TOC du couple : nos doutes amoureux peuvent-il cacher un vrai trouble psychique ?

Le ROCD met désormais un nom sur les incertitudes sentimentales virantà l’obsession. Ce nouveau concept viral mérite-t-il vraiment que l'on s'y attarde ?
« Et si ce n’était pas la bonne personne ? » Sur les réseaux sociaux, le moindre inconfort psychologique finit tôt ou tard par recevoir un acronyme. Au rayon sentiments, après l’attachement anxieux, le love bombing et les red flags, voici venu le temps du ROCD, pour Relationship Obsessive-Compulsive Disorder, traduit en français par « TOC du couple » ou « TOC relationnel ». Sous cette bannière se retrouvent la peur de ne pas aimer suffisamment et celle de rester dans une histoire qui ne serait pas la bonne. Des questions que nous sommes nombreuses à nous être posées, même les histoires les plus solides connaissent leurs mouvements de terrain. Alors, a-t-on affaire à un véritable trouble psychique ou à des doutes ordinaires rhabillés en langage psy ?
ROCD : quand le couple tourne à l’obsession
Le ROCD n’est pourtant pas une invention du web : étudié dès 2012 par une équipe de psychologues israéliens menée par Guy Doron, ils ont été répertoriés en 2023 dans une synthèse d'études publiée dans revue psychiatrique Current Approaches in Psychiatry. Il désigne non pas un trouble à part, mais une forme de TOC centrée sur le couple. Les obsessions portent tantôt sur la relation (« Est-ce de l’amour ou le loyer moitié prix ? »), tantôt sur l’autre, sans cesse passé au...



