Dans « Le Diable s’habille en Prada 2 », l’amour est accessoire : pourquoi c’est une bonne nouvelle

En découvrant le second volet du cultissime « Le Diable s’habille en Prada 2 », un détail m’a sauté aux yeux : la vie sentimentale d’Andy Sachs y est reléguée au troisième plan. Et ça fait du bien !
Dans « Le Diable s’habille en Prada 2 », l’amour est anecdotique. Au cours de ma séance de cinéma, je me suis surprise à attendre que la vie sentimentale d’ Andy Sachs prenne davantage de place dans le récit. Au milieu de la crise de la presse (très justement illustrée), des bad buzz numériques, des rapports de pouvoir en talons aiguilles et autres défilés de mode à la Fashion Week de Milan, je me suis demandé si l’aspect romantique finirait par s’imposer plus franchement dans le scénario. Spoiler : ce n’est jamais arrivé. Et c’est tant mieux !
Si mon attente peut sembler problématique, donnant l’impression que les femmes devraient être définies par leurs relations amoureuses, je plaide coupable. Mais ce biais trouve sa source dans les films auxquels j’ai été biberonnés. En réalité, je n’ai fait que tomber dans le piège des représentations que le 7e art nous sert depuis des décennies. Plusieurs études montrent que, même en dehors des films romantiques, les personnages féminins évoluent fréquemment à travers le désir et les relations affectives. Sur 9 802 films recensés jusqu’en 2022, seulement 57 % passent le test de Bechdel, qui consiste à posséder au moins deux personnages féminins identifiés par un...
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