La révolution « sobergasm » ou pourquoi faire l'amour sans substance

Alors que la pratique du « chemsex » a explosé ces dernières années, un phénomène encore discret s’attache à réhabiliter la sexualité sans substance : le « sobergasm ». Une intimité plus authentique qui fait du bien au corps comme au cœur.
Terme relativement nouveau, le « sobergasm » est un mot-valise formé à partir de « sober » (sobre) et « orgasm » (orgasme). Il désigne l’orgasme vécu sans avoir consommé d’alcool ou de drogues. Évidemment, au quotidien, les rapports sexuels se déroulent le plus souvent à jeun. Mais dans certains contextes particuliers - fêtes, festivals, coups d’un soir - ces substances s’invitent fréquemment dans notre lit.
En altérant notre système neuronal, elles contribuent, en effet, à lever les inhibitions. Sous leur influence, il devient soudain plus facile de sociabiliser, séduire, se lâcher… Certaines personnes y ont également recours pour améliorer leurs performances et leur endurance - un phénomène illustré par le chemsex.
Environ un tiers des Américains (33 %) et des Britanniques (30 %) disent ainsi consommer de l’alcool ou des drogues pour renforcer leur confiance sexuelle, selon une étude réalisée en 2025 par Ziphealth. Plus inquiétant : plus d’un sondé sur dix (12 %) n'a de rapports avec son partenaire que lorsqu'il est ivre. 16 % des Américains et 8 % des Britanniques en couple ont même admis en avoir besoin pour trouver leur conjoint attirant.
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