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« Qui veut épouser mon fils ? » : un retour coincé dans l’ère pré-#MeToo

« Qui veut épouser mon fils ? » : un retour coincé dans l’ère pré-#MeToo
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Après onze ans d’absence, l’émission de télé-réalité est de retour depuis le 23 février. Et elle semble être restée coincée dans une époque que l’on préférerait oublier.

Je dois l’avouer : quand j’ai vu que « Qui veut épouser mon fils ? » faisait son grand retour sur nos écrans, j’ai tout de suite été titillée par l’envie irrépressible de regarder le premier épisode. Peu surprise que l’émission revienne, habituée à voir les programmes de mon enfance être recyclés à l’envi (« L’île de la tentation », « Secret Story », «  Star Academy »), j’étais néanmoins perplexe quant à la transposition du concept en 2026.

Pour les non-initiés, cette télé-réalité, qui a connu ses heures de gloire entre 2010 et 2015, met en scène quatre duos mères-fils à la recherche de la belle-fille idéale (ou du beau-fils, car l’un des candidats est homosexuel). En clair, des « Tanguy » âgés de 25 à 55 ans qui doivent composer avec les exigences de leurs « mômans » concernant leur vie amoureuse.

« Une femme qui ne sait pas repasser, c’est next »

À l’époque, alors que #MeToo n’avait pas encore pointé le bout de son nez, les dérives du programme étaient déjà soulignées par la presse et par le CSA. On se souvient notamment de Giuseppe, candidat emblématique au machisme assumé, qui se positionnait sans complexe « contre l’égalité des sexes » — il a par ailleurs été condamné, en 2016, à de la prison...

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