Barbie autiste ? J’ai tiqué… puis j’ai pris l’avis des familles et on a tranché

Inclusivité, représentation, progrès… ou case à cocher ? La Barbie autiste relance une question simple : qui décide de ce qui “fait du bien” ?
Lundi, en conférence de rédaction avec les journalistes du magazine, j’apprends que Mattel, après avoir lancé une Barbie en fauteuil roulant, avec prothèse, avec handicap visuel et trisomique (dont une de nos consœurs, maman d’une enfant porteuse de cette particularité génétique, avait salué la sortie) propose désormais une « Barbie autiste ». J’avoue, ma première réaction - à chaud, comme trop souvent - a été la circonspection totale. « Mais, les autistes n’ont pas de particularité physique, c’est une différence de neurodéveloppement ! Quelle idée bizarre, ça va trop loin leur truc. »
"Quelques voix s'élèvent à l'unisson, quand une voix dissonante vient tout chambouler"
L’inclusivité, bien sûr, la représentation de personnes avec handicap ou une spécificité, oui, mais là, comment l’incarner visuellement ? Je m’interroge, en outre, sur la motivation de Mattel : faire de « l’inclusivité washing » ? Se racheter une image en multipliant les déclinaisons inclusives, et une philosophie d’entreprise plus clean après les accusations de non-représentativité, voire d’objectification de la Barbie à l’ancienne qui a accompagné les petites filles que nous étions, avec ses modèles blond blé aux mensurations de top model 90-60-90 ? Quelques voix s’élèvent à...
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