a trois éléments qui jouent. Il y a un élément qui est la fiscalité, il y a le dollar et enfin le pétrole. La flambée actuelle des cours est liée un peu à la faiblesse de l’euro face au dollar et surtout à la hausse considérable du pétrole qui vient de clôturer à un peu plus 86 dollars le baril. Il y a encore deux ou trois mois on considérait les niveaux de 60 à 70 dollars comme relativement élevé. Donc, nous (…)

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Loeb maudit jusqu’au bout…

Sauf incident, Nasser Al-Attiyah (51 ans) a course gagnée. Déjà vainqueur du Dakar en 2011, 2015 et 2019, le Qatarien deuxième des deux dernières éditions comme en 2016 et 2018 remportera à n’en pas douter vendredi son quatrième succès dans l’épreuve. Tant que mathématiquement, le nouveau sacre d’Al-Attiyah ne sera pas validé, Sébastien Loeb, deuxième du classement général, pourra y croire, ou tenter de s’en persuader plus exactement. Néanmoins, les jeux semblent faits depuis longtemps. L’Alsacien, comme la veille, pensait d’ailleurs avoir encore repris du temps ce jeudi à son rival (4’21” très exactement), même si c’était probablement pour l’honneur uniquement. Le nonuple champion du monde, deuxième de cette 11eme et avant-dernière étape, n’avait ainsi été devancé que par Carlos Sainz jeudi. Il était ainsi revenu à moins de trente minutes (28’19”) du leader, seulement septième de cette étape 11 à près de sept minutes de l’Espagnol. Intéressant, certes, mais presque inutile à vingt-quatre heures pour Al-Attiyah de poser ses roues en vainqueur à Jeddah à l’issue d’une ultime spéciale de… 164 km. D’autant que, malheureusement, cela n’a pas duré longtemps, et l’ancien pilote WRC a dû très vite déchanter.

La 41eme pour le « Matador »


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A l’arrivée, le leader du classement général n’a même pas cédé de terrain au Français pour la deuxième journée de suite. Au contraire, il a même repris un peu de temps, Loeb ayant été pénalisé après-coup de cinq minutes par les organisateurs pour un excès de vitesse dans une zone contrôlée. Il termine donc finalement huitième de cette étape, à 7’21” de Sainz et 39 secondes derrière Al-Attiyah. Sauf tremblement de terre, la première victoire de l’Alsacien, qui a eu le mérite d’insister jusqu’au bout et de ne pas se décourager en dépit de ses nombreuses mésaventures une fois de plus, attendra donc encore. Sainz, lui, affiche désormais 41 victoires à son compteur. Le deuxième pour le « Matador » dans cette édition au volant de son Audi RS Q e-tron alors que le prototype hybride de la marque allemande fait ses débuts sur la course.

W2RCDakarRALLYE-RAID – W2RC / DAKAR 2022 (AUTOS)
11eme étape – Bisha – Bisha (346 km) – Jeudi 13 janvier 2022
1- Carlos Sainz-Lucas Cruz (ESP/Audi) en 3h29’32”
2- Lucio Alvarez-Armand Monleon (ARG-ESP/Toyota) à 3’10”
3- Mattias Ekström-Emil Bergkvist (SUE-SUE/Audi) à 3’53”
4- Nani Roma-Alex Haro Bravo (ESP-ESP/Bahreïn Raid Xtreme) à 4’10”
5- Giniel de Villiers-Dennis Murphy (AFS-AFS/Toyota) à 5’11”

8-
Sébastien Loeb-Fabian Lurquin (FRA-BEL/Bahrain Raid Xtreme) à 7’21” (pénalité de 5’00”)

Classement général (après 11 étapes sur 12)
1- Nasser Al-Attiyah-Matthieu Baumel (QAT-AND/Toyota) en 36h49’51”
2- Sébastien Loeb-Fabian Lurquin (FRA-BEL/Bahrain Raid Xtreme) à 33’19”
3- Yazeed Al-Rajhi-Michael Orr (ARS-GBR/Toyota Overdrive) à 1h03’43”
4- Orlando Terranova-Daniel Oliveras Carreras (ARG-ESP/Bahrain Raid Xtreme) à 1h31’29”
5- Giniel de Villiers-Dennis Murphy (AFS-AFS/Toyota) à 1h44’11”

