Coronavirus à Aix-Marseille : les bars et restaurants se préparent à fermer

À Marseille et à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), les bars et restaurants ferment leurs portes dimanche 27 septembre au soir. Si certains gérants anticipent la mesure et s’adaptent, d’autres envisagent de braver l’interdiction.

À Marseille (Bouches-du-Rhône), certains clients tiennent absolument à se rendre dans les bars et restaurants avant de la fermeture, dimanche 27 septembre. Dès minuit, les établissements devront fermer pour une durée de quinze jours réévaluée au bout d’une semaine, à Aix-en-Provence comme à Marseille, placées en « zone d’alerte maximale » pour la circulation du coronavirus. « Ça va représenter quatre personnes au chômage partiel, 70% de chiffre en moins », se désole la gérante d’un bar marseillais.

La tentation de braver l’interdiction

Certains s’organisent en aménageant par exemple un comptoir de vente à emporter, autorisé par l’arrêté. À Marseille, la décision a toutefois encore du mal à passer. Certains sont tentés de braver l’interdiction. « Je vais fermer. Par contre, si ça dépasse sept-huit jours, je rouvre le bar », assure un restaurateur. Les contrevenants s’exposent à une amende dont le montant n’a pas encore été précisé par la préfecture des Bouches-du-Rhône.

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Covid-19 : « On va tout droit » vers une fermeture totale des bars et restaurants à Paris, estime Stéphane Manigold, patron de quatre restaurants parisiens

Le co-fondateur du collectif « Restons ouverts » demande à être reçu par le ministre de l’Économie pour obtenir « des mesures un peu plus progressives et moins radicales ».

Le co-fondateur et l’un des porte-parole de « Restons ouverts », un collectif de patrons de bars, Stéphane Manigold, a estimé sur franceinfo lundi 28 septembre, que les restaurants et bars parisiens vont finir, comme à Marseille, par fermer totalement : « Nous allons fermer, c’est une certitude ». « On va y arriver, on y va tout droit », a-t-il déclaré alors qu’à partir de ce lundi, à Paris et dans 10 autres grandes villes de France, les bars devront déjà fermer leurs portes à 22h pour lutter contre la reprise de l’épidémie de Covid-19

>>>  »On est tous sacrifiés » : la colère des restaurateurs et patrons de bars aixois et marseillais, obligés de fermer quinze jours à cause du Covid-19

Stéphane Manigold, qui s’était fait connaître en mai dernier après avoir obtenu gain de cause en justice pour que ses pertes d’exploitation liées au Covid-19 soient indemnisées par son assureur, redoute une décision rapide comme à Marseille où « ils ont eu deux jours de battement ». Voilà pourquoi le collectif « Restons ouverts » réclame une consultation avec les élus locaux, les maires d’arrondissement, la maire de Paris, Anne Hidalgo « qui est également vent-debout contre une (…)

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Économie : comment la France va-t-elle financer sa dette ?

Le budget présenté par le gouvernement lundi 28 septembre prévoit d’emprunter 282 milliards d’euros en 2021. Des emprunts qui ne coûtent pour l’instant rien à l’État car les taux d’intérêts sont négatifs.

Un plan historique de relance va être mis en place en 2021. Afin de le financer, la France va trouver l’argent sur les marchés financiers. David Boéri, présent sur le plateau du 12/13, explique que le « budget prévoit d’emprunter 282 milliards d’euros en 2021« . « C’est exceptionnel mais c’est moins que le record historique enregistré : plus de 360 milliards pour financer notamment toutes les mesures d’aides pendant le confinement« , assure le journaliste du service économie de France 3.

Les investisseurs préfèrent miser sur la relance de l’activité

Ces nouveaux emprunts ne coûtent pour l’instant rien à l’État car les taux d’intérêts sont négatifs. « -0,26% par an pour un emprunt à 10 ans« , précise David Boéri. Autrement dit, les investisseurs qui prêtent aujourd’hui de l’argent à l’État acceptent de perdre une partie de leur mise. « Comme l’État, ils ont tout intérêt à éviter un effondrement de l’activité économique. Les faillites et suppressions d’emplois en cascade leur coûteraient nettement plus avec le risque de tout perdre« , précise David Boéri. Les investisseurs n’ont pas vraiment le choix car ils n’ont jamais eu autant d’argent à placer et ils préfèrent miser sur la relance de l’activité pour l’instant.

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Covid-19 : le virus a fait un million de morts dans le monde

Depuis l’apparition du coronavirus, il y a huit mois, on estime qu’il a fait un million de morts dans le monde. Selon le président de l’OMS, « un doublement du bilan des un million de morts est très probable à l’avenir ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de révéler que le cap des un million de morts du coronavirus vient d’être franchi. Sur le plateau du 12/13 de France 3 lundi 28 septembre, Jean-Christophe Batteria précise que « la moitié de ces décès ont été enregistrés dans quatre pays seulement« . « Les États-Unis, le Brésil, l’Inde et le Mexique déplorent à eux seuls 500 000 décès« , explique le journaliste de France 3.

300 000 contaminations chaque jour

Il faut savoir que dans le monde, il y a 32,9 millions de personnes qui ont été diagnostiquées depuis le début de la pandémie. Selon l’OMS, il faut s’attendre à encore pire dans les mois à venir. « Alors que la pandémie semble marquer un plateau au niveau mondial, avec tout de même 300 000 contaminations chaque jour, l’épidémie repartirait en Europe et en Inde« , explique Jean-Christophe Batteria. Selon le président de l’OMS, « un doublement du bilan des un million de morts est très probable à l’avenir« .

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Crise sanitaire : « Le reconfinement risque d’arriver à toute allure », alerte une virologue

Invitée du journal de 13H, Christine Rouzioux, professeure de virologie, cosigne avec six autres médecins une tribune dans laquelle elle appelle les autorités à prendre « des mesures drastiques ».

Selon la professeure de virologie, Christine Rouzioux, invitée sur le plateau de France 2 lundi 28 septembre, les mesures de restriction mises en place ne sont pas suffisantes car « elles ne sont pas respectées« . Il faudrait selon elle sensibiliser la population car « les gens en ont assez, ils ne veulent pas comprendre, mais le reconfinement risque d’arriver à toute allure« .

Une deuxième vague plus difficile pour les hôpitaux

Les vacances de la Toussaint arrivent dans trois semaines et « il est possible qu’à ce moment les choses aillent encore plus mal« , alerte la professeure. Selon Christine Rouzioux, « il faut préserver ceux qui travaillent, ceux qui doivent se déplacer pour leur boulot, car c’est une partie de l’économie qui doit continuer en France« . Elle estime qu’il « faut préserver le travail des jeunes« . La deuxième vague sera plus difficile pour les hôpitaux, d’après la virologue, car les mesures barrières sont mal acceptées par la population. « C’est évident que si on ne fait pas maintenant, les hôpitaux seront pleins très rapidement et seront submergés« , conclut Christine Rouzioux.

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