Sexe oral : ce (faible) risque que fait courir une fellation trop vigoureuse

Un rapport oral trop intense peut provoquer des ecchymoses sur le palais. On vous dit tout ce qu’il faut savoir sur le syndrome de la fellation vigoureuse, également appelé « purpura vélo-palatin ».
Après avoir souffert d’une réputation sulfureuse - elle a longtemps été associée aux prostituées - la fellation fait aujourd’hui partie des pratiques sexuelles les plus répandues. Les premiers résultats de l’enquête CSF sur la sexualité des Français rapportent qu’en 2023, 84,4 % des femmes et 90,5 % des hommes l’ont déjà expérimenté (ils représentaient respectivement 63,2 % et 75,3 % de la population en 1992).
Bien que largement intégrée dans nos scénarios sexuels, la fellation n’en demeure pas moins une pratique à risque, le plus évident étant la transmission d’une IST. L’usage du préservatif demeure la protection la plus efficace. Plus rare, mais tout de même documenté dans la littérature médicale, le syndrome de la fellation vigoureuse constitue un autre risque du sexe oral.
Fellation vigoureuse : un premier cas rapporté en 1928
Également appelé « purpura vélo-palatin », il est décrit pour la première fois par le Dr Barthélémy en 1928, qui observe sur le palais d’une femme de « multiples taches purpuriques dont certaines atteignent le diamètre d’une pièce de 0 fr 50 ». Devant un examen clinique normal, sans autres symptômes, et après avoir écarté toutes les causes locales possibles - telles qu’une...



