
Olivier Marchal prêt à en finir avec le cinéma ? "Le film de genre ne marche plus…"

Olivier Marchal ne semble pas prêt à prendre sa retraite ! Le réalisateur âgé de 67 et ancien policier, va démarrer cette année le tournage de la troisième saison de Pax Massila, sa série sur Marseille qui cartonne sur Netflix. Interrogé par le magazine L’incorrect, il révèle les challenges que représente un tel tournage : “Tout est compliqué ! On travaille dans des quartiers quand même chauds. Parfois, on ne se rend pas compte. Quand on tourne certaines scènes de violence, cela concerne aussi les habitants autour, des gens qui ont vécu ça avec leurs enfants. Cela crée parfois une tension".
Netflix sauve plusieurs projets du réalisteur
En plus de cette troisième saison, Olivier Marchal travaillerait sur un tout nouveau projet : "l'adaptation d’une bande dessinée se déroulant pendant la guerre 14-18". Sortira-t-il sur Netflix comme ses derniers films ? C’est fort probable, car le réalisateur, qui a commencé a travailler avec la plateforme pendant le confinement, semble assez satisfait de leur collaboration. Il explique : "Bronx devait sortir au cinéma, mais le Covid est tombé. Netflix a proposé de le racheter pour le diffuser sur leur plateforme pendant le confinement. À l'époque, on ignorait combien de temps la France resterait confinée. Ils m'ont également proposé des sommes importantes et donc j'ai dit oui. Bronx a été un carton et il m'ont proposé de faire une série avec Marseille en personnage principal, c'est devenu Pax Massilia."
Olivier Marchal : “Les plateformes me traitent bien, ils respectent mon travail”
Avec le soutien des plateformes, ses films, autrefois connus seulement en France, connaissent une fort succès à l’international : “Les plateformes ont de l'argent et proposent une diffusion mondiale, ce qui n'est pas le cas quand vous sortez en salle.”, "Mes films cartonnent aux Etats-Unis, en Afrique, dans les pays de l'Est. Bastion 36, par exemple, a fait 15 ou 16 millions de vues. En salles, dans le meilleur des cas, ils auraient fait 800 000 entrées.” Olivier Marchal avoue cash être mieux traité par les plateformes de diffusion que les productions classiques : "Les plateformes me traitent bien, ils respectent mon travail et ont des budgets. On travaille dans un certain confort". Amoureux du cinéma, il déplore l’état de cette industrie en France : "Le film ne genre ne marche plus et regardez les chiffres catastrophiques du cinéma français cette année". Mais il n’abandonne pas pour autant l’idée de revenir un jour dans les salles : "Si demain j'ai l'occasion de refaire un film en salle, je le ferai avec plaisir".
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