Douche froide pour Van Beveren

Adrien Van Beveren (Yamaha) avait malheureusement raison de craindre cette avant-dernière étape de ce Dakar 2022, dessinée sur une boucle autour de Bisha et annoncée par les organisateurs comme la plus dure de cette édition. Le Nordiste repassé en tête du classement mercredi a probablement vu s’envoler tous ses rêves de première victoire sur le Dakar lors cette étape 11 qu’il avait ouverte en tant que leader du général. Van Beveren a perdu tout particulièrement beaucoup de temps dans les dunes en début de spéciale. Il l’a payé au prix fort à l’arrivée avec une quinzième place uniquement, à plus de 21 minutes du vainqueur du jour et tenant du titre Kevin Benavides (KTM), qui ne pouvait pas s’offrir plus belle revanche au lendemain de son abandon, mercredi lors de la 10eme étape.

Une minute d’avance pour Sunderland, de nouveau leader

L’Argentin a devancé Sam Sunderland (GasGas) de quatre secondes. Deuxième de cette étape fatale à son beau-frère dans la vie, le Britannique reprend ainsi les commandes du classement à la veille de l’arrivée finale. Un timing parfait pour Sunderland, qui ne compte toutefois avant cette ultime étape qu’une minute d’avance sur le Chilien Pablo Quintanilla (Honda), arrivé en sixième position jeudi. Même si tout laisse penser qu’il devrait ajouter son nom au palmarès pour la deuxième fois de sa carrière après son succès de 2017, Sunderland n’est donc pas à l’abri d’un nouveau revirement de situation. Quant à Van Beveren, contraint à l’abandon ces quatre dernières années, il va probablement terminer ce Dakar avec d’énormes regrets une fois de plus.


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W2RCDakarRALLYE-RAID – W2RC / DAKAR 2022 (MOTOS)
11eme étape – Bisha – Bisha (346km) – Jeudi 13 janvier 2022
1- Kevin Benavides (ARG/KTM) en 3h30’56”
2- Sam Sunderland (GBR/GasGas) à 0’04”
3- Joaquim Rodrigues (POR/Hero) à 2’26”
4- Matthias Walkner (AUT/KTM) à 4’54”
5- Ricky Brabec (USA/Honda) à 5’22”

15- Adrien Van Beveren (FRA/Yamaha) à 21’33”

Classement général (après 11 étapes sur 12)
1- Sam Sunderland (GBR/GasGas) à 5’59 en 37h04’05”
2- Pablo Quintanilla (CHI/Honda) à 1’00”
3- Matthias Walkner (AUT/KTM) à 7’15”
4- Adrien Van Beveren (FRA/Yamaha) à 15’30”
5- Joan Barreda Bort (ESP/Honda) à 27’54”

Industrie : de nouveaux métiers pour le secteur automobile

Les sous-traitants automobiles subissent de plein fouet le passage de l’énergie thermique à l’énergie électrique. Il n’est toutefois pas seulement synonyme de perte d’emploi. Le journaliste Olivier Poncelet, présent mercredi 12 janvier sur le plateau du 19/20, apporte son éclairage. 

En France, le secteur de la sous-traitance automobile aurait déjà perdu 52 000 emplois. Les études montrent qu’au sein de l’Union européenne, cette perte s’élève à un demi-million. « Et cela pourrait aller très vite : 70 % de ces emplois seront vraisemblablement perdus d’ici cinq ans seulement« , explique le journaliste Olivier Poncelet, présent mercredi 12 janvier sur le plateau du 19/20. Le passage du thermique à l’électrique n’est toutefois pas synonyme de perte d’emploi simple, mais de renouvellement. 11 000 emplois pourraient ainsi être créés au sein de la filière automobile – ce qui reste inférieur à la perte générée.

Les nouveaux métiers moins facilement accessibles aux ouvriers

Les secteurs les plus prometteurs sont la fabrication de batteries, de bornes de recharges ou de piles à combustible. Seulement, ces emplois seront beaucoup moins accessibles. « On va embaucher certes, mais essentiellement des employés diplômés du supérieur, alors que pour faire des carburateurs, on avait besoin d’ouvriers qualifiés en mécanique« , explique Olivier Poncelet. Pour survivre, le secteur de l’automobile devra impérativement se (…)

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