
Pour Éric Zemmour, "la hiérarchie n'est pas entre les races, mais entre les civilisations"

Invité dans l’émission Les Incorruptibles, Éric Zemmour a tenu à répondre frontalement à une accusation qui le poursuit depuis plusieurs années : celle de racisme. Face aux journalistes, le président de Reconquête a réfuté sans détour ce qualificatif qu’il juge totalement déconnecté de ses positions réelles.
Eric Zemmour est-il raciste ?
Visiblement déterminé à clarifier sa pensée, il a exposé sa définition, sa vision et ses limites, tout en dénonçant une étiquette dont il assure qu’elle lui est injustement collée. Dès le début de l’entretien, la question a été posée sans détour : est-il raciste ? La réaction de l'ancien chroniqueur qui donne son avis sur de nombreux sujets, a été immédiate, presque agacée. "Le racisme, ça veut dire être partisan d'une hiérarchie des races". Pour lui, l’affaire est simple : il rejette cette notion et refuse que ses prises de position politiques ou culturelles soient interprétées à travers ce prisme. "Moi, je veux simplement défendre le mode de vie des Français".
L'ancien chroniqueur indique qu'il existe une hiérarchie entre les civilisations
Une nuance qu’il revendique farouchement et qui, selon lui, est trop souvent instrumentalisée par ses opposants. Dans son raisonnement, Éric Zemmour, qui a évoqué l'origine de son nom, distingue clairement la question raciale de celle des civilisations. "Il n'y a pas de hiérarchie entre les races, non. Il y a des hiérarchies entre les civilisations". Une affirmation qu’il répète depuis des années et qui constitue l’un des piliers de son discours. Son propos, affirme-t-il, n’a jamais consisté à opposer des groupes humains en fonction de critères biologiques, mais à analyser des modèles culturels, historiques et sociétaux qu’il juge plus ou moins performants selon les époques.
Une caricature selon lui de ses propos
Cette ligne de défense, Éric Zemmour la déploie avec la même constance dans chaque débat public. Il estime être victime d’un amalgame volontaire, nourri par “une idéologie dominante” qui empêcherait, selon lui, d’aborder sereinement les sujets liés à l’identité ou à l’immigration. Aux Incorruptibles, il s’est dit lassé de devoir répéter cet argument, tout en reconnaissant que cette accusation reste l’un des principaux angles d’attaque dirigés contre lui. Dans l’émission, il a également regretté une forme de “paresse intellectuelle” dans le traitement médiatique de ses déclarations. Pour lui, il est plus simple de caricaturer ses propos que de débattre du fond. Résultat : des polémiques incessantes qui ne reflètent pas, selon lui, la complexité de ses analyses. Ce qu’il souhaite défendre avant tout, c’est un modèle culturel français qu’il considère menacé.
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