Venezuela : face à une inflation de 3 000 %, des billets d’1 million de bolivars

Le bolivar est dans la pratique remplacé par le dollar, qui est devenu la monnaie de facto dans le pays.

L’inflation galopante au Venezuela pousse la Banque centrale à élargir son système monétaire, avec l’émission de trois nouveaux billets dont un d’1 million de bolivars. Ces billets de 200 000, 500 000 et 1 million de bolivars « commenceront à circuler progressivement à partir du 8 mars 2021 » afin de « répondre aux besoins de l’économie nationale », a déclaré l’entité émettrice dans un communiqué, vendredi 5 mars.

Additionnées, ces trois billets ne représentent même pas l’équivalent d’un dollar américain, qui s’échange actuellement contre 1,88 million de bolivars. Un kilo de tomates, huit petits pains, un soda de 250 ml ou un savon de mauvaise qualité coûtent environ 1 million de bolivars, dans une économie vénézuélienne marquée par une quatrième année d’hyperinflation, laquelle a atteint près de 3 000% en 2020.

« Le problème dans un cycle hyperinflationniste est que la vitesse à la Banque centrale actualise le système monétaire n’est jamais assez rapide », commente auprès de l’AFP l’économiste Asdrubal Oliveros. Le bolivar est dans la pratique remplacé par le dollar, qui est devenu la monnaie de facto au Venezuela. Dans les magasins, les prix sont affichés en dollars et les paiements effectués en devises étrangères. Dans les régions amazoniennes, au royaume de l’orpaillage clandestin, c’est le (…)

Lire la suite

Accusations de Meghan et Harry : la famille royale britannique n’est « pas raciste », défend le prince William

Le prince a précisé qu’il n’avait pas parlé à son frère depuis la diffusion de l’interview explosive, diffusée dimanche, mais qu’il comptait le faire.

La couronne défend son honneur. La famille royale britannique n’est « pas raciste », a assuré le prince William, jeudi 11 mars, après que son frère Harry a rapporté des conversations au sein de la famille sur la couleur de peau d’Archie, le fils qu’il a eu avec Meghan Markle, une Américaine métisse.

« Nous ne sommes pas du tout une famille raciste », a déclaré le prétendant au trône, en marge d’une visite d’école à Londres. Il a précisé qu’il n’avait pas parlé à son frère depuis la diffusion de l’interview explosive dimanche, mais qu’il comptait le faire. Dans un entretien diffusé dimanche aux Etats-Unis, Harry et Meghan ont rapporté des conversations de la part d’un membre non nommé de la famille royale sur la couleur de peau qu’aurait leur fils Archie (aujourd’hui âgé de 22 mois) à la naissance.

Ces accusations ont relancé un débat vif au Royaume-Uni, alimenté par les manifestations Black Lives Matter l’an dernier. Elizabeth II a réagi, mardi, en disant prendre « très au sérieux » les accusations de racisme, qu’elle s’est engagée à traiter « en privé ». Les « souvenirs peuvent varier », a-t-elle ajouté, semblant montrer qu’elle ne prend pas ces déclarations pour argent comptant.

Lire la suite

À Lyon, Nicolas donne une seconde vie à des plantes destinées à être jetées

Pour sauver les plantes et les fleurs du gaspillage et de l’abandon, Nicolas a eu une idée : il a créé la Société Protectrice des Végétaux.

« Ce que je fais a vraiment pour volonté de témoigner et de montrer du fait qu’il y a un gaspillage aujourd’hui et qu’on surproduit et que je pense qu’on peut repenser cette façon de produire. » Pendant ce temps-là, à Lyon, Nicolas vient de créer la Société Protectrice des Végétaux. Dans cette pépinière, cet ancien paysagiste donne une seconde vie à des plantes ou à des fleurs destinées à être jetées par des grossistes, des fleuristes ou des particuliers. « Je demande rien à personne, mais au final le résultat est là, c’est ça dont je suis très fier. Aujourd’hui, je voulais ramener des plantes en ville et je le fais« , raconte-t-il.

Un « gardien des plantes »

Nicolas est également « gardien des plantes ». Il s’occupe des plantes des particuliers qui partent en vacances ou qui ne savent pas comment les soigner. « Faut pas oublier, on prend un être vivant qui d’habitude vit dans une partie tropicale et on la ramène à l’intérieur en se disant : « Ça va me faire du bien, moi je vais pouvoir respirer meilleur » (…) je trouve ça complètement irrespectueux de se dire : « En fait, je l’oublie pendant que je vais en vacances »« , estime Nicolas.

Lire la suite

Birmanie : l’ONU condamne les violentes répressions anti-manifestants

La communauté internationale met la pression sur la junte militaire qui a pris le pouvoir en Birmanie. Mercredi 11 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a fermement condamné la répression anti-manifestants qui a fait 60 morts depuis le 1er février.

La vidéo du face-à-face entre une religieuse et des militaires birmans, captée lundi 8 mars, a fait le tour du monde. Sur les images, on la voit à genoux, les implorant d’épargner les enfants. La discussion dure quelques minutes, puis elle retourne avec les manifestants. « Ils m’ont dit de ne pas rester là. Je me suis agenouillée, ils ont fait de même, mais ils m’ont dit qu’ils allaient devoir sévir. Je les ai suppliés de ne pas tirer sur les enfants », explique-t-elle à une chaîne de télévision birmane.

Plus de 60 manifestants tués

Une démarche vaine, puisqu’après son intervention, les tirs reprennent, tuant trois manifestants. Mardi encore, des heurts ont éclaté à Rangoun, la plus grande ville du pays. Des cheminots grévistes, opposés à la junte, ont tenté de fuir un raid lancé par des centaines de policiers et de soldats. Des violences fermement condamnées par l’ONU dans une déclaration adoptée à l’unanimité mercredi, y compris par la Chine et la Russie. Plus de 60 manifestants ont été tués depuis le coup d’État du 1er février.

Lire la suite

Eurozapping : les soignants en colère en Espagne

L’Eurozapping propose un tour de l’actualité européenne. Mercredi 11 mars, les soignants espagnols manifestent et réclament une amélioration de leurs conditions de travail. Les Grecs, eux, sont dans la rue pour dénoncer des violences policières.

En Espagne, le personnel de la santé est dans la rue en Espagne. Des mannequins sans visage ou sans tête symbolisent le mal-être qui touche la profession. Qu’ils soient médecins ou infirmiers, ils dénoncent le manque de moyens et leurs conditions de travail. Une situation qui s’est encore aggravée avec la crise sanitaire du Covid-19. “Les autorités doivent augmenter nos salaires et améliorer nos métiers”, commente un manifestant.

Tensions en Grèce

La Grèce est en proie à de vives tensions. Des manifestations ont eu lieu afin de dénoncer les violences et les dérives policières. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux est à l’origine de cette colère. Elle montre des policiers qui frappent, à l’aide de matraques, un jeune homme après un contrôle lié aux mesures de confinement. Et en Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP) pourrait bien disparaître. Il est menacé par une procédure judiciaire perçue comme un procès politique pour ses dirigeants.

Lire la suite