Les consommatrices de crack plus exposées aux troubles psychiatriques que les hommes

Une étude française dresse un constat alarmant : si les femmes usagères de crack sont deux fois plus touchées par les troubles psychiatriques que les hommes, elles restent très largement absentes des parcours de soins. En cause notamment, des dispositifs inadaptés à des trajectoires féminines souvent marquées par des violences et des traumatismes répétés.
Bien que fréquemment atteints de troubles psychiatriques, les usagers de crack sont peu suivis pour ces pathologies, en particulier lorsqu'il s'agit de femmes au parcours souvent émaillé de traumatismes, qui nécessiteraient une prise en charge différenciée, montre une étude française publiée ce mardi 6 janvier.
Associant des équipes de l'Inserm et d'universités (Paris-Saclay, Versailles, Montpellier), cette étude menée d'octobre 2023 à janvier 2024, publiée par Santé publique France, avait pour but d'estimer la prévalence des troubles psychiatriques chez les consommateurs de crack - un usage synonyme de paupérisation sociale rapide et de dégradation de la santé mentale - à Paris.
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Les femmes, deux fois plus touchées par les troubles psy
Parmi 485 personnes incluses dans l'analyse (sur 1202 participants), 34 % des hommes présentaient au moins un trouble psychiatrique (troubles dépressifs et anxieux, manifestations psychotiques, stress post-traumatique...) et 62 % des femmes, soit près...
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