Désynchronisation affective : pourquoi les relations amoureuses deviennent plus difficiles après 45 ans

Selon le psychanalyste Christian Richomme, le fossé entre les attentes des hommes et des femmes a tendance à se creuser après 45 ans. Une situation qui fragilise de nombreuses relations hétérosexuelles. Focus sur la « désynchronisation affective ».
Si l’amour est loin de disparaître après 45 ans, il se transforme. Passé la quarantaine, les élans sont toujours là, parfois même plus clairs et assumés qu’à 20 ans. Pourtant, beaucoup ressentent cette impression troublante : le désir de rencontrer quelqu’un, oui, mais la sensation que ça ne colle plus, que les échanges se compliquent.
Ce décalage discret entre les attentes de chacun s’observe en particulier dans les relations hétérosexuelles, selon le psychanalyste Christian Richomme, qui évoque une « désynchronisation affective » – comme si les hommes et les femmes, animés par la même envie de lien, ne parlaient plus exactement la même langue affective.
Cette fragilisation des relations se vérifie dans les chiffres : le nombre de « divorces gris », qui désignent des séparations survenant après 50 ans, a doublé en trente ans, passant de 14 % à 33,5 % entre 1996 et 2016, selon l’Institut national d’études démographiques (Ined).
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Qu’est-ce que la « désynchronisation affective » ?
Selon les observations de Christian Richomme en...



