Pourquoi les rides de Bad Bunny fascinent autant et nous mettent face à nos contradictions ?

Au Met Gala 2026, Bad Bunny a surpris en apparaissant grimé en homme de 53 ans, dans un look salué comme une célébration du vieillissement. Mais derrière cette performance très applaudie, une question persiste : qui a réellement le droit de vieillir sans être jugé ?
Mais qui était ce vieux monsieur sur le tapis rouge ? Au Met Gala, Bad Bunny a fait une apparition que personne n’avait vraiment anticipée. Cheveux entièrement blancs, barbe grisonnante, rides creusées, taches pigmentaires et veines apparentes sur les mains… Le costume du Portoricain n’était pas sa tenue, mais bien son maquillage. Appuyé sur une canne, le chanteur a fait un bond dans le temps grâce au talent de Mike Marino, maquilleur spécialisé dans les effets spéciaux.
C’est donc avec le visage d’un homme de 53 ans - précision révélée par l’artiste, qui d’ailleurs nous laisse songeuses quant à sa vision du quinquagénaire - que Bad Bunny a monté les marches du Metropolitan Museum of Art. Un choix loin d’être anodin. Cette année, la cérémonie s’articulait autour du thème « Fashion is Art », en écho à l’exposition du Costume Institute, « Costume is Art ». Selon « Vogue », la métamorphose du chanteur faisait référence à l’un des axes explorés : le corps vieillissant. Une manière de questionner une industrie longtemps obsédée par la jeunesse, qui a historiquement relégué les corps âgés au second plan.
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