Tous TDAH ? On démêle le vrai du faux

En vogue sur les réseaux sociaux, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) provoque de nombreux autodiagnostics. Et même s’il est tentant de se dire qu’on coche certaines cases, la recherche estime qu'on ne peut réduire ce trouble à es symptômes passagers. On vous explique.
Vous êtes un peu tête en l’air et accro au café par-dessus le marché ? Ou encore vous avez une fâcheuse tendance à procrastiner ? Sur les réseaux sociaux, la folie de l’autodiagnostic gagne du terrain et chacun commence à s’interroger… Et s’il était, lui aussi, atteint d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ? Sous couvert de démocratiser la santé mentale, certains en viennent à croire que cocher quelques cases suffit à poser un diagnostic. Or le TDAH est un trouble bien réel, dont des personnes souffrent au quotidien. L’un des critères essentiels pour l’identifier est d’ailleurs la présence de symptômes handicapants. Entre fantasmes et réalités scientifiques, faisons le point sur ce que dit vraiment la recherche à propos de ce trouble qui ne devrait pas se transformer en effet de mode.
La génétique est déterminante
Coupons court aux fantasmes : le TDAH n’est pas un mal né avec l’addiction aux écrans. Des documents médicaux datant de la fin du XVIIIe siècle en faisaient déjà état. En clair, ce trouble du neurodéveloppement existait bien avant l’apparition des écrans,...



