Tanger, la ville blanche : où dormir, dîner et s’évader entre Atlantique et Méditerranée

Entre Méditerranée et Atlantique, à quatorze kilomètres de l’Espagne seulement, la « porte du continent » a longtemps aimanté exilés, artistes et rêveurs. Ville internationale au milieu du XXe siècle, elle a gardé ses murs blancs, ses cafés mythiques et ce mélange d’accents qui fait sa signature.
On arrive à Tanger par un bleu qui change sans cesse : celui de la baie, des carreaux vernissés, du ciel balayé de vent. À peine la valise posée, la ville donne le ton : blanche et traversée d’accents. Des années 20 aux années 50, Tanger n’appartenait à personne et à tout le monde à la fois. Zone internationale à la croisée des continents, elle attirait diplomates, aventuriers et artistes, fascinés par sa liberté. De cette période de flottement est née une manière d’être : cosmopolite et infiniment accueillante. La proximité de l’Europe y est presque tactile : quatorze kilomètres d’eau seulement séparent Tanger de l’Andalousie, et l’on devine parfois les falaises de Tarifa depuis les remparts. Cette passerelle a construit des habitudes : un goût pour la presse étrangère, des bibliothèques polyglottes, des pans d’architecture européenne mêlés aux patios arabo-andalous. Dans la médina, les ruelles blanchies filent vers la Kasbah, son musée, ses terrasses. En bas, sur le Grand Socco, le Cinéma Rif abrite la Cinémathèque de Tanger, rappelant la modernité culturelle de la ville. Dans ce décor, on suit les pas de Paul...
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